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     Vol534 : Londres/Paris Charles-De-Gaulle

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    AuteurMessage
    Ernest Landford
    *Avocat*
    ¤Charlou¤

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    MessageSujet: Vol534 : Londres/Paris Charles-De-Gaulle   Mar 24 Mar - 1:19

    Ernest sortit de l’avion les yeux pochés, un peu d’écume sèche aux commissures des lèvres. Il avait pensé que tout pouvais bien se dérouler, mais en vain. Le voilà donc, à la descente de l’avion vers la piste, à la recherche du fameux petit sac en papier brun. Étrange, lorsqu’on vous explique avant l’envol où le retrouver, vous pensez que ce genre de truc, ça n’arrive qu’aux autres. Alors, vous n’écoutez pas. Puis à ce moment précis où vous savez pertinemment en avoir besoin, il semble, oh combien, rangé à un endroit inaccessible. Une chance pour lui, il réussit à mettre la main dessus juste à temps et dégobilla son petit déjeuner à l’intérieur. Il était fatigué, et l’obèse qui occupait le siège voisin au sien envahissait particulièrement sa bulle. Quoi de plus important que de respecter l’intimité des gens… Un peu plus et Ernest était certain de ne faire qu’un avec l’amas de chair à côté de lui. Malade, tout lui semblai désagréable et agressant. De la couleur des bancs, à l’hôtesse de l’air qui se préoccupait de son état. Il fit vite de la remercier, et de lui assurer que tout irait pour le mieux afin qu’elle lui fiche la paix. Il se leva et fit un petit tour aux toilettes pour se rafraîchir. Il verrouilla la porte derrière lui et se rinça le visage. L’éclairage jaunâtre de la petite cabine lui donnait l’air encore plus malade qu’il ne l’était réellement. Durant un moment il se contempla dans la glace, comme s’il avait accès à une fenêtre sur son âme. Il avait l’impression de prendre conscience de ce qui le tiraillait, de la peur qui s’engouffrait dans ses poumons à chaque inspiration. Un peu trop orgueilleux, il n’avait pas encore admis que l’idée de confronter ses peurs pouvait être une solution à ses angoisses. Pourtant, il commençait à penser que ça servirait bel et bien à quelque chose. Il se demandait si on pouvait trouver satisfaction dans la vengeance… mais il n’osait pas essayer avant d’être certain de la satisfaction du résultat.

    On finit par cogner à la porte. Une hôtesse de l’air lui annonçait qu’on était (enfin) à terre, et qu’il pouvait descendre de l’avion pour plus de confort. Il doutait de la sincérité des propos, mais se plia quand même aux exigences. Après une longue attente pour repêcher ses valises, il dut se présenter aux douanes. S’il y avait quelque chose qu’Ernest avait toujours redouté, c’était les fouilles anales. Aussi, avait-il toujours pris les mesures pour n’être soupçonné de quoi que ce soit. Il redoutait quand même le moment où il devrait passé devant le douanier… Finalement, son tour vint.
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    PNJ - Douanier



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    MessageSujet: Re: Vol534 : Londres/Paris Charles-De-Gaulle   Mar 21 Avr - 19:31

    Aujourd'hui, Charles-Édouard était content. Une belle journée ensoleillée, un boulot stable et pas trop chiant – même marrant parfois -, une gâterie de son petit copain Jean-Benoît, et c'était le bonheur ! Il avait même mangé un paquet d'ours à la guimauve à son goûter, tellement la vie était belle. Oui, Charles-Édouard se satisfaisait de peu, mais il faut dire qu'avec la vie de con qu'il avait, c'était la moindre des choses. Il avait grandit à Versailles, était convaincu que le SMIC était de trois milles euros, fumait des pétards le samedi soir, et se croyait rebelle et original avec son orientation sexuelle, qu'il revendiquait partout tel le blason étincelant de la connerie crasse. Il se sentait investit d'une mission sacrée : Représenter la jeunesse française, la révolution sexuelle et culturelle, tout ça parce qu'il se faisait visiter l'usine à Suchard trois fois par semaine (mardi, vendredi et samedi soir) à heure fixe et qu'il écoutait de la musique électronique. Charles-Édouard était donc un con fini.
    Dans le fond, peu importe que ce type soit ou ne soit pas une tanche, l'important était qu'il se trouvait là, à cet instant, dans l'aéroport Charles de Gaule à Paris et qu'il était douanier. Son boulot était de s'assurer que de la coco provenant d'Etrangie ne rentre pas dans ce beau pays qu'était la France. Accessoirement, il surveillait aussi que de l'essence, des armes ou des immigrés ne rentrent pas, mais il redoutait particulièrement la cocaïne parce que les colombiens avait décidé d'ouvrir leurs marchés en Europe, et donc le prix du gramme de coco avait fortement baissé, ce qui entrainait tout un tas d'emmerdes (dont des gens qui crevaient d'overdose en pleine file parce que les sacs de poudre avaient explosé dans leurs rectums).

    - Putain j'le sens pas celui là.

    Celui qui avait prononcé ces gracieuses paroles s'appelait Bertrand-Yves, et il était lui aussi douanier. Et sa remarque était justifié par le fait qu'un brun à l'air nerveux et un peu pâle attendait dans la file. Il fallait toujours se méfier des mecs nerveux et un peu pâle, sans oser supposer que ceux ci puisse être fatiguer de leur voyage ou qu'ils puissent ne pas avoir digéré la nourriture délicieuse servie par la compagnie de vol – étrangement. Charles-Edouard se sentait investi d'une mission sacrée quant à la drogue, à la culture et à la sexualité française, et il se devait de respecter tout ça en procédant à une fouille anale en écoutant Birdy Nam Nam. Il ne songea pas un instant que selon sa logique il devrait s'auto-fouiller le cul au vu de ses cheveux bruns, de son allure d'anorexique et de sa tête de gland.
    Il mit des gants en latex blanc et demanda les papiers du monsieur avant de le faire passer dans le portique de sécurité.

    - Monsieur, nous allons procéder à une fouille anale, veuillez aller dans le bureau à votre droite s'il vous plaît.

    ***


    Voilà une bonne chose de faite.
    Charles-Édouard invita l'homme à sortir du bureau.

    - Excusez nous du dérangement monsieur, passez une bonne journée et bienvenu en France !
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