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     "Vous etes mort et je suis là pour vous soigner."[Cad]

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    Morgane Fowl
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    MessageSujet: "Vous etes mort et je suis là pour vous soigner."[Cad]   Lun 15 Juin - 12:35

    Les évènements s’étaient très vite enchainés. Evidemment lorsqu’on reçoit un ordre du ministre de la magie en Angleterre il n’est pas question d’hésitation. C’est dans ces moments qu’on regrette les éventuelles responsabilités qu’on à accumulé. Evidemment à Ste Mangouste, Morgane ne dirige pas son service seule, mais elle reste un médicomage important. Elle avait donc du prendre ses dispositions en un temps record.

    On le saura Morgane ne dissimule pas une once de courage, c’est pourquoi elle avait transplané le plus vite possible à la frontière Anglaise direction Allemagne. Une fois loin de l’hôpital l’ennui l’avait aussi vite assaillit que lorsqu’elle était encore étudiante. L’angoisse également. Laisser sa famille à cette belle-sœur vampirique ? Un frisson glaça une seconde son dos avant qu’elle ne reprenne sa neutralité devenue naturelle. Oui parce que si la jeune femme se méfie de sa belle-sœur il n’est pas question de s’attirer les foudres du Lord, jamais. Plus elle est obéissante et moins il se concentrera sur son cas. Ses nouveaux objectifs étant, de plus, des plus agréables pour elle le choix –qu’elle n’avait pas- avait été vite fait. Visa en poche, elle avait laissé les clefs de son bureau à la direction. Le docteur Fowl partait pour administrer des soins on ne savait où, on savait seulement que c’était assez important pour qu’elle ait l’autorisation de s’y rendre. Facile quand c’est le ministre qui parle pour vous non ? Si.
    Le premier objectif était donc de se rendre à Berlin, soigner un mangemort à l’identité encore inconnue. Le second était de se renseigner sur les origines et agissements de cet impertinent Allemand. L’imbécile avait ouvertement ignoré les avertissements, sibyllins certes, de Morgane. S’il avait persisté dans ses envies, il semblait évident qu’il avait de gros problèmes à l’heure actuelle…

    Le passage d’un pays à l’autre n’avait pas présenté de difficultés particulières, transplaner, présenter son visa, transplaner à nouveau. Entrer en Allemagne. Le tout en règle. Évidemment.
    Les effets de la jeune femme tenaient dans un seul sac, en plus d’avoir utilisé un sort de réduction elle n’avait pas pris de superflu pour ce voyage. Elle devrait vivre chez le mangemort qu’on l’envoyait soigner. Ordre du seigneur des ténèbres. Encore une fois, Morgane ne saurait lui désobéir, pas par conviction, par crainte.
    Là où les choses se compliquèrent tait évidemment quand il fallut trouver le domicile du mangemort. L’informer de son identité lui aurait probablement trop facilité la tâche pour que la chose soit drôle. Non ? Si. Et si atteindre sa destination finale fut laborieux, on ne détaillera pas les problèmes qu’elle rencontra. L’important est la réussite pas les moyens utilisé pour celle-ci. Un Fowl fait toujours abstraction des difficultés. Là-dessus Morgane obéit parfaitement aux caractéristiques familiales.


    « Espérons qu’il soit autre chose qu’un écervelé. »

    Souhait exprimé à haute voix, l’air presque indifférente. Il lui faudrait veiller sur le mangemort. La mangemorte ? Elle n’en savait encore rien. Les volets étaient ouverts, elle l’avait remarqué en arrivant, lancer un sort de déverrouillage lui paru évident. Pas de déclique caractéristique d’une serrure qui cède ? Morgane poussa sa chance et enclencha la poignée… La porte s’ouvrit. Bien elle avait là un inconscient. Où un mangemort tellement habile que personne ne voulait sa mort ? Tsssk. Un rictus dédaigneux pris un instant place sur le visage fin de la sang-pur. Elle repoussa la porte et pris le soin de la verrouiller. Elle n’était absolument pas inconsciente. Un bruit sourd accompagna la chute de son sac au sol. Abandonné dans l’entré. La sorcière s’annonça au cas où, bien qu’elle se soit déjà imposée par ses actes.

    « Y a-t-il quelqu’un ici ? »

    Pas la moindre réponse. Peut-être que son patient ne parlait plus anglais ? Etait-il mort ? Erk. Morgane s’avança dans la pièce qui devait être la pièce principale de l’endroit. Étendu au milieu de la pièce, inconscient, un mangemort trop important pour être inconnu. La surprise remplaça le mépris sur le visage de la médicomage. Si elle n’avait pas laissé son sac dans l’entré il serait tombé à cet instant.

    Une seconde encore.
    Il était pas mort lui ? Si, si, Cadfael Stark était déclaré mort. Froid. On le savait. Morgane passa une main fébrile dans ses cheveux, les décoiffant involontairement. Bien, on commence par quoi quand on doit soigner un mort ?
    SBAF. Morgane Fowl tu es l’une des meilleure, fait abstraction du patient et soigne le ! Mort ou non ce sorcier respire.
    Morgane retroussa ses manches, découvrant par la même occasion l’odieuse marque. Il était préférable qu’Elle soit visible au cas où le mangemort se réveille pendant les soins. Rapidement elle trouva la chambre de celui-ci. La fit léviter jusqu’à son lit. Entreprit de la débarrasser du vêtement qui dissimulait son torse. Brûlé, il était brûlé là où reposait un collier. Un artefact qui permettait une quelconque magie c’était évident. Morgane l’en débarrassa au plus vite. L’objet était tiède. Un soupire. Où avait-elle atterri ?


    « Stark, vous ne me claquerez pas entre les mains soyez en sur. Je ne veux pas que tout ça me retombe dessus. »

    Un marmonnement superflu, histoire de se détendre. Les premiers sorts d’examens que Morgane effectua révélèrent très clairement une fatigue excessive. Plongée dans son examen elle n’exprimait plus la moindre émotion. Si elle en avait été capable croyez bien qu’elle aurait montré une surprise toute nouvelle. Elle n’avait encore jamais vu un homme à ce point épuisé.
    Elle remédia à cela en lui administrant les sortilèges de base. Ce genre d’état ne peut se régler à court terme et si Morgane ‘était une sorcière elle n’avait rien voir avec les bonnes fées moldues. On ne fait pas de miracle même lorsqu’on est brillante. La brûlure du mangemort serrait plus facile à soigner, mais pour ça elle devait préparer une potion régénérente. Merlin qu’elle avait été bien inspiré d’emporter son nécessaire à potion. Elle laissa donc le mangemort désormais plus endormi qu’inconscient pour aller préparer la dite potion.
    Rapidement et avec efficacité la jeune femme investi les lieux, s’appropriant la cuisine, elle entama la confection de sa potion. Si cet exercice l’avait toujours plongé dans un état d’assurance tranquille, à cet instant elle ne pouvait s’empêcher de jeter de fréquent coup d’œil derrière elle. Comment le mangemort réagirait-il en la voyait chez lui ?



    [HJ: j'espère que ça te convient, le nécessaire à potion parait bien ridicule je sais XD]
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    MessageSujet: Re: "Vous etes mort et je suis là pour vous soigner."[Cad]   Ven 26 Juin - 18:08

    Lentement, le mangemort reprit conscience. Il commençait déjà à s'habituer à l'idée de se réveiller sans aucun souvenir de s'être endormi. Depuis son entrevue avec le ministre (enfin la seconde), c'était maintenant la troisième fois qu'il rouvrait les yeux sur le décor désolé de son appartement. La plus petite chose l'épuisait et la dose de sommeil qu'il avait réussie à voler sur son rapport n'avait visiblement pas eu d'autres effets que de l'épuiser davantage. En 20 heures, c'était à peine s'il avait eu la force d'ouvrir les volets et de préparer la chambre d'ami pour le doc' qu'on lui collait sur le dos.

    Car Cad' était peut-être épuisé mais il n'était pas complètement stupide pour autant. Cette histoire de médicomage tombait un peu trop bien. IL le voulait sur pattes, et IL le lui imposait voila tout. Et en bon serviteur, l'ancien Gryffondor obéissait. Presque. Parce que bon, le travail n'allait pas se faire tout seul non plus. Restait à espérer que la demoiselle ne serait pas trop chiante et surtout qu'on ne lui avait pas donné pour but de remplacer Klarissa.

    Quand on y pensait, ce réveil avait quelque chose de différent des autres. Il n'aurait su dire quoi, surtout qu'il n'avait pas encore ouvert les yeux, profitant de l'obscurité pour analyser la situation une bonne fois pour tout (on ne savait jamais s'il n'allait pas retomber en se levant. Il ne voulait pas passer pour un geignard mais franchement, les malaises à répétition, c'était chiant), mais c'était quelque chose d'évident. De trop gros pour être vu probablement. Voyons.

    Déjà, il n'avait plus mal nulle part. A part une légère migraine de rien du tout et un vestige sourd sur la poitrine là où il s'était brûlé. Mais ses muscles, son dos, toutes ces parties de lui qui râlaient à chaque chute sur le sol s'étaient tus. De plus, pour un sol, c'était diablement confortable. Quelque chose de mou épousait la forme de son dos et semblait recouvert d'un tissu doux qu'il sentait directement contre sa peau. Or, il se souvenait bien ne pas s'être déshabillé, et il ne se serait pas mis au lit de lui-même. Donc, soit on l'avait trouvé ainsi et il était dans un hôpital (auquel cas sa couverture était grillée et il était mal), soit… soit rien, il n'y avait pas d'autres solutions. Pourtant, ça ne sentait pas le blanc et le propre. Ça sentait le bois, le whisky, le papier et l'encre. La maison.

    Curieux, il ouvrit les yeux, reconnaissant en une seconde le plafond bien connu de sa chambre. Ah. Bon ben il devenait dingue. Ou somnambule. Voire les deux. Avec un grognement, il ferma les paupières et se les frotta du dos de la main avant de s'étirer en baillant. Fa-ti-gué. Dodo. Debout. Boulot. Il sourit. Amusant comme il redevenait primitif dans ces moments là. Il s'étira à nouveau, posa ses mains sur le draps et se redressa un peu jusqu'à se retrouver assit en train de s'examiner. Aux dernières nouvelles, il était entier et il ne lui manquait aucun membre. Son collier était tou… mince, non, où était ce machin ? S'il l'avait perdu il était mal, personne ne devait toucher son seul moyen de communication avec le Lord. Merlin, merlin, merlin…

    Dans un sursaut de panique, l'écossais regarda autour de lui sans rien voir. Puis, il inspira profondément. Un voleur n'aurait pas pris la peine de le choyer comme ça, surtout que le collier, si on ne connaissait pas ses propriétés, n'avait aucune valeur. Il allait prendre sa baguette, lancer un accio et il verrait bien.

    Sans trop réfléchir, l'homme tendit la main vers la table de nuit ou devait se trouver l'instrument. Il reconnu d'abord Oriawr sous ses doigts ce qui lui confirma l'hypothèse de l'intru honnête (la montre en argent n'était pas de toute première jeunesse mais était un bijou dans son genre et valait probablement encore plus cher maintenant qu'à l'époque), puis un fil fin surmonté d'une boule à température ambiante. Le quinquagénaire sourit à nouveau, rassuré et continua son exploration. Sa baguette c'était tout de même important.

    Quelques minutes plus tard, Cad' se sentit près à quitter la chambre ou tout du moins son lit. En fait, il se sentait nettement mieux comme-ci l'inconnu lui avait fait une transfusion d'énergie. Il arrivait à réfléchir (oui, c'était ça qui était différent des autres fois) et voyait soudain l'avenir comme … enfin disons qu'il se voyait un avenir de plus de quelques minutes ce qui n'était pas le cas ces derniers temps. De plus, l'inconnu n'avait rien volé d'important (il avait vérifié, la plupart de ses dossiers secrets étant dissimulés quelque part dans sa chambre) et ne l'avait pas tué. On pouvait donc en déduire qu'il s'agissait d'un ami. Restait la vague crainte qu'il ait vu la marque et appelé la police mais même ça n'était pas si grave. Après tout être mangemort n'était plus un crime depuis une demi-douzaine d'année.

    Il se leva donc, passa un t-shirt et une robe brune propre et pris même quelques minutes devant le miroir de la salle de bain pour se rafraîchir un peu. Il avait toujours l'air naze mais au moins il était propre et ne ressemblait plus à un clochard. Une présence et un bruit inconnu lui signifia qu'il n'était pas seul. Le reflet dans le miroir se permit une légère grimace avant de se transformer en sourire et de tourner le dos à la pièce. Cad' sortit de la salle d'eau et marcha tranquillement vers le salon et la cuisine d'où venaient les bruits. Il espérait que l'inconnu soit également un cordon bleu, il avait faim. Il ouvrit donc la porte, sa baguette dans sa poche, près à remercier son "sauveur" quand il s'arrêta net.

    Il y avait une jeune femme brune qui faisait des potions dans sa cuisine. Aussitôt, la réalité disparu de devant ses yeux et fut remplacée par une image terriblement familière. De longs cheveux châtains, une silhouette fine à la classe indéniable et cette assurance moqueuse qui était la sienne. C'était comme si Klary était revenue pour le soigner. Sa femme. Son amour. Sa vie. Aussi pathétique que cela puisse être. Il chancela, se rattrapa au bar et faillit faire tomber un cendrier de métal qu'il rattrapa au dernier moment. Il lui fallu quelques secondes pour oser relever les yeux et recevoir la réalité en pleine face. Ce n'était pas elle. Evidemment. Cela ne pouvait pas être elle. Ce n'était jamais elle. Et pourtant la déception ne diminuait pas.


    "Je ne vous attendais pas avant demain, Doc'"

    Restait à espérer que ses déductions étaient bonnes où il aurait l'air d'un parfait crétin. Il sourit, cachant ses états d'âmes derrière son visage habituel. Cela faisait bizarre de reparler anglais mais ce n'était pas désagréable. Un peu de chez lui dans son lieu d'exil. Quand à sa phrase, c'était bien évidemment une plaisanterie. Pour être franc, Cad' ne savait absolument pas quel jour l'on pouvait bien être.

    "Vous avez fait bon voyage ? Vous avez tout ce qu'il vous faut pour la potion ? Je dois avoir quelques ingrédients en réserve quelque part si vous voulez. Vous êtes venue sans bagages ? A moins que vous n'ayez trouvée seule la chambre que je vous ai préparée ? Vous êtes là depuis longtemps ?"

    Pluie de questions. Cad' quoi. On ne changeait pas une équipe qui gagnait. Et là, par exemple, la question clef était la dernière. Cela lui permettrait de se faire une idée du jour et de l'heure sans avoir à passer pour un idiot. Il ne s'était pas présenté, ce qui lui permettrait également de voir s'il avait été reconnu, et n'avait absolument pas parlé de son état a lui pour ne pas commencer directement par le plus désagréable. Sortant sa baguette, il attira à lui un verre vide qu'il remplit d'eau. Parler donnait soif.

    "Vous voulez quelque chose à boire, Miss ? Je peux faire quelque chose pour vous ?"

    Se reposer mis à part bien entendu…

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    Dernière édition par William Stark le Ven 3 Juil - 17:35, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: "Vous etes mort et je suis là pour vous soigner."[Cad]   Ven 3 Juil - 16:55

    Calme. L’endroit était particulièrement paisible, mais l’heure n’était probablement pas étrangère à ce phénomène. Arrivée dans la soirée, Morgane s’était ensuite laissée absorbée par son travail. Ainsi elle pensait moins aux multiples questions qui roulaient en boucle dans son esprit. Esprit hermétiquement clos. Cadfael Stark, mort ou pas, était un fidele serviteur du lord. Un mangemort puissant, il tenterait certainement une intrusion dans son esprit. Non ? Hm, Bien elle était peut-être un peu trop méfiante.
    Oui à l’heure actuelle sa principale préoccupation était bel et bien le sort de son patient. La réalité le concernant, mais avait-elle le droit d’en savoir ne serait-ce qu’une infime partie ? Si son maître n’avait pas jugé bon de l’informer c’est certainement que Stark devait conserver son anonymat… Morgane se mordit la lèvre inférieure, comme régulièrement cette nuit là, par inquiétude sans doute ? Evidemment, lui, ne la connaissait pas. C’est pourquoi elle se présenterait dès son réveil. Son nom parlerait pour elle, du moins elle l’espérait. Un sourire moqueur à son encontre. Elle était réellement peu courageuse. Réellement. Et pour échapper à tout ça elle s’absorbait de plus en plus dans son travail. L’habitude y faisant elle finit par se détendre progressivement. Les miracles du travail voyez-vous. Comme chaque fois sa potion serait parfaite et heureusement pour son patient ce genre de potion nécessitait un temps de repos relativement court.

    L’aube et le levé du jour lui échappèrent aussi bien que les bruits légers qui commencèrent à emplir l’appartement. La fatigue qu’elle-même commençait à ressentir y était très certainement pour quelque chose. Elle avait surveillé le mangemort durant la nuit entière, en cuisine et auprès de son patient, la jeune femme n’avait pas prêté attention au temps qui passait. Les heures s’étaient pourtant engrenées comme elles le devaient. Cadfael avait dormit huit heures d’affilée, c’était une certitude, Morgane y avait mit un point d’honneur et cessé de surveiller son sommeil une fois ce laps de temps écoulé. De toute évidence ces quelques malheureuses heures ne seraient pas nécessaire à la santé de l’homme, mais c’était déjà bien plus qu’il n’avait du s’accorder depuis un moment.
    L’imbécile.
    Morgane se trouvait donc face à sa potion alors que Cadfael reprenait conscience. Il aurait très certainement été plus raisonnable d’être là à son réveil afin de traquer la présence de vertiges ou autres désagréments quelconques. Le problème lorsqu’on est lâche c’est qu’on accepte trop vite de rendre service à celui, ou ceux, qui nous effraie… Désormais elle devait remettre ce mangemort sur pied et ce définitivement. Il n’était pas question d’échouer. On parlait de Cadfael Stark. La jeune femme passa une main dans ses cheveux désormais clairement désordonnés. Dans quel pétrin c’était elle encore fourrée ? Ah oui, la servitude volontaire envers un fou sanguinaire. Voilà le problème. Simple.

    Elle en était à vérifier le bon déroulement de la cuisson lorsqu’un glissement métallique attira son attention. Rapidement elle se retourna, tendue, mais parfaitement neutre. Son mort était là, habillé et apparemment propre, un cendrier en métal dans la main droite. Bien il avait du rattraper l’objet après l’avoir fait glisser de sa place. Rapidement elle avait détaillé la situation et comprit pourquoi elle n’avait pas entendu arriver le maître des lieux. Il était pied nus.
    Morgane se permit un sourire à la question de son hôte, contraint j’imagine, et répondit aussi aimable qu’elle pouvait l’être soit parfaitement adorable.

    « Nous sommes demain. »

    La jeune femme ne sentit aucune antipathie envers elle, bien elle n’était pas tombée chez un rustre malappris. Elle quitta une seconde sa potion pour venir saluer son patient. L’habitude certainement, elle se présentation à lui sur le même ton qu’elle le faisait la première fois qu’elle rencontrait un nouveau patient :

    « Je m’appelle Morgane Fowl. » Un sourire. Elle tendit la main. « Nous allons avoir du travail avant de vous remettre sur pied, mais rien d’impossible. »

    Et arriva la valse de question à laquelle elle s’attendait plus ou moins. Déjà impressionnée par la présence du Mangemort, Morgane se laissa un instant submergée. Oui, il était chez lui et si la situation lui semblait étrange c’est pour la simple et bonne raison qu’elle s’était approprié les lieux comme s’il n’était pas là.
    Un instant ses pommettes s’enflammèrent suite d’une légère gêne, mais rapidement les réflexes du à son éducations resurgir et elle se contenta d’afficher un sourire aimable et de répondre à son patient. Oui, il était plus son patient que son hôte pour le moment….


    « Hier soir. Quelques heures donc. »

    L’idée était de répondre à chaque question, il lui restait donc à savoir si elle manquait de quelque chose, si elle avait soif ou bien si elle avait trouvé la chambre qui lui était destinée. Bien, allons-y.

    « J’ai tout ce qu’il me faut, merci. Comme vous pouvez le voir je me suis permis d’investir les lieux. Je n’ai pas cherché à ranger mes affaires, elles sont encore dans l’entrée »
    Qu’avait-elle oublié ? Ah oui : « Je n’ai pas soif et vous pourriez commencer par vous assoir. Si vous voulez m’aider. »


    Un dernier sourire et elle retourna à sa potion, éteignit le feu après quelques minutes à remuer le liquide dans un sens puis dans l’autre.
    Morgane, elle, retenait la pluie de question qu’elle brûlait d’envie de lui poser. Ambitieuse, elle l’était, et Cadfael Stark n’était pas un simple mangemort. Du moins elle en avait souvent entendu parler, en bien. Impressionnée, voilà ce qu’était la jeune Fowl à l’instant présent.
    Après s’être retournée vers son patient elle posa les questions qui lui étaient autorisés :


    « Depuis combien de temps n’avez-vous pas fait une nuit complète ? Vous alimentez-vous bien ? J’ai jeté un œil dans votre garde mangé… Il n’est pas très conséquent. Etes-vous facilement sujet aux malaises ? »

    Clinique. Neutre, mais aimable. Elle avait pourtant envie de savoir la vérité sur sa disparition, son rôle en Allemagne. Qui il était vraiment.
    A l’inverse elle préféra continuer à se renseigner sur sa santé. Normal, après tout c’était pourquoi elle était ici, non ? Si.


    « Cet artefact, depuis combien de temps le portez vous ? Le collier. »

    Sur ces dernière paroles elle lui tendit un récipient où un onguent encore tiède reposait. C’était toujours ça en attendant que la potion régénérente soit prête. Elle avait également préparé l’onguent dans la nuit.

    « Vous pourrez l’appliquer seul. N’hésitez pas, vous êtes très largement brûlé. »

    Le reproche dans sa voix était clairement identifiable bien que peu exprimé. Elle reprit sur le ton de l’évidence.

    « Hm, Il est clair que vous n’irez pas travailler pour le moment. Je vous garde en observation 24 heures. On avisera ensuite. »

    C’est à cet instant que Morgane sentit clairement que soigner cet homme ne serait pas une partie de plaisir. Elle posa une main sur sa marque, la masquant inconsciemment.
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    MessageSujet: Re: "Vous etes mort et je suis là pour vous soigner."[Cad]   Mer 26 Aoû - 19:19

    Cadfael éclata de rire. La réponse de Morgane était très bien trouvée. Parfaite pour lui répondre sans le renseigner, sans se mouiller et avec un ton d’une politesse absolument impeccable. C’était adorable, le genre de choses auquel il ne résistait pas. Du grand art. Et comme tout art, parfaitement inutile.

    Reconnaissant sa première défaite, le mangemort passa sa main sur sa nuque et écouta la suite de ses réponses. Le nom lui fit lever un sourcil. Fowl. Il connaissait cette famille.


    « Fowl. De la famille d’Anthony et Cornélia Fowl ? »

    Sang pur, race impeccable, anglais. Mangemorts pour la plupart également ce qui faisait dire à son père qu’ils avaient quelque chose à se reprocher. John Sénior n’avait jamais accepté la suprémacie du Seigneur des Ténèbres. Pour Cad’ les Fowl étaient simplement des gens intelligents, doués et un exemple parfait de ce que l’Angleterre pourrait devenir avec le temps. Il serra vigoureusement la main qu’on lui présentait et s’inclina poliment.

    « William. Enchanté. »

    Elle ne devait pas avoir trente ans et les chefs de famille avaient été des contemporains de son père, elle faisait donc partie de la génération d’après. La fille d’un des trois fils. Médicomage donc intelligente, pas mariée donc… ou alors Fowl était le nom de son mari. Pourquoi n’avait-il pas pensé avant à cette hypothèse ?

    « Je me sens très bien, merci. Je suis juste un peu fatigué. »

    Nouveau sourire.

    « Et aux dernières nouvelles, je suis déjà sur pieds. A moins que je ne lévite. »

    La jeune sang pur rougit soudain sans qu’il puisse en connaître la raison et, pour ne pas la gêner, l’écossais arrêta de la dévisager pour laisser ses yeux clairs parcourir les lieux familiers. Bien qu’il soit immobile, il restait constamment en mouvement. Ses doigts pianotaient sur le bar, ses yeux détaillaient son environnement avec autant de précision que ceux d’un rapace, il se frottait la nuque, humectait ses lèvres, faisait passer son poids d’un pied sur l’autre…pas par nervosité mais simplement parce qu’il avait toujours eu du mal à rester statique et que la fatigue faisait privilégier la nature à l’éducation.

    « Faites comme chez vous. Vous aurez un double des clefs avant ce soir. Par contre, il va falloir vous débrouiller pour les repas. Vous restez longtemps ? »

    Probablement le temps de le « remettre sur pieds ». Mais comme il l’était déjà, ce n’était pas vraiment la peine. Histoire de faire quelque chose, le mangemort alla chercher les sacs de la jeune femme devant la porte et les porta jusqu’à sa chambre à elle, les posant au pied du lit. Il en profita pour sortir des serviettes propres qu’il plia sur une chaise toujours dans la même pièce. Il revint ensuite dans la cuisine et s’accouda au dossier d’un fauteuil. Il n’était pas question qu’il s’asseye.

    « Franchement, mauvaise foi et repos obligatoire mis à part, je ne me souviens plus. Enfin si vous considérez qu’une nuit complète signifie dans un bon environnement, voulu et de plus de six heures d’affilés. Je mange équilibré mais il m’arrive de sauter des repas de temps en temps, comme tout le monde j’imagine. Je n’ai pas grand-chose chez moi vu que je ne cuisine pas. Je ne suis jamais malade. La dernière fois que j’ai tourné de l’œil date d’une quinzaine d’années…quoique. Je me suis évanoui il y a huit ans mais c’était suite à une chute. Je suppose que cela ne compte pas. Le collier n’a rien à voir avec mon état et je ne suis pas autorisé à en discuter avec vous.»

    Rien de sec dans ses paroles, au contraire. Il avait adoucit au maximum sa rebuffade mais Morgane devait savoir qu’il était interdit d’y toucher. Si elle rentrait en contact avec le Lord alors que celui-ci ne le désirait pas ce serait une vraie catastrophe.

    « Merci »

    Il prit l’onguent qu’il regarda longuement avant de le reposer sur le bar. Comment on pouvait créer ça avec des morceaux de plante et d’animaux le dépassait totalement.

    « La brûlure guérira. J’aurais une cicatrice ? »

    Ce genre de choses restait lorsqu’on passait sous forme animagus et un aigle avec une marque sur le poitrail devenait plus facilement repérable. D’un autre côté, les animaux sauvages étaient souvent blessés donc ce n’était pas si grave que ça.

    « Mais bien sur. Et vous expliquerez au Lord pourquoi mon travail n’avance pas ? Vous êtes bien gentille mais ce n’est pas vraiment le moment. Alors vous me soignez, bien, mais n’espérez pas contrôler mon emploi du temps. »

    Son visage s’était fermé et sa voix refroidie. Même s’il restait aimable et posé, on sentait bien l’agacement. Contre le Lord plus que contre Morgane elle-même. Elle n’y était pour rien, elle aussi avait une mission à mener à bien. Mais il ne pouvait pas se reposer et avancer. Il ne pouvait pas stagner. Ergo, il n’était plus temps de dormir. Histoire de se calmer, il ferma les yeux et inspira longuement. Ce genre de réaction était ridicule, il en était conscient.

    « Je n’aurais pas du m’emporter, mettez ça sur le compte de la fatigue et oublions notre dernier échange. Vous ne pouviez pas dire autre chose et je ne puis vous obéir alors il est inutile de nous braquer. Observez moi à votre guise mais n’essayez pas de vous mettre en travers de ma route. S’il vous plait. »

    Ce n’était pas une menace, plus une prière. Pas qu’il lui ferait le moindre mal, ce n’était pas son genre mais il était tout à fait capable de transformer Miss Fowl en alambique s’il le fallait.

    « De toute façon je sais ce que j’ai. »

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    MessageSujet: Re: "Vous etes mort et je suis là pour vous soigner."[Cad]   Ven 18 Sep - 22:46

    Comme prévu le nom de Morgane parla pour elle. Le mangemort y prêta suffisamment d’attention pour se renseigner sur ses liens avec les Fowl. Quoi de plus normal ? Le contraire eu été étonnant, après tout Morgane avait toujours eu l’habitude d’être tenue en estime grâce à ça.

    « Exactement. »

    Un autre adorable sourire. Juste assez aimable pour ne pas être prétentieux. On pouvait lire sur le visage de Stark le respect auquel la jeune femme était habituée. Il serra sa main avec vigueur, c’est ce genre de détails qui vous montre qu’on vous prend au sérieux. Même si vous êtes une femme, jeune et diplômée. Débutante. Ne ricanez pas les préjugés perdurent, particulièrement dans le milieu que fréquente Morgane. Une chose jouait en sa faveur : Elle était envoyée par le maître. Le lord. Le big boss. Aucun mangemort n’oserais ricaner face à un choix de son maître. Du moins aucun mangemort lucide.
    L’anglais se présenta, William ? Tiens donc. Elle n’avait jamais eu connaissance d’une paire de Stark. Elle s’autorisa un sourire mi-figue mi-raisin et hocha la tête. Elle aussi était enchantée de faire sa connaissance. Cela allait de soit. D’autant plus qu’en arrivant ici elle en apprenait de belles.


    « Un peu fatigué ? »

    Morgane arqua un sourcil, soit cet homme était un sot soit il était borné. Par égard pour ses mythes personnels Morgane pencha pour la seconde solution et reprit d’un ton légèrement moqueur.

    « Euphémisme. »

    Il était clair que le mangemort ne lévitait pas, il avait également très bien saisit le sens de la remarque. Morgane avait reprit son observation minutieuse, l’agitation d’un « patient » ne lui échappa pas, évidemment. Penser à lui en tant que patient était bien plus simple et moins propice aux rougissements. La jeune médecin aurait donc peu de chance de se désintéresser de sa mission.
    N’oubliez pas qu’hormis son court mariage Morgane n’avait jamais partagé la demeure d’un homme. C’était une situation plutôt gênante pour une jeune femme ayant reçut son éducation. Evidemment on oubli les années Poudlard. C’est complètement différent une bande d’adolescent et un homme adulte. Elle chassa ses pensées embarrassantes d’un geste dans ses cheveux.


    « Merci. Je resterais aussi longtemps que vous en aurez besoin. » Précision inutile. Elle reprit histoire de se rendre agréable : « Et j’ai très envie de visiter Berlin. »

    Un sourire. Ce genre de traits d’humour son ceux qu’il était bon de dispenser lors de mondanités. N’avait-elle pas apprit que ça ? « William » était un patient, un patient de haut vol puisque c’était le grand patron qui l’envoyait ici. La camaraderie n’était donc pas envisageable.
    William répondit à ses questions sans énervement, peut-être avait-il été un peu sec en parlant du collier. Morgane reteint une moue désapprobatrice, masque de neutralité sur lequel était posé un sourire avenant. Le diagnostic était simple : surmenage. Pourquoi n’avait-on pas simplement envoyé un médicomage allemand ? Qu’importe cette mission éloignait Morgane de l’Angleterre et même si ceci n’était rien d’autre qu’une fuite, Merlin que c’était reposant ! William, Cadfael Stark pouvait bien être insupportable ça serait toujours mieux que Londres
    .

    « La brûlure guérira c’est certain, si elle est causé par un artefact il est possible que je doive m’y pencher plus sérieusement, mais rien d’impossible. » Le sourire rassurant et typique du médecin étira ses lèvres. « Vous ne devriez pas conserver de cicatrices. »


    Morgane reteint sa prétention et n’ajouta pas qu’il était évident qu’un médicomage de son niveau était capable de lui rendre un torse vierge. Tsssk. Rien de ces remarques ne transparut sur ses traits.
    Aa l’évocation d’un arrêt de travail le comportement de son hôte changea du tout au tout. D’accord, pas du tout au tout, William se montra légèrement plus virulent. Rien de grave. Morgane resta on ne peut plus neutre.


    « Très bien je vous suivrais donc. »


    Implacable. Morgane était une Fowl, elle n’avait en aucun cas l’habitude des rebuffades. On la contredisait peu en partie à cause de son nom, en partie grâce à son efficacité. La seconde s’appliquant à son travail.
    Morgane avait répondu trop vite, plus touchée par l’attitude de son hôte qu’elle ne l’avait laissé paraître. Il s’excusa et elle répondit aussi aimablement qu’elle avait engagé la conversation :


    « Il n’est pas question de vous gêner dans votre travail. Seulement de mener à bien le mien. Je vous accompagnerais donc pendant les prochaines 24 heures. Faites moi signe lorsque j’aurais à m’éclipser. »

    Il n’y avait pas de refus admissible. S’il le fallait elle saurait lui montrer combien elle avait raison. En invoquant l’impatience du Lord par exemple.
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    MessageSujet: Re: "Vous etes mort et je suis là pour vous soigner."[Cad]   Ven 16 Oct - 17:31

    Les choses se passaient aussi bien qu’il était possible, compte tenu des circonstances. Contrairement à ce qu’il craignait, le médicomage ne s’était pas drapé dans l’autorité de leur Maître commun pour l’obliger à faire tout ce qu’elle voulait de lui. Elle aurait pu, ils savaient tous les deux qu’il n’aurait pas eu d’autre choix que d’obéir. Mais non, elle restait calme malgré ses provocations, plaisantait même avec lui sur son état de fatigue, le rassurait et acceptait ses compromis.

    En gros, le contact passait bien. Il avait surprit un ou deux éclairs d’admiration quand elle le regardait et sa légère surprise quand il s’était présenté mais elle avait eu la présence d’esprit de ne pas faire de commentaires. La seule chose gênante était qu’elle logeait chez lui. Pas pour les rapports secrets qu’il faisait régulièrement, tout était codé et dissimulé de façon à ce qu’aucun accident n’arrive. Et puis elle ne semblait pas du genre à tout fouiller. Les Fowls étaient des Serpentards de nature, donc ambitieux et peu téméraires, il ne risquait rien de ce côté-là. Non, le problème était une question de réputation. Et que deviendrait la sienne si l’on apprenait qu’il hébergeait une femme seule et non mariée ? Pas qu’il ait prévu de lui faire quoique ce soit, non, il aimait trop sa fe…Klarissa pour ça. Mais il s’était donné beaucoup de mal pour se faire passer pour un homosexuel (comment les gens pouvaient gober un truc pareil, berk) et il n’avait pas envie de se retrouver à nouveau la proie de battements de cils imparfaits et pseudo-aguicheurs. Bref. Il n’avait pas le choix et la jeune femme n’y était pour rien dans sa condition, mieux valait donc passer à autre chose. Organiser la journée paraissait intelligent, il se força donc à parler avec plus d’enthousiasme qu’il ne le ressentait réellement.


    « Bon, et bien, vous devez être fatiguée pas votre nuit, vous n’avez pas dormi je suppose. Ma… »

    Sa voix mourut avec son sourire. Il détourna la tête et, pour éviter un malaise, s’assit finalement sur le canapé, toujours bien en vue de la jeune femme. Il reprit, moins énergique, le regard un peu dans le vide.

    « Enfin, je suppose que ces potions »

    Il s’interrompit à nouveau. Il avait parlé gallois presque sans s’en rendre compte et la mangemorte ne devait rien avoir compris. Gêné de montrer tant de faiblesses en si peu de temps, il se frotta la nuque et reprit, en anglais cette fois.

    « Enfin, je suppose que ces potions ne se font pas toutes seules. Ce n’était pas le cas lorsque j’étais à Poudlard, malheureusement. »

    Il essaya de sourire, sans réel succès, haussa les épaules et reprit.

    « Allez vous reposer quelques heures. Je ne bougerais pas d’ici, je vous le promets. Puis, on passera à mon bar, histoire de le fermer correctement – cela m’ennuierait qu’il explose ou qu’un habitué force la porte – et nous pourrons aller visiter Berlin. En échange vous me donnerez des nouvelles de l’Angleterre. Cela vous convient-il ? »

    Machinalement, il prit un dossier qui traînait là, plus pour s’occuper que par provocation et l’ouvrit. Il lui fallu quelques secondes tout de même pour arriver à déchiffrer un code qu’il lisait d’habitude sans même y penser et prendre un parchemin qui se trouvait pourtant devant ses yeux. Depuis quelques temps tout devenait très compliqué. Même dormir. Surtout dormir.

    « Il y a des endroits qui vous intéressent particulièrement à Berlin ? Des lieux en Allemagne en général que vous aimeriez voir ? »

    Ça lui était égal lui, d’aller là ou ailleurs. En cinq ans, l’attrait de la nouveauté avait beaucoup perdu même s’il était évident qu’il n’avait pas tout vu, de loin.

    « Il y a un très joli parc en centre ville si vous aimez. Sinon, le tour des monuments habituels, le Sony Center, l’East Side Gallery, le quartier des artistes si vous préférez hanter les galeries d’art, même un hôpital. »

    Il avait ajouté le dernier trait en souriant, presque curieux de savoir ce qu’elle allait choisir. Il y avait évidemment bien d’autre chose dans la capitale, les allemands ne laissaient rien au hasard. Lui non plus. D’ailleurs il était déjà en train de diviser son plan de travail en deux. A droite pour noter les désiderata de son invité, à gauche pour prendre des notes sur cet aspirant mangemort un peu douteux dont le dossier lui était parvenu.

    « Nous ne rentrerons pas tard, il y a quelque chose que je dois vous montrer ce soir. C’est une surprise. »

    Un coup de tête aussi mais après tout, Morgane n’était-elle pas une expatriée elle aussi ?

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