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     The Downard Spiral [PV Klary]

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    Uffie A. Cartel
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    MessageSujet: The Downard Spiral [PV Klary]   Mer 22 Avr - 20:10

    Aujourd'hui, Uffie était content. Effectivement, nous étions dimanche, et le dimanche c'est le lendemain du samedi, donc le jeune homme avait fait la bringue toute la nuit, s'était sans doute évanoui dans sa pisse (le mélange antidépresseurs/alcool était rarement bon), et avait peut être même visité un sexe féminin. Après une telle nuit, il ne pouvait être que d'une humeur joyeuse, puisque son mode de vie l'avait poussé à tirer du bonheur d'une telle nuit. Même si il avait un peu la gueule de bois.
    Donc, dimanche, à quinze heure de l'après-midi, après s'être levé, il se décida pour une petite balade dans Berlin sous forme canine. Uffie aimait bien faire ça le dimanche, il voyait la ville sous un tout autre aspect, et profitait mieux de certaine chose, comme les odeurs, les sons ou tout simplement de l'exercice physique (le petit canidé courait vite et aimait ça). Il se transforma sur son palier, après avoir fermé la porte, et trottina jusqu'au centre de Berlin, dans un petit parc où les mamans sortaient des gosses hyper actif. Il gambada joyeusement sur le gazon du bonheur, à la poursuite des papillons. La vie était belle quand on faisait quarante centimètres au garrot mine de rien ! Une petite fille de cinq ans lui courut même après pour jouer, une véritable symphonie du bonheur (Uffie était complètement shooté au Tranxen il faut dire). Il partit donc du parc avec un bandana rouge autour du cou et un collier de pâquerette coincé dedans en trottinant. Intérieurement flétri et défoncé, Uffie laissa libre cours à ses instincts animal, et ceux ci le poussèrent à baver devant un restaurant italien, où le propriétaire ne lui servit non pas des spaghettis carbonara comme dans la belle et le clochard, mais un coup de pied au cul. La pauvre petite bête eu très mal, et l'humain en lui se replia autour de la douleur comme si elle était salvatrice. Il se coucha deux rues plus loin pour lécher son flanc douloureux et repartir à l'aventure comme si de rien n'était. Il fallait tenter la sortie du Monoprix, il y avait toujours des petites mémés qui sortaient, et elles étaient facilement attendries par les oreilles touffus et l'air jovial de la bête - parce que les petites mémés sont de furieusement adeptes de l'anthropomorphisme. De plus, le bandana rouge autour du cou le rendait encore plus sympathique, ce serait dommage de ne pas en profiter ! Le lycaon déambula donc devant l'entrée, parfaitement conscient de son pouvoir de séduction animal. Cette il était aussi pas mal foutu en tant qu'homme, mais là il ne visait pas le même public, et il n'avait pas les mêmes intentions. Une bonne cliente approcha du canidé avec un biscuit à la main, et le lycaon approcha de la dame avec l'air douloureux du petit chien timide qui n'avait pas mangé depuis longtemps. Très calculateur sur ce coup là, effectivement, et il se coucha sur le sol pour manger son putain de biscuit en remuant la queue, même si ce geste n'était pas naturel chez lui en tant qu'animal sauvage non domestiqué. Sur quoi il se fit embarquer chez la dame où il mangea un steack cru et où il pu mordiller n'importe quoi en pignant gaiement. Malheureusement, cette si bonne cliente possédait un Berger Allemand visiblement très en manque puisqu'il essaya de monter le lycaon. Bon chien, mais pas trop non plus, il fila à la vitesse de l'éclair dans la rue pour reprendre sa promenade dominicale et se faire chauffer les poils du dos.
    Voilà donc le petit canidé allongé sur un gazon quelconque, tirant une longue langue, tout content de lui.
    Uffie ? Mais Uffie il est mort voyons.
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    Klarissa Hollister
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Jeu 23 Avr - 6:33

    Il y avait quelque chose d’étrange dans le fait d’être ici, à Berlin. En fait, c’était plus qu’étrange. Klarissa était arrivée ici dans le but d’effectuer une mission pour le Lord, avec en main une énorme cage vitrée qui contenait un serpent capable d’avaler un humain. Et maintenant, elle était là, déambulant dans les rues en tentant vainement de comprendre ce qu’on racontait à gauche et à droite. La sorcière avait un allemand plutôt pathétique en temps normal, mais elle avait eu la brillante idée de prendre avec elle de la potion Polyglotte, qui lui permettait donc de construire des phrases correctes plutôt que d’aligner quelques mots avec un fort accent britannique. Elle tourna le coin d’une rue et trébucha lorsque son talon se coinça dans une ligne de trottoir. L’apothicaire s’arrêta un instant en grommelant, puis vérifia que ses chaussures n’avaient rien de casser avant de continuer son chemin. Dans le but de passer inaperçue aux yeux des moldus, elle avait abandonné ses robes de sorcières au profil d’une tenue qui lui donnait l’air d’une femme d’affaire en vacances ou d’une victime de la mode un peu dépressive. Elle portait une jupe noire qui lui arrivait sous les genoux, des bottillons lacés de cuir noir, un chemisier en soie pourpre et un trench-coat aussi noir que le reste qu’elle avait négligemment fermé. Ses cheveux étaient libres sur ses épaules et elle passait son temps à repousser une mèche rebelle derrière son oreille. Pour tout dire, Klarissa ne se sentait pas dans son élément.

    Elle s’arrêta un instant pour prendre un café, qu’elle emporta avec elle à la découverte de la capitale. La sorcière était à la fois mal à l’aise et émerveillée de voir du pays, d’être loin de chez elle après tant d’années. Bien que chaque minute lui rappelle sa petite Anwen, elle se promit de profiter de la balade, puisqu’elle retrouvait bientôt son petit ange. Elle s’arrêta dans une boutique de vêtements, comme toutes femmes passant devant une vitrine attrayante, et acheta un morceau ou deux avec l’argent moldu qu’elle possédait. Elle traversa ensuite un parc où un enfant faillit renverser sa glace sur son manteau et se dépêcha de quitter le périmètre dangereux : elle n’avait pas beaucoup de vêtements moldus et devait éviter de ruiner son seul manteau. Alors que la sorcière continuait son exploration, elle remarqua quelque chose qui attira aussitôt son attention et réveilla son instinct maternel. Non pas un enfant, mais un petit canidé –plus précisément un lycaon- reposait tranquillement dans l’herbe. Pour avoir récemment vu des meutes de lycaon lors de son passage en Afrique, la belle reconnut aussitôt l’animal, mais elle ne pouvait pas expliquer sa présence. Sans vraiment réfléchir, Klarissa s’approcha, sac et café en main, du petit mammifère.


    « Mais qu’est-ce que tu fais là toi ? », fit-elle, en anglais, alors qu’elle s’agenouillait avec précaution. « Tout seul et loin de la savane à vrai dire…On t’a pris pour un animal de compagnie ? »

    Elle ajusta sa jupe puis regarda autour d’elle, à la recherche d’un quelconque humain susceptible d’être le maître du lycaon. Quel être humain stupide avait pu amener ce petit carnivore loin de l’Afrique ?

    « À ce que je vois, je ne suis pas la seule qui n’est pas dans son habitat naturel…Enfin, pour ma part, je ne suis pas bien loin, mais pour toi c’est un sacré bout de chemin. »

    Embêtée, elle grimaça légèrement puis adressa un sourire compatissant à la petite bête.

    « Tu as faim ? Il y a sûrement une animalerie dans le coin…Quoiqu’en animal sauvage, tu préférerais certainement quelque chose de plus consistant que des croquettes pour chien. Peut-être que nous pourrions arrêter dans un restaurant ? Ou alors tout simplement dans une épicerie, il me reste un peu d’argent moldu à dépenser… »

    Klarissa posa son sac et sa tasse dans l’herbe puis tendit doucement la main vers le lycaon.

    « Tu veux bien ? »
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Jeu 23 Avr - 19:33

    Le lycaon détailla lentement des pieds à la tête une dame qui approchait de son périmètre. Elle était brune, et très classe. Pas seulement dans ses vêtements, surtout dans de petits détails : Ses fringues étaient de la même nuance de noir par exemple, ou sa démarche aussi. Mais elle avait l'air surtout très stressée, un peu perdu même. Elle faisait environ la quarantaine, mais n'avait pas l'air d'une mère célibataire épuisée avec une coloration de mèches blondes et un surpoid dû à une alimentation de boulimique (le ventre déformé tout ça). Enfin elle était bien quoi, physiquement. Bien sûr, le petit canidé ne s'était pas attardé sur son éventuel sex appeal, ça ne l'intéressait pas trop. Elle avait juste l'air de se diriger vers lui, et il en était tout content.
    Elle parla, en anglais, mais l'animal comprenait vaguement parce qu'il avait étudié ça à l'école, un peu, c'est la langue dont on ne pouvait se passer à l'heure de la mondialisation.
    Merde.
    Merde merde merde !
    Elle l'avait grillé, elle savait qu'il était un animal sauvage, mais ne se doutait pas de sa nature d'animagus (c'était donc probablement une moldue). Alors là, c'était le merdier intégral, la merde noire, le lac de fange, le lisier jusqu'au cou, c'était tout ça. Pourquoi ? Ben parce que soit elle l'emmenait à la fourrière et il ne savait pas comment ouvrir les verrous avec ses pattes, soit elle l'emmenait au zoo, et c'était pas beaucoup mieux. Ou alors elle l'appelait la police, parce qu'il était censé être dangereux, merde !
    La suite du dialogue le surprit passablement.
    Restaurant ? Apparemment, elle devait venir d'Angleterre et faire une analogie avec sa propre vie, loin de chez elle. Un truc d'humain, le lycaon ne comprenait pas très bien le concept, mais il voulait bien manger. Il se mit debout et appuya sa tête sur la dame, tout content qu'on s'occupe de lui. De plus, la dame n'allait pas l'emmener à la fourrière, et sûrement pas le ramener chez elle, donc c'était tout benef'. Un petit repas et l'animal pourrait rentrer à son appart' et...
    Et... ?
    ...
    Il ne savait plus trop. C'était trop douloureux dans ce coin là, il ne préférait pas y songer, et puis penser était difficile d'ailleurs. Dressé sur ses fines pattes façon bambi, jappant joyeusement, il était incapable de savoir ce qu'on pouvait bien faire dans un appartement, et même comment on ouvrait la porte. Une cigarette ? Ça sentait mauvais. Des éléments lui revenait, épart, dans sa tête, mais il était incapable de leur associer un sens ou même une image qui collerait avec sa propre vie. Elle avait dit le mot « moldu », et ça il comprenait, c'était des gens sans magie. Et si il était sous cette forme, c'était grâce à la magie, parce qu'il n'était pas vraiment un lycaon... Ouuuuuh le mal de crâne, il geignit douloureusement. Arrêter de penser bordel ! Faisons simple, faisons court :
    La dame.
    Le manger.
    Humain.
    Cool.
    Lycaon domestiqué.
    Il frotta sa tête sur la main de la dame en ronronnant d'une voix grave, un roucoulement presque. Sa gorge lui intimait l'affection, parce que les humains étaient majoritairement gentils, ça il le savait. Sauf certains, mais on n'avait jamais fait de mal au lycaon. A l'autre, peut être, mais pas au lycaon. L'autre avait eu très mal à un moment, et il lui griffait un coin de son crâne, ça faisait mal. Le mammifère remua la queue par réflexe.
    Manger ?
    Oui, allons manger.
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    Klarissa Hollister
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Lun 4 Mai - 8:49

    La sorcière était ravie. Elle en avait oublié ses vêtements inconfortables et sa famille à des kilomètres de là. Elle en oubliait même Berlin et son voyage jusqu’ici, captivée par le petit animal qui n’avait rien à faire en milieu urbain. Il n’était pas une créature magique, ni un simple chien, c’était un petit animal africain qui gambadait joyeusement en territoire allemand. Et elle était celle qui l’avait trouvé. Qui trouve garde non ? Alors qu’elle s’approchait de l’adorable bestiole, le lycaon sembla la remarquer; Klarissa ne s’arrêta pas pour autant et fonça droit sur le petit animal. Elle était passée en mode « bébé trésor d’amour de mon cœur que j’aime », soit l’instinct de mère adoptive pour animaux. Et parce qu’il ne semblait y avoir personne dans le coin pour s’occuper de cette petite chose, elle allait le prendre en charge. Un peu de nourriture, un panier moelleux et un petit oreiller, une gamelle gravée à son nom…Ferox ? Furor ? Ou quelque chose de plus mignon comme Koda. Était-ce un mâle ou une femelle ? Elle vérifierait cette information plus tard, lorsqu’elle aurait la confiance totale du petit canidé.

    Le lycaon vint appuyer sa petite tête contre elle et la sorcière s’empressa de caresser la petite bête tout en lui proposant d’aller manger. Mais comment nourrissait-on un animal sauvage en ville ? Klarissa posa ses affaires dans l’herbe et reprit ses caresses tout en réfléchissant : restaurant ou épicerie ? Un restaurant accepterait-il de lui vendre un steak cru ? Si elle passait faire des courses, elle pourrait acheter de la viande fraîche et deux, trois trucs dont elle avait particulièrement envie. D’une main, elle fouilla dans la poche de son manteau et sortit quelques billets qui n’avaient aucune réelle signification pour elle.


    « Ah voilà…On va pouvoir manger, mon trésor. »

    Elle se pencha pour poser un baiser sur le museau du canidé puis se redressa avant de ramasser son sac et sa tasse de café.

    « Un bon repas et ensuite nous passerons acheter une peluche pour le petit ange tacheté de maman. »

    Elle regarda un instant autour d’elle pour retrouver son chemin, puis fit signe au lycaon de la suivre alors qu’elle tournait les talons. La femme reprit la parole après un moment, énumérant tout ce qu’elle allait acheter à sa « petite bestiole d’amour » et planifiant à haute voix toute une vie pour le petit animal qu’elle venait de trouver. Elle allait le nourrir, l’aimer, le chérir, le câliner, le materner. Et Anwen l’adorerait, elle serait certainement aussi affectueuse envers lui que l’était Klarissa. Et si elle retournait à la maison, il aurait de l’espace pour jouer dans le jardin, sur la terrasse, près des buissons fleuris mais loin du jardin de l’apothicaire. La sorcière dépensa ses derniers billets sur un morceau de bœuf fraîchement tranché au comptoir des viandes, un pot de glace napolitaine et un sachet de pistaches. Elle avait soudainement eu envie de manger de telles choses, parce qu’elle se trouvait en Allemagne, loin de chez elle, que sa vie était bouleversée momentanément et qu’elle avait un peu faim, voilà. Dès qu’elle sortit de l’épicerie, elle s’accroupit pour montrer à son compagnon canin le morceau de viande qu’elle venait d’acquérir.

    « Regarde ce que maman a trouvé pour toi mon petit amour ! Du bœuf, du bon bœuf frais. Bon, ce n’est peut-être pas comme du zèbre ou de l’antilope, mais tu verras c’est délicieux. Et si tu ne t’y fais vraiment pas, je te promets de t’avoir de la nourriture bien de chez toi. Je te ferai venir un steak d’impala par courriel magique express. »

    Klarissa adressa au petit animal son plus beau sourire avant de caresser de sa main libre ses grandes oreilles.
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Jeu 7 Mai - 11:54

    ... Le petit ange tacheté de maman. Attends, je le répète plus lentement : Le petiiiiit aaaange taaaachetééé de maaaaman. Uh uh uh. Il ne savait pas trop pourquoi, mais le surnom lui plaisait au delà du raisonnable. Il aurait bien rit si il avait été sous forme humaine, malheureusement le cerveau du lycaon était pas bien branlé pour ce genre d'exercice. D'ailleurs c'était branlé pour rien d'autre que manger (l'accouplement ? Euh... Comment dire ?). Mais il était très content qu'on s'occupe de lui ! Le coté animal sauvage ne ressortait pas trop violemment, en fait il voulait des câlins et du ton affectueux, et cette dame en donnait plein. Il remua la queue, un tic nerveux qui pouvait être interprété n'importe comment, puisqu'il n'était pas un chien. Il avait même eu un bisou ! Alors là, c'était le bonheur intégral, et il força sa gorge à pousser un son affectueux. Un genre de grognement/roucoulement et une langue tiré de béatitude. Il ne redeviendrait plus jamais humain, il le décida là, d'un coup d'un seul, il resterait le petit ange tacheté de maman et puis c'est tout. Le petit ange tacheté de maman ne se levait pas le matin, il ne réfléchissait pas, il ne draguait pas de meufs, il ne se prenait pas la tête, il ne fumait pas de cigarette, il ne rencontrait pas son voisin, c'était parfait. Et il allait avoir un steack pour lui tout seul ! Le pied intégral. Quand la dame lui fit signe pour qu'il la suive, il ne broncha pas et trottina à coté d'elle, tout près. On sait jamais qu'elle l'oublie. Et puis elle parla beaucoup, mais même si il avait étudié l'anglais à l'école, il avait un peu de mal à suivre. En tous cas, son ton était doux et affectueux. Il aimait la façon dont elle lui parlait, c'était mignon, charmant, et toute ces choses qu'on rencontrait peu dans sa vie quotidienne.
    Ils arrivèrent près des magasins, et le lycaon ne s'intéressa pas à leur contenu. Il se posa juste sur son séant devant le magasin tandis que la dame faisait ses achats. Et puis un autre aussi, son cerveau canin avait du mal à enregistrer ce genre de détail. En tous cas il se retrouva avec un gros morceau de viande sous le nez. N'ayant jamais goûté à l'antilope, et ne sachant même pas ce qu'était un impala, il fut tout à fait satisfait et pris le bout de viande du bout des crocs. Pour pas choper comme un morfal et faire mal à la main de la dame. Un lycaon poli, ouh que c'est rare. Il machouilla la chose doucement, en surveillant la dame du coin de l'œil, la queue entre les jambes, des fois qu'il lui prendrait l'envie de lui retirer la nourriture en hurlant. Elle ne le fit pas, et il ne pris plus garde à ses activités humaines, et mâchonna donc son bout de barback avec conviction. Jusqu'à ce qu'un autre humain approche, un mâle, et tende la main vers lui. Son cerveau percevait les choses en un kaléïdoscope absurde où seul la main, masculine, et le bout de viande dominait. En noir et blanc s'il vous plaît. Il grogna. Il n'aimait pas les mâles, ça il s'en souvenait très bien, et que cet homme veuille lui caresser la tête lui insupportait. Il mangeait bordel ! Il recula avec sa viande dans la bouche en grognant, derrière la dame. Les dames ne faisait pas de mal, et ça aussi il s'en souvenait. Mais comment en était il arrivé là ?

    Uffie était devant son miroir dans sa salle de bain éclairée par une ampoule nue qui donnait une lumière glauque, il avait des cernes énorme sous les yeux, il était complètement vidé. Apparemment il avait fait la bringue hier, mais il ne s'en souvenait pas. Ça devait être vraiment hard ses temps ci, parce que sa mémoire était pleine de trou. Il avala des anti-dépresseurs, un machin moldu, mais ça ne faisait pas disparaître les impressions bizarres qu'il avait à propos de sa vie. Peut être lui lançait on des sorts ? L'idée le traversa enfin, et il se traita intérieurement d'abruti, c'était évident ! Physiquement, il n'était pas malade, et il allait très bien avant. Il alla chercher sa baguette, nu, et revint devant son miroir, et pointa sa tête avec le morceau de bois magique.

    - Finite Incantatem.


    Il se colla nerveusement à la jambe de la dame, non non non, pas les hommes, surtout pas les hommes.
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Ven 22 Mai - 9:51

    C’était presque trop beau pour être vrai. Après la « mort » de Cadfael, Klarissa avait renoncé à l’idée d’avoir un animal domestique. Parce que les oiseaux lui rappelaient son amour, que les serpents lui rappelaient à quel point il les détestait, les chiens lui rappelaient celui qu’il avait acheté et les chats…les chats mangeaient les oiseaux. Et les rongeurs grignotaient les meubles alors pas question. Mais voilà qu’elle avait trouvé ce petit lycaon adorable qui savait se tenir et même si théoriquement il s’agissait d’un canidé, il était loin d’être comme les autres animaux. Il avait l’air de comprendre ce qu’elle racontait, ou du moins un tout petit peu, et c’était certainement la créature la plus docile qu’elle avait eu la chance de voir dans sa vie. Lorsque la sorcière sortit de l’épicerie avec le morceau de viande, la glace et les pistaches, le lycaon était sagement assis devant la boutique et attendait son retour. Un sourire illumina son visage et elle s’empressa de rejoindre la bestiole pour lui donner le morceau de bœuf, qu’il prit délicatement entre ses dents, presque timide. Klarissa l’observa alors qu’il commençait à manger et ouvrit distraitement son sac de pistaches pour en piger quelques-unes.

    Elle s’adossa au mur de briques derrière elle, un sourire aux lèvres, et fit craquer entre ses dents la coquille d’une noix avant de fermer les yeux un instant. Même si elle avait hâte de retourner en Écosse, dans sa douillette maison, la sorcière était ravie d’être là. En vérité, ce voyage, cette mission et maintenant le fait de s’occuper d’un animal hors du commun, réveillaient l’aventurière en elle qui avait longuement dormi depuis la naissance d’Anwen. La petite était en sécurité chez ses grands-parents et recevait certainement tout l’amour dont elle avait besoin. Cette constatation amena Klarissa à considérer des sorties plus fréquentes. Peut-être pourrait-elle-même travailler ? Elle n’aurait qu’à déposer sa fille chez ses parents ou chez son frère avant d’aller gérer une boutique quelconque…Mais dans quel domaine ? Elle avait déjà donné chez Slug & Jiggers et bien qu’elle adore le métier d’apothicaire, il était temps d’essayer autre chose. Les animaux ? Les friandises ? Les antiquités, les livres, les plantes ? Ou quelque chose de plus osé…comme un petit coin bien sombre dans l’Allée des Embrumes ? La sorcière ouvrit les yeux au moment où un homme approchait de son bébé. Il se pencha pour caresser le lycaon, mais ce dernier, sa viande entre les dents, s’empressa de se cacher en grognant derrière la femme.

    Sur le coup, Klarissa eut envie de grogner aussi. C’était SON petit ange tacheté. On ne touchait pas à son bébé à l’improviste, surtout lorsqu’il mangeait et…et…c’était déplacé de toucher les animaux des autres sans permission. La sorcière fronça les sourcils et s’adressa à l’intrus en un allemand presque parfait –remercions la potion polyglotte.


    « Excusez-moi, mais il me semble que l’on doit s’adresser au maître avant de s’approcher de l’animal. Mon chien déteste les étrangers et, peut-être ne l’aviez-vous pas remarqué, mais il mangeait ! Je vous prierais de ne pas insister, c’est un animal un peu nerveux et je ne voudrais pas qu’il se sente menacé. »

    Sans attendre quoi que ce soit de la part de l’inconnu, Klarissa s’accroupit lentement près du lycaon et posa lentement sa main sur la tête du canidé.

    « Ne t’inquiètes pas, mon petit amour. Maman va t’amener dans un endroit plus calme où tu vas pouvoir manger ton beau morceau de viande sans que de vilains messieurs viennent te déranger. »

    Elle ramassa son sac d’épicerie, y rangea les pistaches et se redressa sur ses talons-hauts un peu maladroitement. Bon, où allait-elle conduire son petit chou maintenant ? Elle doutait fort que le motel où elle logeait pour l’instant accepte d’accueillir le canidé. Et Cadfael étant présentement hors du pays, elle se voyait mal se pointer chez lui avec son nouveau petit compagnon. Quoique…Elle avait les clés. Argh ! Vivement l’Écosse, c’était étrange de n’avoir aucun réel point de repère. Klarissa tourna lentement sur elle-même et évita de peu une chute. Décidément, cette tenue n’était pas faite pour elle. Elle rêvait de sa longue robe noire et ses chaussures délicates, d’un bon livre et de la RITM en fond sonore. Et près d’un fauteuil moelleux, un panier pour le petit ange tacheté de maman.

    « Bon…Bébé d’amour, maman a un problème. Maman est une anglaise écervelée et maman n’a pas de maison en Allemagne. Mais ne t’inquiètes pas, maman a une idée. Maman va t’amener chez son ami Ca-erm…William. Tu vas voir, c’est confortable et avec un peu de chance maman a de l’argent en réserve dans ses valises pour s’offrir un chocolat écossais à la Rose, c’est délicieux. Pas question de t’abandonner, mon petit carnivore chéri. »

    Aussitôt, elle tourna les talons en s’assurant que le lycaon n’était pas loin et prit la direction de l’Unter den Linden pour rejoindre la demeure de Cadfael. Elle tourna la clé dans la serrure avec l’impression d’entrer chez quelqu’un par effraction. En Écosse, c’était différent. Elle y avait vécu avec Cad’, elle y avait élevé sa fille. Mais ici, ce n’était pas chez elle. C’était chez Cadfael.

    « Entre, petit bout…Mais essuie tes pattes hein, et ne fais pas de bêtises, mange proprement. William est absent et je n’ai pas envie de mettre un bordel sans nom ici. »

    Elle retira délicatement ses bottillons et les abandonna sur le bord de la porte.
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Lun 25 Mai - 8:16

    Le petit animal était reconnaissant : la dame avait chassé l'humain hostile. Elle glouglouta un tas de phrases, et le lycaon les compris presque toutes. Pour cause, c'était de l'allemand. Elle parlait allemand ?
    Soudain, Uffie eu un flash.
    C'était une sorcière ! Les mots « courriel magique express » ! ... Oui bon et ? Bon, elle savait sans doute ce qu'était un animagus, et alors ? Elle n'allait pas le griller, personne n'irait volontairement se transformer en chien pour se faire adopter ! C'était absurde, et d'ailleurs Uffie avait de plus en plus de mal à comprendre ce qu'il faisait. Il avait besoin d'un temps de cicatrisation, c'est tout, et cette femme lui offrait ça sur un plateau d'argent.
    Elle s'accroupit près de lui et lui tapota la tête en parlant d'une voix douce. Si il l'avait pu, il aurait ronronné. A la place il fit une sorte de roucoulement. Maman se leva sur ses talons, et il prit sa pièce de viande dans sa bouche comme si c'était son bien le plus précieux tandis qu'elle parla encore. Le petit canidé prit plaisir à ce que la dame lui parle, même si il comprenait pas la moitié de ce qu'elle disait en anglais, ça ne posait pas de problème. Elle allait l'emmener chez un certain William ? Pas de problème, tant que c'était pas pour un combat de chien. Il trottina derrière la femme, quand soudain un détail lui effleura délicatement le cerveau, un détail con, mais énorme à la fois. Le truc qui le foutait dans une merde noire, la lose ultime, le merdier international :
    Il avait envie de pisser.
    Uffie était atrocement gêné, il n'avait jamais fait ça sous forme animale, et en public qui plus est. Il eu un sursaut de honte à se faire bêtement dessus dans la rue. Mais non ça serait pas honteux, il était un chien ! Il poussa un petit aboiement, se cacha à moitié derrière un poteau, posa soigneusement son morceau de viande près de lui – sait on jamais qu'on le lui vole – s'accroupit, et attendit que quelque chose se passe. Il baissa les oreilles, puis la tête, et le miracle fut. Il reprit son morceau de viande, et si il n'avait pas eu tant de poils sur sa tête, on aurait pu voir qu'il rougissait. Il rejoignit Maman en quelques foulées, son steack toujours dans la bouche, et ils arrivèrent comme ça chez Mr Stark, même si Uffie ne savait pas qu'il habitait là, sinon il aurait été sans doute mort de trouille de se faire griller si connement. Il se demanda par contre si William était l'époux de Maman. Ils avaient peut être des enfants ? Un autre chien ? Ah non, Maman était anglaise, elle était sûrement en voyage d'affaire, ou quelque chose comme ça. Une autre idée de lose ultime traversa l'esprit brumeux d'Uffie :
    Et si elle voulait le faire stériliser ?
    Alors là, c'était la merde internationale, il crierait à la torture et à la maltraitance, et se promis de ne jamais faire castrer un animal – si jamais il en avait un un jour. En tous cas, il se casserait à toutes jambes si un véto se pointait avec une paire de ciseaux. Mon dieu quelle horreur. L'idée le mortifiait.
    Le lycaon rentra derrière Maman, et se posa sur le paillasson pour finir son morceau de viande qui commençait à durcir et à plus sentir le frais à cause du contact avec l'air et sa salive. Maman parla encore, et Uffie commençait à comprendre que des mots comme « bébé d'amour » ou « petit bout » ou « le petit ange tacheté de maman » le désignait lui, et il roucoula encore. Le petit canidé adorait qu'elle lui parle, qu'elle lui accorde de l'attention. Ce William avait l'air important, vu le nombre de fois où son nom revenait dans la « conversation ». En tous cas, il mangea avec application et le plus proprement possible, et se lécha les babines quand ce fut fini pour pas être tout tâché de la bouche. On avait rarement vu un animal aussi propre, même sa tête sentait le shampoing anti-péliculaire spécial cheveux colorés de l'Oréal pour homme et l'intérieur de ses pattes le Axe marine.
    Que devait il faire maintenant ? Apporter des chaussons à Maman ? Arf, il savait pas où étaient les chaussons, cruelle ironie du destin. Bon bah il restait une maison à renifler partout et à explorer. Formidable. Il entreprit une investigation olfactive approfondie du fauteuil, reniflant les pieds, puis il s'attaqua à la table, puis au tapis, puis au mur.
    Ça sentait Mr Stark partout.
    Voilà donc son prénom ! William ! Mais oui, on le lui avait dit !Drame apocalypse et fin du monde ! Bon, il n'était pas là, du moins pas pour l'instant, mais il était sûr à quatre-vingts seize pour cent que c'était son odeur qui était présente partout. Bon, chaque problème en son temps, tout d'abord retrouver Maman pour poser sa tête sur son genou avec un air de Cocker battu.... Oh... Mais quelle odeur intéressante ! Grand Dieu voilà la cuisine, mais elle est de toute beauté ! Non, soyons raisonnable, surtout quand on vient de manger. Il chercha plutôt une preuve que Mr Stark était bien homosexuel, ça ça serait fun. Mais Maman était dans son champ de vision alors il alla la voi pour frotter sa tête à ses jambe en poussant des grognement affectueux. Ça c'était de l'activité enrichissante.
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Lun 6 Juil - 0:29

    Klarissa ne supportait pas qu’on touche à SES choses. Et actuellement, ce petit lycaon perdu lui appartenait : qui trouve garde. Elle eut tôt fait de chasser l’importun qui voulait tripoter son petit animal et ce dernier sembla reconnaissant, comme soulagé. C’était décidé, pas question de rester au beau milieu de la rue alors que sa petite créature chérie devait être traumatisée par sa promenade. Un animal sauvage en pleine ville n’était jamais à sa place ! Peut-être serait-il mieux dans une meute en Afrique, dans la savane ? Il se ferait certainement des amis de sa race qui partageraient avec lui les meilleurs steaks d’impala de la région. Il attaquerait peut-être même à l’occasion un lion avec toute sa famille et ils auraient de la viande plus corsée pour le dîner. Oui, peut-être. Mais la sorcière tenait présentement trop à son trésor pour accepter de le reconduire dans la savane africaine. Après tout, c’était dangereux, l’Afrique. Et il semblait heureux ici, d’ailleurs, le loulou était sûrement en Allemagne depuis un moment : il n’attaquait pas les humains et se montrait plus sociable que les individus en pleine nature. Un idiot avait dû arracher le petit à sa mère durant un voyage et le ramener comme animal de compagnie. La stupidité humaine.

    Durant le chemin, son lycaon fit comme tous les petits chiens, s’arrêta pour faire ce qu’il avait à faire près d’un poteau et ils arrivèrent éventuellement chez Cadfael. William. Elle devait s’y faire, il avait fait des sacrifices pour une mission et avait une nouvelle identité ici, en Allemagne. Elle était une amie du propriétaire de la Rose Rent, William Stark. Elle ouvrit la porte de l’appartement et donna des directives strictes à son nouveau copain avant de se diriger vers la cuisine. Compartiment réfrigéré pour son pot de glace, elle traîna par contre son sac de pistaches avec elle en retournant vers le salon et se posa timidement sur un fauteuil. C’était intimidant. Elle se sentait comme la première fois qu’elle avait vu le manoir Gynn ap Nudd. Il y avait une différence de taille considérable mais l’impression était la même. Elle était chez Cadfael, pas vraiment chez elle. Elle avait hâte de le voir revenir d’Angleterre. La sorcière espérait que le Lord soit satisfait de sa trouvaille; le gladiateur serait certainement heureux de son côté, son nouveau maître avait une puissance inégalable. Et Anwen…La petite lui manquait horriblement, elle avait envie de tresser ses cheveux roux, de poser un baiser sur son petit nez. Après tout, elle n’avait jamais été séparée aussi longtemps de son enfant. Klarissa fit craquer une nouvelle pistache alors que le lycaon revenait près d’elle en quête de câlins.


    « Petit bébé d’amour…T’es un affectueux toi ! »

    À deux mains dans le pelage du petit animal, la sorcière semblait aussi heureuse que la créature qui profitait de ses caresses. Il était incontestablement mignon, le plus mignon de tous les petits canidés qu’elle ait vu dans sa vie.

    « Il va falloir qu’on te trouve un gentil vétérinaire qui va pouvoir t’examiner hein, pas question que tu sois malade. Mais j’vais pas te confier à un moldu, on va trouver un professionnel qui s’y connaît en petite créature mignonne à souhaits comme toiii, enfin, en créatures sauvages. Petit poilu adoré à maman…Qui a bien pu t’amener ici ? T’as vécu longtemps en ville mon p’tit ange ? Ça m’attriste de te voir ici... »

    Elle cessa un instant de caresser l’animal pour manger quelques noix, les yeux rivés sur son petit compagnon.

    « Je suis sûre que Cadfael t’aimera. Et Anwen aussi, ma petite Anwen adore les animaux…Je ne pourrais pas me résoudre à te ramener en Afrique, tu feras parti de la famille maintenant, petite peluche adorable. »

    La sorcière posa le sac de pistaches à ses côtés et esquissa un sourire ravi avant de se remettre à caresser le lycaon.
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    MessageSujet: Re: The Downard Spiral [PV Klary]   Mar 14 Juil - 1:03

    [Ca relance pas ? MAIS JE SUIS UN CHIEN ! T_T]

    Bizarrement, même si il avait de petits yeux noirs avec de la crotte aux coins, une truffe toute humide et des poils partout sur lui, il arrivait à se faire caresser par une fille. Encore une preuve de la supériorité canine ; Jamais sous forme humaine il n'aurait pu profiter du même scénario avec les mêmes conditions. Et même mieux : En cet instant, on ne lui demandait pas d'être beau - voir même sexy - riche, ou encore d'avoir de la conversation (on peut faire une longue liste comme ça), juste d'être une gentille petite chose toute mignonne, ce qui était très simple à faire contrairement à tout ce qu'il fallait être sous forme humaine, et ce qu'il faisait fort bien, son pendant animal en avait toutes les caractéristiques. Sous forme humaine, on pouvait coller beaucoup d'adjectifs à Uffie, mais « mignon » ne faisait pas parti de la liste. Cet homme là n'avait pas grand chose en commun avec un chaton ou autre chose dans le même genre, mais un lycaon ça a de grandes oreilles touffues, et un pelage coloré, ce qui faisait tout de suite jovial et affectueux. Mignon donc.
    Bref, il obtint les caresses désirées grâce à ses grands yeux humides.
    Maman s'extasia encore une fois à voix haute, et le petit lycaon n'y prit pas garde. A force, il s'habituait à ces exclamations et puis... Il ne parlait pas très bien anglais. Oh, un peu, à l'heure actuelle c'était difficile de passer à coté, mais quand même, « bébé d'amour », c'était pas des plus intéressant à comprendre, surtout quand on se prenait pour un chien. Surtout quand on en avait le cerveau. Surtout quand tout ce à quoi on aspirait, c'était de sentir des doigts chauds passer inlassablement dans sa fourrure. Mais elle continuait de parler, elle disait des trucs qu'il ne comprenait qu'à moitié. Uffie faisait garde aux mots, c'était dans sa nature, et le lycaon n'accordait d'importance qu'à l'intonation douce de la voix. Curieuse contradiction dans son cerveau, c'était presque douloureux. Il avait envie de répondre à ses questions, de lui dire qu'il avait toujours vécu en ville, et que ses parents vendaient des chaussures. Qu'il était à jour dans ses vaccins aussi. Mais il pouvait pas. Pas que la communication soit impossible, pas du tout, mais un animal ne peut émettre que des signaux provoquant un comportement, pas transmettre des informations. Uffie ferma les yeux, abruti par le son de la voix douce et le mal de crâne qui fleurissait dans sa tête. Il allait pas se plaindre, c'était lui qui s'était fait une si belle prison.
    Anwen ? Cadfael ?
    Enfant qui aime les animaux ? Monsieur qui aime les animaux ?
    Et Cadfael... C'est peut être monsieur Stark... Ben oui, cette maison sent comme lui. Partout. D'ailleurs, en parlant de ça, Maman, c'est peut être... Sa meuf ?! Merde, Stark est pas pédé, un mythe s'écroule. Et Anwen ça serait sa morveuse ! Oh que de suppositions, ça donnait mal au crâne. Encore. Quelle horreur, Stark aurait une vie privée, et un autre nom. Mais c'est surtout la vie privée qui était étonnante. Et puis... une vie sexuelle aussi ?! Quelle idée ridicule, la morveuse il devait l'avoir adoptée et puis c'est tout. On pouvait pas baiser si on avait plus de trente ans (il aurait dit vingt cinq avant, mais depuis deux ans il en avait passé le cap, il avait donc revu ses exigences à la baisse). Idée glauque du jour : Monsieur Stark pratiquant un cunnilingus sur une fille. Idée absurde, mais... C'était peut être arrivé ?!
    Bof, peu importe.
    Uffie donna la patte, parce qu'il savait que les humains normaux adoraient qu'on leur donne la patte. Genre comme idée con, ça se posait là. « Merveilleux ! Une créature se léchant l'anus a fait preuve d'affection en me tendant sa patte antérieur ! Bonheur joie et cotillons ! ». Et pour surenchérir dans le nul et l'inutile, il poussa un genre de roucoulement qui se voulait affectueux. Il ne se lança pas dans un truc comme remuer la queue, le lycaon n'est pasu n chien, et il n'arrivait à tirer rien d'autre de ce charmant appendice qu'un mouvement nerveux. Pour chasser les mouches, c'était bien, mais voilà quoi.
    Il commençait à avoir envie d'une cigarette, c'était idiot, mais le besoin était là. Une bonne grosse bouffée de fumée droit dans sa gorge. L'amour de l'immatériel.
    Mais c'était un truc humain ça hein ?
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