Forum de jeu de rôle sur l'Europe post-potterienne.
 
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     Prémices... [libre]

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    Dietrich von Wyssenbach
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    MessageSujet: Prémices... [libre]   Lun 2 Fév - 2:15

    Le silence était total, l'atmosphère figée... Les ruelles sombres de l'allée des Embrumes semblaient comme hors du temps, déconnectée de toute réalité, froides et mortes. Aucun magicien, aucune présence. Seulement une sorte de peur et d'effroi, artificiel l'un comme l'autre, qui saturaient de tension l'air nauséabond et humide du quartier le plus sombre de Londres.

    Il était midi.

    12h05, une silhouette s'avance... puis quatre autres, qui, à la suite de la première, forment un cortège morbide, dont l'avancée est lente mais déterminée. La peur devient alors terreur, et l'effroi se mue en panique. La magie noire, dans sa forme la plus subtile, est à l'oeuvre. Le flot d'individus s'écoule doucement. Un mouvement de l'homme de tête indique aux autres de se disperser. Les quatres suivants s'exécutent... ils bifurquent l'un après l'autre dans des directions différentes, puis s'enfoncent peu à peu au coeur des ombres. Manifestement dans leur élément, les sorciers flottent et glissent dans cette nuit éternelle plus qu'ils ne marchent. Un rire désincarné retentit. Puis le silence s'établit à nouveau, plus profond encore qu'auparavant. La magie s'estompe... la panique cède sa place à l'effroi, la terreur à la peur. De longues minutes se succèdent les unes aux autres. Plus rien ne se passe.


    - Wirklich? Dafür gibt es also keine Alternativ!? Ihrer Meinung nach soll ich hier bleiben und warten... bis eine Person mir die Auskunft die ich suche gibt?!... Pesch. Das wird nicht einfach sein. Habe ich nur eine Chance solch eine Person zu finden?

    Dietrich avait martelé son discours avec morosité. Il était à présent certain que sa tâche s'avèrerait plus compliqué que prévu. Comme si les partisans du nouveau premier ministre britannique se cachaient encore dans les ruelles sombres de l'allée des embrumes... Non, désormais, ils régnaient en maître sur l'Angleterre, agissant en fidèles fonctionnaires, ne rendant compte qu'à celui-dont-on-ne-prononce-plus-le-nom-depuis-longtemps. Atteindre le Lord et lui délivrer un message n'aurait rien d'une partie de plaisir. Il faudrait jouer serré, et éviter les fausses pistes. Nombreux étaient les sorciers de bas-étages, qui, dans ce lieu pourri, n'hésiteraient pas à mentir au jeune allemand dans le simple but de l'extorquer, d'une manière ou d'une autre. La prudence étaient de mises. Von Wyssenbach ne savait même pas si son actuel interlocuteur ne le trompait pas en ce moment même. Ici, mainteant, il n'y avait plus personne à qui il était possible de se fier. La suspicion était de mise, partout, tout le temps. Le petit homme qui trottinait à côté du journaliste allemand, encapuchonné, répondit dans un anglais limpide et net:

    - I think, you should maybe ask Mr. Erdogan. He is quite a powerful wizard, and he always pretended that he liked our Lord. He has been living here from very long, and ... Well, you'll see. I have to let you now. Have a nice day, Mr. Von Wyssenbach. And, please, be careful...

    Le bonhomme adressa un clin d'oei à Dietrich, puis se volatilisa l'instant d'après, en transplanant. Certes, il lui avait parlé d'un type qui pourrait éventuellement le mettre sur la voie, un certain Erdogan, mais il ne lui avait pas dit où trouver ce sorcier. Hors, l'allée des embrumes était vaste et les mensonges y foisonnaient. Le prénommé Erdogan ne serait pas facile à localiser. Si tant est qu'il existait bel et bien.

    L'aristocrate allemand, quelque peu dépité, se lança alors dans le repérage des lieux. Sa tête balaya la ruelle dans laquelle il se trouvait, son regard vif aux aguets, à la recherche d'un indice. Qu'est-ce qui avait décidé la source de Dietrich à décamper si prestement, y avait-il un danger à redouter?! En apparence, non... Pas le moindre! Hormis peut-être le fait que tout étaient ici anormalement calme.

    Vaguement inquiet, Dietrich n'était pas sûr de tout comprendre. Il avait mis les pieds dans la plus grande dictature d'Europe et malgré cela...

    Tout à coup, un pressentiment mit mal à l'aise le magicien allemand. Dietrich fit aussitôt demi-tour, et se trouva nez à nez avec un sombre personnage, enveloppé d'une cape fine, chaussé de bottes en cuir de dragon, l'air méfiant. Le journaliste esquissa un semblant de sourire, puis osa une formule de salutations.


    - ... Bonjour... Vous êtes?!


    Et instinctivement, la main droite du garçon, pâle mais ferme, se dirigea vers la poche de son pantalon qui renfermait sa baguette magique. Toutes les éventualités devaient être prises en compte. Y compris celle d'un futur affrontement. Le regard courtois, Dietrich von Wyssenbach n'en demeurait pas moins prêt à réagir au moindre geste suspect de l'autre...

    Hj traduction des dialogues:

    1:- Wirklich? Dafür gibt es also keine Alternativ!? Ihrer Meinung nach soll ich hier bleiben und warten... bis eine Person mir die Auskunft die ich suche gibt?!... Pesch. Das wird nicht einfach sein. Habe ich nur eine Chance solch eine Person zu finden?

    1': - Vraiment? Il n'y a donc pas d'alternative? A votre avis, je devrais rester là et attendre, attendre jusqu'à ce que quelqu'un me donne le renseignement que je cherche?! Mince. Ca ne sera pas facile. Ai-je seulement une chance de rencontrer une telle presonne?

    2:
    - I think, you should maybe ask Mr. Erdogan. He is quite a powerful wizard, and he always pretended that he liked our Lord. He has been living here from very long, and ... Well, you'll see. I have to let you now. Have a nice day, Mr. Von Wyssenbach. And, please, be careful...

    2': - Je pense que vous devriez peut-être interroger Monsieur Erdogan. Il est un magicien plutôt puissant, et il a toujours prétendu qu'il aimait le lord. Il vit ici depuis très longtemps, et... Enfin, vous verrez. Je dois vous laisser maintenant. Passez une bonne journée, Monsieur de Wyssenbach. Et je vous en prie... soyez prudent. Hj


    Dernière édition par Dietrich von Wyssenbach le Ven 13 Fév - 16:58, édité 1 fois
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Lun 9 Fév - 22:27

    Il était aux environs de midi.
    Le soleil avait beau être à son zénith rien ne réchauffait l'allée des Embrumes. L'endroit avait-il été conçut avec une constante couche nuageuse destinée à arrêter le soleil ? Non puisque ici et là quelques rayons éclairaient les pavés. Non c'était probablement la magie noire qui suintaient de chacune des pierres combattait la chaleur de l’astre. Passons, l’allée était vide, étrange à cette heure. Elle n’allait probablement pas tarder à se remplir.

    Un « plop » retenti et Morgane se matérialisa dans l’allée. Encapuchonnée et soulagée, elle n’avait qu’à avertir un Allemand trop curieux qu’il n’était pas réellement judicieux de tenter de contacter le Lord. Un sourire étira ses lèvres. Seul le bas de son visage était visible et il n’était pas question de s’attarder dans l’endroit, elle n’avait pas sous le bras la panoplie du petit mangemort.
    Sa marque s’était mise à brûler alors qu’elle finissait de remplir un dossier, Merlin existe son « intervention » serait rapide et n’impliquerait pas d’ôter la vie d’un innocent. Enfin il faudrait pour ça que l’Allemand ne s’entête pas. Bref, une question persistait quelles étaient les motivations de l’inconscient ? Croyait-il réellement passer inaperçu dans ce pays ? L’endroit le mieux gardé du monde, le Lord avait des yeux et des oreilles partout. Des yeux et des oreilles aussi fiables que les siennes. Qui oserait le trahir alors que l’Ordre était si faible ? Oui l’Ordre existait encore, vous savez ce qu’on dit du Phénix n’est-ce pas. Il renaît de ses cendres. Les mangemorts en étaient simplement à balayer les cendres. Non, vraiment Morgane trouvait absurde de vouloir échapper au regard de son maître. Absurde et inconsidéré.

    La mangemorte repéra son homme conversant avec ce qui devait être son informateur. Elle ne chercha pas réellement à reconnaître la source de l’allemand : Ça ne faisait pas parti de ses ordres et la mangemorte ne faisait pas parti de ceux qui en font plus pour être dans les grâces de leur maître. Aurait-elle juré fidélité si ce n’était Edward qui l’avait accompagné ? Certainement elle était trop lâche.
    Sa lâcheté ne semblait pourtant pas existante lorsqu’elle se planta dans le dos de celui qu’elle supposait être l’Allemand. L’homme fit volte face et, après un rapide, étonnement adressa un sourire hésitant à Morgane. Celle-ci lui adressa un sourire aimable alors qu’il détaillait ce qu’il pouvait voir d’elle : Une cape fine et des bottes.


    « - ... Bonjour... Vous êtes?!

    - Pressée. Mr Von Wyssenbach, n’est-ce pas ? »

    Morgane tendit la main vers son interlocuteur, une main fine et blanche. Déçu l’allemand ? Tu n’a pas affaire à un grand et dangereux mangemort. La méfiance reste de mise c’est vrai, Morgane nota la main de l’homme qui s’était rapprochée de l’endroit où devait se tenir sa baguette. Il n’était donc pas totalement inconscient. La main qu’elle avait tendue ne visait qu’à détendre l’atmosphère déjà trop étrange. Cependant, elle-même tenait déjà fermement sa baguette sous sa cape.
    La mangemorte reprit d’une voix calme et sans anomisité.


    « Je crois que nous avons à échanger et j’ai peu de temps. Que voulez-vous exactement ? »

    Les présentations étaient inutiles, l’attitude de Morgane clamait suffisamment son appartenance pour qu’elle ne s’étende pas sur le suget.

    [ J'espère qu'une Mangemorte sans convictin te va ?]
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Jeu 12 Fév - 17:16

    La femme toute de noir vêtue esquiva habilement l'invitation à se présenter que lui avait adressée Dietrich. Manifestement, elle préférait demeurer discrète, et tout indiquait qu'elle avait raison d'agir de la sorte. L'Allemand songea qu'il aurait peut-être été vaguement préférable pour lui d'user de la même prudence à l'égard de son interlocutrice. Néanmoins, ça semblait peine perdu. L'inconnue savait d'ores et déjà qui il était. Nul doute qu'elle avait aussi eu vent de l'ambition du jeune aristocrate. Lorsque la femme tendit enfin une main pâle vers Dietrich, en guise de salutation, ce dernier effectua un pas en arrière, sans lâcher du regard la très vraisemblable mangemort qui lui faisait face.

    - Dietrich von Wyssenbach, c'est exact.


    Ces mots avaient été prononcés avec fermeté et froideur. Ils ne signifiaient qu'une chose: "Mangemort ou non, charmante inconnue, ne me défiez plus de vos frasques". Enchainant son discours sur le même ton impérieux, sec et froid, le garçon précisa:

    - Je n'ai pas pour habitude qu'on me nargue et qu'on contourne mes questions. Je suis journaliste. J'aime les réponses claires. Venons-en à ce qui motive ma présence ici.

    Votre Seigneur intrigue le monde... et il intrigue de ce fait l'Allemagne. J'aimerais que le Lord m'accorde une interview exclusive, qui paraitra massivement dans les journaux allemands. En retour de cette exclusivité, je n'ai qu'une chose à offrir: ma neutralité et mon objectivité. Si vous acceptez, vous me permettrez de satisfaire la curiosité du peuple allemand, et en retour, je vous offre une tribune immense. Saurez-vous exploiter cette chance?!


    Von Wyssenbach conclut de la sorte son petit énoncé, avec une pointe de provocation dans la voix. Si l'inconnue acceptait d'entrer en matière, il aurait peut-être une chance de finalement rencontrer Lord Voldemort, le plus craint des magiciens contemporains.

    - ... Vous allez m'offrir une chance de le rencontrer, n'est-ce pas?

    Acheva-t-il, en observant toujours la main tendue de la jeune femme, et son autre bras, dissimulée sous le tissu de sa cape.
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Dim 15 Fév - 23:25

    La surprise passée l’Allemand attaqua sans attendre. Il avait un but et il semblait vouloir l’atteindre. Pourquoi passer par l’allée des embrumes alors ? Son informateur était-il doté d’un humour particulièrement noir ? Ou l’Allemand s’était-il simplement fait embobiné ? Probable. La présence de Morgane ici pouvait s’écourter rapidement, l’ennui est qu’il fallait que son interlocuteur comprenne que le Lord ne le recevrait pas. Quel intérêt avait-il à paraître dans un journal quelconque ? Ne parlait-on pas déjà de lui ? Il n’avait certainement pas le temps d’accorder la moindre interview, encore moins l’envie. Enfin, s’avancer sur les désirs de son maître n’était pas dans les cordes de la jeune femme. Elle réprima donc rapidement cette idée. Elle ne pouvait prétendre le connaître, n’en avait pas la moindre envie. Vraiment pas la moindre et si elle avait put elle aurait tout simplement conseillé à l’Allemand de rebrousser chemin avant qu’il ne lui arrive quelque chose de fâcheux.
    Oui, Morgane n’imaginait pas que connaître le Lord apporte quelque chose de bon à quelqu’un. Vraiment.

    Von Wyssenbach lui servit son speech. Morgane resta stoïque, il croyait la convaincre là ? Amusant, l’Allemagne était donc intriguée par le nouveau ministre anglais. L’Allemagne envoyait un journaliste, seul qui plus est, pour recueillir les propos du Lord. Peu crédible, il agissait probablement de son propre chef. D’ailleurs ne lui avait-on pas demandé de se renseigner sur le dit journaliste ? Sûrement, si.
    Et « von » ne serait pas la particule Allemande signalant le rang du journaliste ? Si. Un sourire étira les lèvres de Morgane. Elle était peut-être tombée sur un aristocrate avide de pouvoir, un aristocrate qui voudrait se rallier à la cause du Lord. Ou la combattre, tout aussi possible d’ailleurs.


    « - ... Vous allez m'offrir une chance de le rencontrer, n'est-ce pas?

    - Est-ce seulement en mon pouvoir ? »

    La mangemorte laissa retomber sa main sans gêne, la méfiance du journaliste se comprenait. Elle n’aurait probablement pas été plus polie, d’ailleurs elle ne s’était pas présentée. Un sourire appuya les paroles de Morgane, semblant les contredire. Elle n’allait pas lui annoncer de but en blanc que non, le Lord ne recevrait pas un clown Allemand. D’ailleurs rien dans l’expression de la jeune femme ne trahissait cette idée. Elle avait soigneusement verrouillé son esprit, doutant que Von Wyssenbach soit aussi bon légilimen que son maître.
    Elle se remit à marcher doucement incitant l’Allemand à la suivre par cette attitude, il la suivrait, elle était peut-être la solution de ce qu’il était venu trouver.


    « L’Allemagne serait donc seulement curieuse à l’égard du Lord ? »

    L’attitude de Morgane n’avait pas changée depuis son arrivée, dénuée d’animosité apparente. Son ton restait détaché et neutre. Elle n’était là pour exprimer la moindre émotion, se renseigner et renseigner à son tour. Tout pouvait très bien se passer.

    « Vous dites offrir votre neutralité ainsi que votre objectivité, mais quelles sont les questions soulevées ? Il y a nécessairement quelque chose qui pose question si nos voisins sont intrigués. »

    Morgane jeta un regard à côté d’elle, vérifiant que le journaliste n’était pas loin. Il n’était pas indispensable de rester mobile, mais l’allée par son ambiance incitait à ne pas rester immobile trop longtemps.
    Connaître les réelles intentions du journaliste n’était pas superflu et Morgane amorça en douceur son inquisition. Son sourire s’étira, aimable demoiselle. Combien de temps allait-elle le faire mariner ? Pas si longtemps, elle avait un travail voyez-vous. Elle consulta un instant une montre à gousset sortie de sous sa cape. Elle avait encore du temps. La rangea sans rien exprimer cependant.
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    Dietrich von Wyssenbach
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Lun 16 Fév - 16:11

    Il y avait quelque chose d'horriblement contrariant dans les réponses de la sorcière que Dietrich venait de rencontrer... A chaque fois, qu'elle intervenait suite à un questionnement du jeune aristocrate, les réponses qu'elle formulait se muaient en de nouvelles interrogations ou en énoncés sibyllins, sans qu'il ne soit possible de tirer grand chose de cette rhétorique, à la fois audacieuse et agaçante. L'Allemand en venait presque à se demander s'il ne fallait pas saisir le noeud qui s'étalait devant lui par un autre bout, par exemple en partant à la recherche d'une autre source, afin d'obtenir cette fois un semblant de résultat. Il n'est jamais agréable de se sentir et de se savoir manipuler par autrui. Surtout lorsque l'on sait que l'autre est habile, et que, quoi qu'il advienne, la lutte verbale sera rude, et les chances d'inverser la tendance infimes. La mangemort paraissait en fin de compte exécuter une mission qui n'avait rien à voir avec le fait de le renseigner lui. Elle devait probablement chercher à en savoir plus sur le "bosch", ce curieux journaliste étranger! Qui était-il? Que voulait-il? Pourquoi? Quelle menace représentait-il?...

    S'adonnant à cette réflexion, Dietrich n'arrivait pas à trancher la question de la stratégie à adopter au final. Il opta donc pour un moment de réflexion supplémentaire, et décida de s'engager à la suite de la magicienne alors qu'elle s'était mise en mouvement. En redoublant de prudence, Von Wyssenbach saurait se prémunir des risques qu'il encourait un moment encore! D'ici là, il aurait un plan en tête, saurait qu'entreprendre, et comment l'entreprendre.


    « L’Allemagne serait donc seulement curieuse à l’égard du Lord ? »

    La jeune femme laissa s'écouler quelques secondes, sans doute dans l'espoir que le journaliste lui livrerait une réponse. Voyant qu'il ne s'y résolvait pas, elle enchaina...

    « Vous dites offrir votre neutralité ainsi que votre objectivité, mais quelles sont les questions soulevées ? Il y a nécessairement quelque chose qui pose question si nos voisins sont intrigués. »

    A nouveau, bien des secondes s'écoulèrent avant que quelqu'un ne se décida à nouveau à parler. Conscient du fait que son entretien allait virer court s'il ne mettait pas un terme à son mutisme, Dietrich se résolu à la parole, à la parole réfléchie. Alors que les deux silhouettes se mouvaient dans les ruelles glauques de l'allée des embrumes, la voix grave et posée de l'aristocrate martela un propos volontairement provocateur.

    - Madame, vous manoeuvrez avec suffisamment d'aisance cette discussion pour que les interrogations qui sont celles du peuple allemand vous apparaissent de manière explicite, sans que vous n'ayez besoin de mon humble personne pour vous faire la lecture de ce qui se trouve dissimulé entre les lignes. Nous perdons notre temps. Depuis quelques minutes, j'ai l'impression atroce que vous cherchez à me saisir, mais je ne peux m'y résoudre. De votre côté, vous avez semble-t-il pris les mêmes résolutions.

    Dois-je en conclure que cette discussion s'achève?


    déclara l'Allemand, d'un ton courtoi mais ferme!

    Au devant, à quelques 50 mètres, des sorciers à l'allure négligée semblaient discutés d'affaires courantes. Le couple de marcheur se dirigeait vers eux, et l'idée qu'il puisse s'agir d'adversaires encouragea Dietrich à ne plus lâcher sa baguette.

    Dans tous les cas, pour l'heure, ce qui importait le plus au journaliste se résumait à : Préserver le secret relatif à son statut d'Augen, arracher autant d'informations que possible à l'inconnue, faire valoir une certaine crédibilité auprès de la jeune femme, s'assurer de la véritable mission de cette dernière.

    D'un mouvement du bras gauche, l'aristocrate propulsa une de ses mains à la hauteur de ses cheveux, qu'il recoiffa en hâte, en même temps qu'il s'était immobilisé. Très calme en apparence, Dietrich se tenait prêt à dégainer sa baguette en une fraction de seconde. Sa dernière intervention devait faire tomber les masques... Hors, ce genre d'innitative pouvait très bien aboutir à une facheuse conclusion.
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Jeu 26 Fév - 21:05

    Le journaliste sembla devenir muet durant quelques instant, laissant Morgane attendre sa réponse. Etrangement cette attitude amusait la mangemorte plus qu’elle ne l’agaçait. L’allemand commençait à titiller la curiosité de Morgane, elle avait pour une fois une mission agréable. Amusante. Converser avec un journaliste sans rien apporter comme informations. Evidemment la sorcière était consciente que son interlocuteur se lasserait vite si elle ne lui laissait pas un léger espoir de réussite. L’idée qu’il semblait avoir fait le voyage seul jusqu’à la capitale Anglaise laissait pourtant entendre qu’il était déterminé.

    « Dois-je en conclure que cette discussion s'achève?

    - Vous devez comprendre que obtenir un entretien avec le ministre n’est pas chose aisé, pas plus que courante. »

    Le ton qu’avait employé la sorcière à l’évocation de son maître recelait un étrange mélange de respect et de réticence facilement interprétable comme de la peur.
    Il était évident que tout deux connaissaient les questions que soulevaient la politique du Lord noir. Personne ne pouvait ignorer la condition des sang-mêlé en Angleterre. Ne parlons pas des né-moldu. Avaient-ils seulement une condition ? Des elfes de maison étaient parfois plus estimés que les sorcier « mal né ». La bouche de Morgane s’affaissa une seconde durant. Il n’était pas question de faire part de ses états d’âme à un Allemand inconscient et trop téméraire.

    Von Wyssenbach remarqua un groupe d’individus échangeant à quelques dizaines de mètre d’eux. Morgane ne leur accorda aucune attention sachant que ça aurait probablement été une erreur. L’allée des embrumes restait le summum de l’insécurité dans un pays où la sécurité n’était plus qu’une valeur arbitraire sinon abstraite. L’allemand s’arrêta pourtant, Morgane aurait put ne pas se plier à cette attitude. Continuer son chemin aurait probablement fait comprendre au journaliste que le ministre ne souhaitait aucune interview. L’ennui étant que ça ne l’aurait pourtant probablement pas découragé. Pire, il aurait pu abandonné la piste qu’elle incarnait et couper ainsi tout dialogue. Ça ne l’aurait pas dérangée à proprement parler, mais échouer à une mission pouvait s’avérer plutôt ennuyeux. D’autant plus ennuyeux quand on était aussi inefficace qu’elle sur le « terrain ». La sorcière s’arrêta donc à l’instar de son interlocuteur.
    Ignorant l’allusion de l’allemand quand à l’anonymat relatif conservé par chacun elle reprit d’un ton toujours teinté d’amabilité.


    « Je peux comprendre votre ennuis quand à la situation, mais vous ne pouvez ignorer qu’on ne peut espérer apprendre quelque chose du Lord sans se dévoiler. Il est particulièrement occupé comme vous devez le savoir. »

    Morgane fixa le journaliste, son visage toujours dans l’ombre de sa cape, seul son sourire transparut.

    « Un journaliste Allemand arrivant seul avec dans l’idée de s’entretenir avec le Ministre Anglais. Seul et jeune, votre nom ne résonne pas à nos oreilles comme celui d’un incontournable journaliste. Nous n’avons pas l’intention de vous empêcher de le devenir.. »

    Son sourire s’élargit face au double sens de cette phrase. Sous entendant la possibilité d’un entretient comme le danger de sa présence ici.


    « Nous avons seulement quelques garanties à obtenir par avance. Vous devez, je m’en doute, être conscient de cet état de fait puisque vous êtes venu, ici, plutôt qu’au Ministère. »


    L’attitude de la sorcière n’avait pratiquement pas évolué, elle laissait sous-entendre qu’il obtiendrait ce qu’il convoitait sans lui offrir de garanties. Garanties qu’elle-même réclamait. Toujours à quelques mètres d’eux, le groupe de sorciers conversait avec animation. Morgane ne s’en inquiétait pas, si elle répugnait à se battre injustement, elle n’hésiterait pas à calmer ses sorciers. La situation était encore loin de cette éventualité pourtant elle n’était pas négligeable, tout changeait trop rapidement dans l’allée.

    Morgane attendat patiemment qe l'allemand réagisse, qu'il lui offre quelques informations. Elle avait du mal à ne pas regretter d'être légilimen, les choses auraient été plus rapide. Moins drôle évidemment, elle n'aurait pas pu faire tourner le journaliste en rond. Non, elle aurait violé son esprit à la recherche des infrmations qu'elle espérait tout en lui annonçant que tout entretient avec le Lord n'était qu'espoir stéril. Qu'il était préférable pour lui qu'il fiche le camp, à moins que les informations ne fussent importantes.
    Oui, les choses auraient été bien moins distrayantes. De plus, Morgane n'était pas légilimens, la question ne se posait donc pas. La sorcière écarta cette idée de son esprit sans avoir exprimé le moindre agacement.
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Dim 8 Mar - 0:54

    Les provocations du jeune magicien allemand n'avaient pas l'effet escompté, loin de là. Pour l'instant, l'envoyée du Lord se contentait de les ignorer aussi totalement que possible. Elle articulait en guise de réponse quelques phrases toutes banales, des inepties qui ressemblaient, finalement, à un magnifique emballage cadeau, cadeau à l'intérieur duquel on n'aurait trouvé que le vide. Désormais, Dietrich avait acquis plusieurs certitudes. Premièrement, il allait s'ouvrir à la jeune femme dans la mesure où il lui dévoilerait sa vision actuelle de la situation qu'il vivait. Avec un peu de chance, il aurait droit en retour à la même attitude. Deuxièmement, il s'empresserait de quitter les lieux, puisque ce qu'il avait à dire ne satisferait certainement pas Mrs. what's her name. S'attirer les foudres d'une sorcière inconnue dans une allée peu recommandable du Chemin de Traverse londonien n'avait rien d'enviable. Il faudrait donc déguerpir. Promptement, efficacement. Peut-être transplaner jusqu'à son hôtel, pour plier bagage et s'installer aussi vite que possible ailleurs. Puis recommencer. Lornger un autre informateur, lui arracher des informations, et aller plus avant. Sauf que la prochaine fois, ce serait forcément plus dur. Sa très vraisemblable future débandade motiverait le Lord à davantage le surveiller, et il n'enverrait pas qu'une personne à la prochaine tentative du journaliste.

    - Eh bien Madame... ce que vous débiter est fort intéressant, mais je pense que nous allons devoir nous en tenir à ces propos pour cette fois. Vous ne m'êtes, en l'occurrence, d'aucune utilité. Autant faire la conversation à un mur, c'est plus instructif et moins dangereux que de vous adresser la parole.


    Un sourire étira les lèvres du garçon, qui n'en resta cependant pas là...Après les fioritures ironiques suivies des banalités explicites, il parlerait plus sagement...

    - Ceci dit, vous m'apprenez tout de même deux trois choses, loin d'être inutiles. Manifestement, celui dont on ne prononce pas le nom ne m'accordera aucun entretien. Vous n'êtes pas là pour faciliter mes démarches, en fait, vous avez pour seule mission de vous renseigner sur ma personne. Tout ça, vous l'avez laisser sous-entendre dans vos premières interventions.

    La moindre parcelle d'information vous est précieuse, et en parlant actuellement, je sais que je me trahis déjà en parti.

    Ceci dit, peu m'importe, je suis prêt à en courir le risque. Mais je n'irai pas plus avant, car si pour l'heure je suis audacieux, en continuant, je deviendrais inconscient.

    Vous voyez, déjà, vous pouvez dresser un profil de personnalité me concernant. Quel idiot je fais!


    Dietrich s'exprimait sur le ton de l'amusement... Il y avait toujours en lui ce profond désir de provoquer. Il souhaitait induire chez l'inconnue un comportement qu'elle n'avait pas prévu de dévoiler, une facette de sa personnalité qu'elle aurait indusctablement préférée laisser hors de la portée du reporter étranger.

    Ce dernier d'ailleurs reprit la parole pour conclure comme suit:


    - ... Cependant dame, je vous en conjure, ne me faites pas rire plus que je ne ris déjà en me laissant supposer que le Seigneur des ténèbres à besoin de prendre des précautions me concernant. En comparaison à ses pouvoirs, les miens ne valent sans doute pas grand chose, et l'idée de me confronter à la force de votre Ministre ne me motive nullement. Mon seul but, ma seule véritable prérogative, c'est de rencontrer Lord Voldemort, et de lui poser quelques questions auxquelles il répondra comme bon lui semble. Ensuite, je n'espère qu'une chose. Revenir de cet entretien en un seul morceau.

    En conclusion, c'est plutôt à moi qu'il convient d'exiger des garanties...


    A prèsent que la mangemort allait devoir réagir à ce débit dense de paroles, l'Allemand extirpa sa baguette magique qu'il brandit de façon bien visible devant Morgane. Un seul mouvement douteux, et lui n'hésiterait pas à se volatiliser. Il avait d'autres pistes à sa disposition, et innombrables étaient les chemins qui menaient au Lord. En revanche, cette affirmation le concernant n'avait rien de vrai. Qu'allait faire la laconique magicienne?
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Sam 28 Mar - 1:18

    Comme prévu la patience du journaliste Allemand avait ses limites. Ils venaient de les atteindre, un effleurement peut-être. Suffisant pour lui faire changer de comportement. Il sembla, aux yeux de la mangemorte, perdre les quelques notions de prudence qu’il avait mit dans ses bagages en partant d’Allemagne.
    Evidemment les informations de Morgane n’en étaient pas, entre phrases sibyllines et interrogations, l’allemand ne trouvait certainement rien à écrire. Était-ce pourtant une raison pour le dire ? Annoncer à Morgane qu’elle lui était d’une totale inutilité. Lourde erreur si la sorcière n’avait pas apprit à refouler envies et colère pour mener à bien d’autres projets. Dans le cas présent le but premier était d’éloigner l’allemand, la deuxième clause à remplir était de lui soutirer quelques informations.

    Morgane nota pour elle-même que la réussite était, pour le moment, loin du compte. Nota également les expressions passées sur le visage de son interlocuteur. Il semblait avoir pris sa décision, fuir peut-être. Peu probable, il s’était tout de même lancé dans la gueule du loup. Conscient de son geste, d’après ses dires, et n’avait pas hésité à laisser son sort entre les mains d’une source bancale qui l’avait mené dans la rue la plus mal famée de Londres. Se rendit-il seulement compte de la chance qu’il avait eu de tomber sur Morgane ? Elle était en mesure de lui extirper les informations demandées à coup de doloris. Il était seul et sans grande influence, sa disparition influerait – au mieux- sur ses proches. Seulement Morgane ne lui infligerait pas le premier coup, l’ordre concernant les détails sur le journaliste était secondaire. Elle devait seulement le dissuader de venir ennuyer le Lord. Un rictus étira les lèvres de la jeune femme.


    « Vous n’avez pas tout à fait juste. Si en effet le Lord ne vous accordera pas d’entretien je ne suis pas là pour vous extorquer la moindre information. Avouez cependant que vos actions raviveraient la curiosité de bien des sorciers.
    Si vous tenez réellement à rencontrer le Lord je n’ai qu’une réponse à vous donner : Aller tout droit au ministère de la magie. Je doutes seulement que vos souhaits vous soient accordés. »


    Le ton du journaliste n’avait que peu d’effets sur Morgane bien qu’il soit entrain de faire naître un léger agacement. Un coup d’œil à sa montre confirma que la fin de cet « entretien » approchait. Pourtant, la sorcière reprit avec le même ton sûr et neutre dont elle avait usé durant toute la conversation.

    « Comme je vous l’ai déjà fait remarquer, le Lord est très occupé. On ne le rencontre pas sans s’être soumis à différentes étapes. Même les moldus agissent ainsi dans leurs propres ministères ! Au mieux vous pourrez obtenir les informations que vous espérez par un directeur de département. »

    C’est à ce moment que Von Wyssenbach sorti sa baguette pour la pointer sur Morgane. Si elle se figea, l’expression de son visage ne marqua pas plus de désappointement qu’un léger affaissement du coin de ses lèvres.
    Cette attitude révéla à la sorcière mieux que les mots la position de l’allemand face au régime Anglais. Depuis le début ses intentions, ses opinions, étaient visibles à travers ses actes.
    L’irritation venait de secouer les émotions de la sorcière et comme elle l’avait dit dès son arrivée : elle était pressée. Elle rouvrit la bouche pour que son départ ne soit pas interprété comme un acte de lâcheté, mais comme la simple fin d’un entretien singulier.


    « Sachez, Mr Wyssenbach, que ce n’est pas ma présence qui est dangereuse, mais votre attitudes et vos manières de faire.
    En vous méfiant de notre ministre et en usant des plus sombres chemin pour accéder à lui ne vous favorise pas. Sans parler de votre aptitude à vous emporter… Sur ce je vous souhaites bien de courage tant que celui-ci ne confine pas à l’inconscience. »


    Le « plop » caractéristique d’un transplanage résonna un instant dans la rue après que la mangemorte se soit volatilisée.

    [hehe Morgane est suceptible, désolée et puis désolée pour le retard u_u"]
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    MessageSujet: Re: Prémices... [libre]   Dim 29 Mar - 14:46

    Les évènements se précipitèrent une fois le changement de ton clairement adopté par Von Wyssenbach. La mangemort, renonçant à s'abandonner à quelques réactions purement émotionnelles , et donc stupides, ne broncha guère, bien qu'une pointe d'irritation ressortait à présent des quelques injonctives dont elle était la locutrice. Quelques phrases lui suffirent afin de faire passer son message: "Monsieur Von Wyssenbach, renoncez à vos plans, ils n'ont pas la moindre chance d'aboutir". Sans doute avait-elle raison.

    L'entretien se solda par la disparition subite de la jeune femme, qui se volatilisa en même temps que retentit le plop caractéristique des exercices de transplanage. Déçu, Dietrich savait son échec cuisant. Son enquête n'avançait pas, son séjour s'éternisait, et bientôt, il lui faudrait songer à rebrousser chemin pour l'Allemagne, même si, avant d'y songer, une dernière tentative d'obtenir des informations s'imposait.

    Maigre lot de consolation à cet entretien bâclé, l'Allemand avait fait la connaissance d'une partisane du Lord. Manifestement modérée, ou, dans tout les cas, assez intelligente pour dissimuler ses penchants fondamentalistes, elle ne semblait pas faire parti de ces clics d'extrémistes qui semaient coûte que coûte chaos et destruction sur leur passage. Réjouissante perspective. Ruminant quelques sombres pensées relatives à la très récente discussion, Dietrich prit la résolution de faire le compte de ce qu'il avait obtenu et céder dans ce dialogue.


    ~Voyons donc... je sais que c'est une femme, sans doute assez jeune, mais guère influençable. Elle est maligne, rusée et efficace, son identité, elle ne l'a pas révélée. Malgré le capuchon et les ombres sur son visage, je crois pouvoir affirmer qu'elle est brune, que son teint est pâle, extrêmement pâle, et évidemment, je peux sans autre arrêter le fait qu'elle est de petite taille. Enfin, notons que les précautions prises par cette inconnue trahissent néanmoins une chose: outre ses vêtements, je ne pense pas qu'elle revêtait le moindre déguisement de nature magique. C'est un bon point pour moi.~


    Le garçon, qui s'était immobilisé le temps de cette pensée, fixant encore le vide qu'avait laissé derrière elle la magicienne, opta finalement pour rengainer sa baguette magique et quitter aussi vite que possible l'allée des Embrumes. C'est d'un pas vif et décidé qu'il se mit en route vers l'extrémité de la ruelle, dépassant le groupe de magicien crasseux qui les épiait, lui et la jeune femme, tout à l'heure...

    ~Maintenant, bilan des pertes: La plus grande relève sans doute des précautions que je n'ai eu cesse de prendre pour éviter tout problème. Cela démontre je pense au minimum de la méfiance vis à vis du Lord. Elle est légitime, je pense qu'elle l'aura sans autre compris, mais j'ai peur qu'au delà de la méfiance elle ne voit au travers de mon action une certaine forme d'hostilité. Si c'est ce qu'elle pense, alors indiscutablement, j'ai perdu un sérieux avantage.

    Ceci dit, elle en a aussi appris sur mon côté impulsif, mon attente, très sérieuse, de résultats, ma détermination... Pour le reste, les déductions de cette jeune femme relèveront sans doute du pur subjectivisme. Au final, peut-être n'ai-je pas tant perdu que cela...~


    Quelques minutes s'écoulèrent encore avant que Dietrich ne parviennent à rallier les parties plus fréquentables du chemin de Traverse. Un détour par Gringotts s'imposa, le journaliste devait se procurer des liquidités, il n'en avait plus.

    Une fois cette étape franchie, Dietrich se dirigea encore chez le marchand de fournitures scolaires, histoire de se procurer quelques parchemins et bouteilles d'encre. Son périple dans les ruelles du chemin de Traverse se conclut par un savoureux moment chez Florian Fortarôme, le marchand de glace local.

    Au terme de cette journée, Dietrich avait arrêté sa stratégie pour la dernière semaine qu'il passerait en Angleterre avant de rallier l'Allemagne. Quelques nouvelles pistes l'y attendraient peut-être.

    Dans l'immédiat, Dietrich devrait néanmoins: Établir quelques nouveaux contacts, et tenter de percer à jour l'identité de son interlocutrice de tout à l'heure; Rédiger une lettre à l'attention de Lord Voldemort, Seigneur des Ténèbres et Tyran du Royaume-Uni.
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