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     Diana Kleinmann

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    AuteurMessage
    Diana Kleinmann
    *Artiste Underground*
    ¤Die… Lady Die, mais il parait que je vis encore¤

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    Nombre de messages : 3
    Date d'inscription : 07/02/2009

    MessageSujet: Diana Kleinmann   Dim 8 Fév - 4:20

    Etat civil
    Nom : Diana
    Prénom : Kleinmann
    Surnom HJ : Die… Lady Die, mais il parait que je vis encore.
    Date de Naissance : 3 octobre 1973
    Nationalité : Allemande
    Etat Matrimonial : Célibataire et 11 enfants… hum quoi que les poissons rouges ne comptent pas, je les aime bien mais ils n’ont pas assez de personnalité pour me le rendre… Donc nous dirons huit. Mais si vous excluez les lapins, les rats et le chinchilla, alors ça fera zéro. Vous pouvez laisser Célibataire… J’ai des poupées si vous voulez, je m’en occupe bien, personne n’est encore venu me les retirer.
    Dernier lieu de résidence connu : Neuschwanstein en rêve, Berlin en vrai
    Profession : Je dirige une galerie d’art où se côtoient beaucoup d’artistes undergound.
    Mes toiles connaissent aussi une jolie renommée dans le « milieu ». Quand à mes photographies… Une passion très récente à vrai dire. Mais les réalités figées des moldues sont si fascinantes ! J’ai écrit quelques livres aussi. Des choses sérieuses paraît-il… Je préfère dire ennuyeuses. Des choses sur l’art, oui. C’est pour l’image, la renommée, … Signer un livre fait toujours effet d’autorité. Pardonnez-moi, je le fais par amour pour vous. Je t’aime lecteur, et toi ?

    Dossier médical
    Age (entre 17 et 150 ans) : 31 ans, je commence à vieillir, on s’arrête quand ?
    Poids approximatif : 63 kg
    Taille approximative : 1m77
    Autres : Vous voulez parler des tatouages ? Hum… Voyons… Un aigle au dessus de la poitrine, un lierre stylisé qui s’étend du bas du ventre jusqu’au sein, un serpent enroulé autour de la cheville, un as de pic sur la nuque, l’ombre élancée d’un lapin sur le bas du dos, et une montre au poignet gauche. J’ai trois montres à l’autre poignet mais je consulte plus souvent la première. Elle ne bouge pas, alors, je ne me trompe jamais. Demandez-moi l’heure, je vous répondrai « Trois heures précises » et si vous ne me croyez pas, consultez donc le cadrant. Pourquoi 3 heures ? Parce que les aiguilles forment un angle droit, c’est plus joli. Vous me direz, j’aurais aussi pu choisir neuf heures… Et pourquoi ne pas l’avoir fait ? Je me le demande souvent, c’est très étrange en effet…
    Il fut une époque où je voulais me faire un maquillage rouge permanant autour des yeux. Mes amis m’en ont dissuadé. Ç’aurait été drôle pourtant…
    Je n’ai plus de piercing à la langue depuis deux ans, adieu jeunesse… Il en reste sur le ventre. Pas le nombril non, deux boules d’argent plantées au dessus des hanches.
    Ah, je suis végétarienne aussi, comme les rongeurs, je ne bois que du sang.


    **



    Texte personnel

    Please tell me the story
    Of the princess who stole
    The dreams...


    Il fait nuit aujourd’hui. Je suis seule avec Monsieur Wimble. Il est couché à mes pieds, je le vois à travers la table. Minna est partie avec une inconnue, j’espère qu’elle prendra soin d’elle. J’ai nourri Matin, Midi et Soir. Midi est sur mon bureau d’ailleurs ! Je l’avais oublié le pauvre ! Il faut dire qu’il n’est pas très bavard. Il tourne en rond toute la journée, et, parfois je m’arrête pour l’observer. J’attends le jour où il trouvera une autre occupation. Il pourrait s’arrêter, traverser le bocal en diagonal, mais non, il s’obstine. C’est parce qu’il pense, il médite, à la manière des moines, et, lorsque sa réflexion est terminée, lorsqu’il détient la vérité, il s’arrête, se retourne sur le dos, s’éteint. Midi est mort trois fois. Je ne saurais dire si cela signifie que trois poissons rouges ont trouvé la mort dans ce bocal. Lorsque je cherche à le remplacer, je le retrouve toujours dans un aquarium de l’animalerie. Il est là, il revient, par je ne sais quel miracle, au point d’origine. Alors je le ramène à la maison, et il reprend ses méditations. Vous trouvez que Midi est un nom curieux ? Il s’appelle ainsi parce que je le nourris à midi, tout simplement. Ses frères sont dans d’autres pièces, donc, ils ne peuvent porter les mêmes prénoms puisqu’ils ne mangent pas à la même heure. C’est ce qui les distingue, l’heure. L’heure ? Il est treize heures à Tokyo. A Munich je ne sais pas, de toute façon je vis à Berlin. Si je change de pièce, je passerai à l’heure de New York. Mais pas tout de suite, je ne veux pas prendre mon petit déjeuner maintenant. Je préfère partager des branches de céleri avec Monsieur Wimble. J’aime beaucoup le céleri. J’étais sans doute un lapin dans une vie antérieur. Dans une autre, j’étais peut-être un homme qui se travestissait comme Philippe d’Orléans parce que j’adore les robes du XVIIIe siècle. Je peux en porter aujourd’hui bien sûr. Ça m’arrive, mais ça me gêne un peu… puisque je suis une femme… Enfin je crois… C’est ce qu’on m’a toujours dit.

    Je suis une femme, j’ai trente et un ans, trois poissons rouges, trois lapins, quatre rats, un chinchilla et une femme, mais c’est une propriété temporaire, on me l’a prêtée pour que je puisse profiter de sa bonne éducation… J’en suis très contente d’ailleurs. Minna est adorable. Son sourire est si beau que je n’ai pu résister à l’envie de prendre ses pieds en photo. Sans chaussures cette fois. Ils étaient trop bien fait voyez-vous. Elle m’a laissé peindre ses ongles en rouge et nous avons pris plusieurs clichés. Ils sont très réussis, je les accrocherai dans ma galerie personnelle, là où sont rassemblées toutes les femmes de ma vie. Leurs pieds sont blancs, leurs ongles et leurs chaussures rouges, le reste, je l’ai oublié. Ce n’est pas grave, les visages manquent de sensualité. J’aime le suggéré. Des pieds, cambrés dans des chaussures à talon n’évoquent-ils pas milles délices ? Les sens de mes hôtes sont toujours troublés lorsqu’ils pénètrent la chambre des portraits. Fascinés, choqués, émus, ils ne voient rien, devinent tout. Grâce à Minna, j’exposerai mon premier nu. Pour la remercier, je lui ferai faire des pantoufles de verre… Nous la baptiserons Cendrillon et nous l’emprisonnerons, pourquoi pas, dans un corset de verre. Elle sera sublime. Une femme en vitrine, dont les formes parfaites s'offrent aux regards et se gardent des caresses. Ce que j’aime dans le verre, c’est sa transparence. Un jour, je me ferai construire une maison tout en verre. Je le répète depuis que je suis enfant. En verre, comme les demeures de Matin, Midi et Soir. En attendant, je me contente des meubles. Les murs sont blancs, tous les accessoires de la maison sont rouges. Le rouge et le blanc, deux couleurs merveilleuses n’est-ce pas ? Tant que, dans certaines langues, on ne nome pas les autres, à part le noir bien sûr, mais le noir est à part. J’ai assorti les décors à mes animaux. Ma maison est albinos, comme eux, mais je mange des pommes vertes. C’est ma plus grande contradiction.

    Enfin, je dis maison, mais, en réalité, il s’agit plutôt d’un loft, très design – je suis une artiste, ne l’oubliez pas -, très confortable, au cœur de la capitale. J’ai une galerie d’art vous savez, une petite notoriété, et je vis bien, assez pour satisfaire mes caprices. Comment j’en suis arrivée là ? Il faudrait reprendre par le début si vous le voulez bien. Ma mère m’a mise au monde après avoir fait deux fausses couches. Je suis née sous le regard de mes sœurs, Clarisse et Justine, qui, sous leur forme embryonnaire, m’observaient derrière leurs bocaux… Vous pensez que je vous mens ? Paul Verlaine aurait dit la vérité, et moi, j’embellis la réalité. J’aimerais vous raconter une histoire fabuleuse, mais il n’y a pas grand-chose à dire. Je ne suis qu’une odieuse parvenue. Ma mère a un poste haut placé à la banque sorcière, mon père est un grand chercheur. Je n’ai aucun mérite et, comble du malheur, je suis une sorcière sang pur. Comme les petits moldus rêvent de se découvrir des pouvoirs magiques, j’espérais n’en posséder aucun. Je serais devenue Diana la Cracmole, lâchée seule dans l’autre monde ! Ce monde incroyable qui, chaque jour, ne cesse de me surprendre. J’adore les moldus. Ils sont aussi fous que moi. Les sorciers extravagants n’étonnent plus personne, chez nous, c’est une norme. Mais les moldus qui cherchent à atteindre une féérie fantasmée et inaccessible sont tout à fait touchants. Souvenez-vous d’un tragique roi de Bavière… L’imagination des moldus s’éploie vers des merveilles que nous voyons comme des banalités. C’est pour cette raison que la littérature et l’art moldus sont plus intéressants et créatifs. Les sorciers sont trop terre à terre. Ils devraient s’ouvrir à l’inconnu de l’autre monde, au lieu de s’en séparer comme en Angleterre. Quelle curieuse idée ! Je ne comprends pas les anglais. C’est terrible. Terrible de ne pas comprendre les anglais lorsqu’on est allemande.

    J’ai fait le choix de vivre entre deux univers, cette existence nourrie mon art. Alors je fréquente le milieu de l’entre-deux, celui de l’underground, des moldus éclairés, attirés par les arcanes de la magie, des sorciers fascinés par le drame de la technologie. Ici, je peux dire que je suis sorcière, tout le monde me croit. Mais on préfère appeler mes talents des « dons paranormaux ». Paranormal… ça me définit bien. Je suis Paranormal. Et j’aime les monochromes, je trouve qu’ils me ressemblent, surtout les blanc. J’en ai posé un au dessus de l’évier dans la salle de bain. Je le regarde souvent. Oui, vous avez raison, je suis narcissique. Ce qui est ennuyeux, c’est que je ne pourrais vous donner une description, au sens où vous l’entendez. Il faudrait que je retire mon masque, mais ma tête me fait peur. Je ne voudrais pas que l’on puisse la confondre avec celle d’un autre. Ce serait triste pour lui. Cependant, il faut que je vous fasse un aveu, mes yeux sont bleus, comme ceux de Madame Kleinmann. Nous sommes les deux intruses de la maison albinos. Mais ça, Madame Kleinmann s’en fiche, elle dort dans sa cage. Je crois que je ne vais pas tarder à la déranger. Elle est si douce… Je la prendrai entre mes bras et elle s’endormira contre moi. J’aime sentir son petit corps chaud, vivant, contre mon ventre. J’aime mon chinchilla blanc, même si elle ne me ressemble pas autant que le monochrome de la salle de bain.

    L’après-midi vient de commencer, et la lune s’est levée. Avez-vous peur du noir ? C’est la troisième couleur, alors je ne la crains pas. Ma maison est rouge et blanche, lorsque je ferme les yeux, elle est noire. Tout est normal. On raconte cependant que les criminels aiment l’ombre, ceux-là même qui tuent mes pauvres amis en ce moment. Les jeunesses rebellent inquiètent-elles tant ? Je suis vexée qu’on ne m’ait pas encore choisie. Je l’attends pourtant. Cette personne est étrange, elle m’intrigue, mais je dois être trop vieille pour elle. C’est dommage, je serais un bon coup, une aubaine. Diana Kleinmann assassinée ? Qui a tué Diana ? Les journaux se déchaîneraient avec une icône comme moi, mes chers petits me pleureraient, et j’espère que ma stèle sera en cristal, parce que j’ai toujours bu du vin dans des verres de cristal. Hélas, je ne mourrai pas, un soir, je boirai du sang dans les mêmes coupes. J’ai un contrat avec ma future maîtresse. Mais pas tout de suite, rassurez-vous. Il me reste encore quelques années pour savourer des branches de céleri avec Monsieur Wimble et développer ma magie. Son usage m’intéresse beaucoup, il ne faut pas croire. Je suis curieuse, ambitieuse de nature, alors j’expérimente tout. Je teste, j’invente, j’élabore. Je suis une illusionniste. Mes techniques sont efficaces et indolores. Je suis trop délicate pour aimer la violence. On ne devrait pas se permettre de brutalités qui dépassent le cadre du jeu. Mais si vous voulez jouer je connais des sorts dont vous me direz des nouvelles. Mes amantes les adorent, mes ennemis n’aimeraient pas y goûter. Ils ne le méritent pas de toute façon. Et que fait donc ce tueur ? A-t-il un rendez-vous avec une séduisante jeune femme ? Je l’envie. Il est quatorze heures à Tokyo, Minna n’est pas là, je suis désœuvrée. Je pourrais revoir le classement des livres de ma bibliothèque, celle qui recouvre tout le mur. Voilà plusieurs jours que j’hésite. Pourquoi la ranger par nom d’auteurs alors que je pourrais la ranger par titres ? Dire que ça ne m’était pas apparu plus tôt ! Mais je crois qu’il est tard dans ma chambre. Ma chambre est à l’heure de Berlin. Si j’attends qu’il soit minuit à Tokyo pour me coucher, alors il fera jour lorsque j’irai dans ma chambre, et dormir n’aurait plus aucun sens… A moins de se coucher dans le canapé du salon. Seulement, quand on a un lit à sa disposition, il est idiot de dormir dans le canapé du salon. Ce n’est pas logique et je n’aime pas les contradictions, je n’en ai qu’une seule. Pouvez-vous me la rappeler ?



    The demons drawn
    Arabesques on my lips


    All I wanted is pleasure
    And just just pleasure is what I’ve got



    [Avatar : http://www.nubileninjanymph.deviantart.com/
    Texte anglais : Every mask tells the truth - Chants of maldoror ]
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