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     Soirée et Irish Cofee. [PV James K]

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    Morgane Fowl
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    MessageSujet: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Dim 29 Mar - 16:08

    Avec une certaine lassitude Morgane saisit un dossier sur la pile à gauche de son bureau. Sa bouche légèrement affaissée trahissait une inquiétude inhabituelle. Une dizaine de dossier l'attendaient encore, une longue soirée à l'hôpital donc.

    Le docteur Fowl passait un temps fou dans cet endroit, non contente d'être l'une des plus jeunes à avoir atteint ce poste elle était aussi la plus acharnée. Était-ce ça manière de surmonter son deuil ? Après tout combien de temps s'était écoulé depuis l'assassinat de son défunt mari ? Un an? Deux? Et on n’avait encore pas vu la jeune femme sortir le nez de son travail pour sortir justement. Oui l'hypothèse du deuil était la plus colportée dans les couloirs de Ste Mangouste. Morgane Fowl rentrerait sans doute chez elle après avoir fait un denier tour auprès de ses malades, elle vivait de nouveau au manoir Familial d'après certains.

    Tout ceci est évidemment un ramassis de bêtises, Morgane supportait très bien l'absence de son mari et vivait dans un luxueux loft en plein Londres sorcier. Et histoire de vous montrer combien elle n'a rien à vous envier sachez que les parois extérieures de sa chambre sont entièrement vitré. Sans compter la superficie indécente de sa sale de bain. Bref, l'agencement de l'appartement Fowl Jr n'est pas le sujet. D'ailleurs quel est le sujet ?
    L'inquiétude de la jeune femme. Parce que Mlle Fowl à toujours confiance en ses compétences on peut se dire que ce n'est pas un malade qui l'inquiète.
    Bien sur il y à cet homme qui l'ennuis depuis un moment, mais il n'est pas la source de cette inquiétude. Elle trouverait tôt o tard ce qui le vidait de ses forces. Mieux vaudrait-il qu'elle trouve la réponde plus tôt que tard, on est d'accord.

    En réalité Morgane était entrain de se remettre n question, n'ayant jamais été quelqu'un de très courageux(pour ne pas dire qu'elle n'est qu'une pleutre) elle avait fait en sorte de ne pas décevoir son maître. Or son rapport lui semblait très moyen, les informations envoyées seraient bancale si Dietrich suivait ses affirmations et repartait pour l'Allemagne.
    Oui, il serait temps qu'elle devienne une mangemorte dévouée. Le docteur soupira légèrement, rester digne en toute circonstances, et entreprit de ranger ses dossiers inachevés dans son sac. Elle finirait ça ailleurs.
    Il fallait qu'elle change d'air. Aller se réfugier dans son appartement ou se mêler au monde ? Se mêler au monde pour une fois? Morgane Grimaça légèrement et sortit un galion de sa poche. Pour elle même, elle déclara :


    " Pile tu vas chez toi. Face c'est un café que tu va hanter."

    La sorcière administrât une légère secousse à la pièce qui s'éleva un instant pour retomber dans sa paume. Retourner la pièce sur le dos de sa main. L'indifférence marquait les traits de la jeune femme. De tout façon elle était supérieure à ceux qu'elle pourrait croiser, ils ne pourraient rien faire pour l'atteindre. Elle souleva sa main.
    Shit.
    Face.
    Rangea la pièce et referma son bureau dernière elle. Elle finirait ses dossier dans un café et les curieux ne comprendrait de toute façon rien au jargon médicale qui s'étendait sur ses pages sensée être confidentielles.

    La sorcière verrouilla l'entrée de son bureau, précaution inutile dans cet établissement certes, et emprunta les cheminées du hall pour se rendre dans le chemin de traverses. Elle flâna quelques instant, appréciant le froid vivifiant sur ses joues, puis poussa la porte d'un café quelconque. L'établissement semblait agréable sans être le repère des fêtard londonien. Parfait. Morgane s’autorisa un léger sourire et se dirigea vers une table légèrement en retrait.
    L'endroit douillet, elle s'en rendit compte une fois installée, lui rappela le chaudron baveur. Elle eu le temps de se débarrasser de sa cape avant qu'on ne vienne s'inquiéter de se qu'elle souhait consommer. L'homme avait la bonne cinquantaine, les tempes blanchies, mais pas encore dégarnies, un visage aimable et tout en forme.


    " Un Irish Cofee, si possible.

    - Tout à fait mademoiselle."

    Le serveur se retourna sur un sourire aimable et Morgane sortit son travail en attendant sa commande. La porte s'ouvrir plusieurs fois pendant ce laps de temps. L'endroit semblait assez fréquenté. Était-il, à l'instar du sac de marie poppins, plus grand que la sorcière ne l'avait estimé à première vue ? Ça ne serait pas le première fois dans ce monde. On lui déposa sa commande avant qu'elle n'ai décroché son attention de la porte. Elle remercia rapidement la jeune serveuse qui avait prit le relais de celui qui l'avait accueillit.

    Distraitement elle porta la tasse encore brûlante à sa bouche, reportant son attention sur son travail, ainsi elle ne vit pas James Kirkby entrer. Maintenant elle était trop occupée à regretter on geste pour se soucier de qui entrait ou sortait du café : Elle s'était brûlée ne avalant une gorgée de café. Quelle expression affiche quelqu'un de bonne famille alors qu'il se brûle la langue ? Regarder donc l'air figé de Morgane et vous aurez la réponse : Etre digne en toutes circonstances Honey.
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    James Kirkby
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Dim 5 Avr - 12:15

    Judith s'était absentée pour quelques jours en compagnie de Tom ; sa chère mère était malade, et la fille attentionnée était repartie pour quelques jours au manoir. Le petit Tom était du voyage ; l'état de sa grand-mère ne laissait pas craindre pour sa vie, et la présence d'un enfant pourrait la distraire de ses douleurs. James se retrouvait donc célibataire, sans autres impératifs que ceux de sa propre volonté ; rien ne l'empêchait de rentrer à pas d'heure ou même de découcher... Le premier soir, il était rentré dormir chez lui, dans le Norfolk ; mais il avait vite regretté d'avoir quitté Londres, et désormais, il ne remettait plus guère les pieds dans son cottage. Il quittait le travail aux heures normales, c'est-à-dire un peu plus tard que le commun des employés ; il était l'adjoint du directeur du département et ne pouvait se permettre de manquer de zèle. Il traversait donc le Ministère désert et quittait les lieux par la sortie menant à la rue ; il avait, auparavant, troqué sa robe de sorcier et son costume pour des vêtements moldus, plutôt peu reluisants, qui lui permettraient de se fondre dans la foule. Et il arpentait donc Londres, tant côté sorcier que côté moldu, comme il pouvait le faire avant d'être chargé de famille ; cherchant toute occasion de bagarre, cherchant un opposant à châtier, cherchant enfin l'alcool qui serait son carburant pour la soirée. En pleine nuit, il regagnait le Ministère, et dormait quelques heures sur son bureau, le nez dans les dossiers ; une douche et un petit déjeuner plus tard, il était redevenu le jeune adjoint strict et un peu pète-sec que tout le monde connaissait.

    Cette nuit-là, ses pas l'avaient mené vers le domicile d'un gérant de pub de la banlieue sorcière de Londres ; le Tabou avait été brisé dans son établissement, et les deux Mangemorts dépêchés sur place étaient revenus en disant que le coupable n'était plus sur les lieux. Le gérant avait expliqué, en tremblant, que ce n'était pas lui mais un jeune sorcier un peu éméché ; le Veritaserum avait confirmé cette déclaration, et l'on recherchait donc le coupable qui avait réussi à fuir.
    James avait trouvé un coquet appartement abritant, outre le gérant, une jolie femme et deux petites filles. Le Mangemort n'avait eu besoin que de quelques minutes pour que le bistrotier, rendu fou par les hurlements de douleur de sa fille aînée, raconte tout ce qu'on voulait. Une fois en possession de l'identité du type, James, qui n'avait pas oublié de boire un peu avant de partir, tourna sa baguette vers l'homme en expliquant :


    -Et maintenant, je vais te donner un petit avertissement, que tu saches ce qu'il en coûte de mentir au Seigneur des Ténèbres.

    Il immobilisa toute la famille terrorisée, d'un simple sort, et, en quelques mouvements de baguette, sectionna les deux oreilles du gérant du pub. L'ivresse aidant, il eut envie de se passer de magie, et c'est à l'aide de ses seuls doigts qu'il creva l'œil gauche du type. La chemise tachée de sang, il quitta enfin les lieux en claironnant
    :

    -La prochaine fois, nous ne serons pas aussi cléments !

    De retour dans la rue, il eut envie de se rendre directement chez le coupable dont il venait d'obtenir l'identité, mais il se rendait compte que la quantité d'alcool dans son sang commençait à baisser. Et l'alcool lui donnait de l'imagination, et lui permettait de mieux jouir de chacun de ses actes. Il fallait donc, avant toute autre chose, refaire le plein... Sans y penser, il transplana sur le chemin de traverse, devant un pub qu'il appréciait particulièrement ; le patron, en plus d'être un fidèle partisan du Ministre, avait le bon goût de collectionner les meilleurs whiskies du monde britannique (pas de bourbon, cette horreur au maïs)... James y venait régulièrement, pour y découvrir à chaque fois de nouveaux breuvages.

    Le Mangemort allait pousser la porte lorsqu'il se rendit compte que sa chemise était mouchetée de sang. Il referma soigneusement son blouson, et nettoya ses mains à l'aide d'un sortilège ; mains que le patron rubicond vint serrer en personne (il est toujours bon de ménager les gens du Ministère). Il indiqua à James que "sa" table était libre- le jeune homme avait plusieurs fois choisi cette table, et le patron en avait déduit que c'était "sa" table. Bon.
    James se faufila jusque-là, en frôlant au passage une jeune femme penchée sur un dossier, et songea qu'il pourrait profiter de l'absence de sa femme pour commettre sa première infidélité... Le temps que le patron lui porte la carte des whiskies, il avait changé d'avis ; s'il devait tromper Judith, ce ne serait certes pas avec une femme.

    Avec recueillement, le Mangemort entreprit de choisir sa boisson, et il extirpa de sa poche un paquet de cigarettes. Son choix arrêté, il posa la carte et s'adressa à la jeune femme de la tabla voisine- personne d'autre ne fumait dans l'établissement :

    -Pardon de vous déranger, Miss... La fumée vous dérange-t-elle ?
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    Morgane Fowl
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Mar 7 Avr - 16:33

    C’est donc dignement que Morgane reposa sa tasse devant elle. Elle la laisserait refroidir un peu avant de retenter l’expérience.
    En attendant elle allait se débarrasser de cette paperasse parce qu’elle préférait dans son travail c’était résoudre un problème, sauver une vie, venir à bout d’une énigme. La reconnaissance dans les yeux des patients, de leurs familles, l’impression de racheter la marque d’encre sur son bras droit. L’impression seulement, heureusement ces derniers temps elle n’avait plus à massacrer directement. Sa culpabilité n’en était pas moindre, même ses missions avaient de grande conséquence sur le monde actuel. Des renseignements par ci par là, une filature, la confection d’une potion. Tout ça avait bien plus d’importance qu’elle ne voulait bien l’entendre. Evidemment elle n’était pas celle qui infligeait les doloris, elle ne terrorisait pas. Pire elle inspirait la confiance, elle informait ceux qui allaient détruire. Elle ne valait pas plus qu’eux.

    On la bouscula légèrement. Morgane ne releva même pas les yeux de ses papiers. Oui, elle était venue pour se mêler à d’autres gens. Son comportement devient alors limpide, quoi de mieux pour se mêler aux gens que de s’asseoir seule à une table en travaillant ? Oui vraiment son comportement était limpide.
    Une odeur de tabac imprégna rapidement le lieu, cette fois Morgane releva les yeux. Le seul à fumer près d’elle était un homme à l’air déjà bien imbibé, c’est plus sa question que l’odeur qui avait fait réagir Morgane. Un sourire mi-figue mi-raisin étira alors les lèvres de la sorcière.


    « Absolument pas... Bonsoir James. »

    James Kirkby, nonchalamment vautré sur la banquette de la table voisine. La présence du prestigieux assistant du directeur des langues de plombs valait bien une pause dans son travail. Issu d’une famille de sang pur, pas totalement d’après certaines rumeurs, marié et père d’un jeune sorcier. Lorsqu’on fait partit des hautes sphères de la société l’intimité est réduite. On pari combien que Kirkby sait qu’on soupçonne Morgane d’avoir assassiné son mari ? Evidemment c’est un moldu qui avait été accusé, la jeune femme n’aurait jamais fait preuve de tant de barbarie. Une évidence. Excepté pour certains membres de sa belle famille qui ne cessait de démentir le dénouement de l’affaire. Deneb Peterson lui collait vraiment aux basques.

    « Comment va cette chère Judith ? »

    Le sourire de Morgane se fit tout à fait amusé. Elle but une gorgé d’Irish Cofee, dieu merci il avait refroidit, et reposa sa tasse devant elle après avoir dégager ses dossiers. Rangés d’un coup de baguette sur le coin de la table. En plus d’être un sang pur à l’avenir prometteur, James Kirkby avait fait ses études dans la même maison que Morgane. Serdaigle, la prestigieuse maison de cette chère Rowena. On fait toujours l’erreur de croire que les plus ambitieux sont des Gryffondors ou pire des Serpentards, en réalité les plus ambitieux se trouvent dans la maison de érudit. La preuve ? Sur deux personne conversant vous avez deux jeunes sorciers particulièrement brillant. Oui les Serdaigles sont plus discrets, mais la discrétion n’est qu’un moyen pour mieux parvenir à ses fins.

    Le regard de Morgane se pose sur la cigarette que Kirkby savoure, parce qu’il à l’air de la savourer ! N’hésitez pas à me le dire si je me trompe, mais… La cigarette n’est-elle pas une invention Moldue ? James fait parti de ces mangemorts dévoué à leur Maître et à sa cause. Bande de stupides pions lobotomisés. Rictus ou sourire ? Kirkby saura-t-il seulement faire la différence. Regardez le voile sur ses yeux, il à déjà bien bût et cette chère Judith ne doit pas être au manoir familial ce soir. C’est bien un manoir, n’est-ce pas ?
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    James Kirkby
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Mar 7 Avr - 22:33

    Non, la fumée ne la dérangeait pas, elle l'indiqua en souriant à James qui se sentit confus de ne pas l'avoir reconnue. Morgane Fowl, descendante d'une famille de renom du monde de la magie, et accessoirement très jeune veuve, dans des conditions troubles. Le Mangemort cessa de défaire le plastique qui entourait son paquet tout neuf de Camels, et inclina légèrement le buste pour saluer la jeune femme :

    -Morgane, quelle bonne surprise... Pardonnez mon étourderie, je n'avais pas fait attention...

    Et puis je suis fatigué, et j'ai beaucoup bu, mais ce ne sont pas des excuses pour un homme du monde, même s'il empeste l'alcool à plein nez- ce qui n'était pas le cas de James. Seules sa démarche un peu chaloupée, ou la lueur un peu torve de son regard, pouvaient trahir son état d'ivresse relativement avancée.
    Le jeune homme déchira le papier argenté du paquet de cigarettes, et en alluma une dont il tira une profonde bouffée, avec un plaisir non dissimulé. Le tabac en usage chez les sorciers ne valait rien, comparé aux clopes bourrées de produits chimiques que James se procurait chez un buraliste moldu qui ne comprenait pas comment ses cartouches de cigarettes disparaissaient. Un Mangemort n'allait tout de même pas s'abaisser à acheter ses cigarettes, non ? Il était bien conscient de la bizarrerie de ce goût pour les cigarettes moldues ; pour un Mangemort, cela pouvait passer pour une trahison de ses idéaux, et si James ne s'estimait coupable de rien, il prenait tout de même soin, d'ordinaire, de cacher ses cigarettes aux yeux des autres Mangemorts. Bon, c'était raté, mais Morgane Fowl ne lui semblait pas être la plus dangereuse de ses collègues.
    D'un geste, James indiqua au patron le numéro du whisky qu'il voulait, et répondit d'une voix lasse à Morgane qui lui demandait des nouvelles de Judith :


    -Judith va très bien, je vous remercie... Elle est un peu inquiète car sa mère est malade en ce moment, et elle est d'ailleurs partie passer quelques jours auprès d'elle avec notre fils. Voilà pourquoi je me permets de fréquenter les débits de boisson, comme un étudiant... Et vous-même, Morgane, comment allez-vous ? Il y a si longtemps que je ne vous ai pas vue... Vous devez avoir beaucoup de travail à Sainte-Mangouste...

    Il s'abstint de révéler à sa voisine qu'il avait lui-même contribué à l'accroissement de la clientèle de l'hôpital, et que pas plus tard que ce soir, il s'était livré à une étrange chirurgie sans anesthésie. Inutile de ternir leur bonne entente par des détails sordides de ce genre. D'ailleurs, il n'était même pas certain que les victimes qu'il épargnait allaient se faire soigner. Les Mangemorts étaient partout, et les représailles étaient à craindre pour les blessés portant des séquelles de tortures. Car le traitement administré par les Mangemorts laissait des traces facilement reconnaissables. Qu'un guérisseur fanatique aille décréter que l'auteur des sévices n'avait pas terminé le travail, et le blessé finissait à la morgue. Ces braves gens devaient donc préférer se soigner par leurs propres moyens, que se risquer à mettre les pieds dans un hôpital infesté de Mangemorts.
    Le patron du pub vint servir James, un large sourire aux lèvres, comme à son habitude ; les affaires marchaient bien, il avait la protection de gens influents (la présence d'un directeur adjoint du Ministère le prouvait), il ne boudait pas son plaisir. James se servit une rasade d'alcool pur, et leva son verre en prononçant gravement le toast traditionnel :


    -Au Seigneur des Ténèbres.

    Il lampa deux gorgées qui le réchauffèrent, sans prendre garde au drôle de sourire qu”arborait la jeune femme. Les femmes avaient le don de prendre des mines énigmatiques, et James avait depuis belle lurette à les comprendre.
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Sam 11 Avr - 18:22

    Une bonne surprise ? Evidemment qui irait dire à un membre des Fowl que sa présence était désagréable ? Quelqu’un qui aurait expressément envie de dégringoler l’échelle sociale, assurément. Morgane afficha un sourire aussi poli qu’entendu. Bien sûr on aura compris qu’elle n’est pas la plus dévouée des chiens du Lord, mais pour ce qui est de se sentir supérieure croyez moi elle sait faire. Son sang pour commencer, lui procure un rang convoité dans la société anglaise actuelle. Dommage pour les autres un sang pur ne s’achète pas. Mieux que ça, l’ancienneté et l’influence de sa famille. Vous savez ces familles qui auront suivit et joué de l’histoire afin de rester les plus haut, vous connaissez les Fowl. Des érudits qu’on peut qualifié comme bon vous semble, calculateurs et manipulateurs ne seront pas prit comme des défauts.
    Oui James avait tout intérêt à être enjoué à l’idée de croiser la médicomage.


    « Un homme comme vous à le droit à quelques moments d’égarement rassurez vous. »

    Morgane s’adossa alors à la banquette sur laquelle elle était assise, bien droite, sourire aux lèvres. Affable la gamine.
    Pour se distraire elle jeta un regard appuyé sur le paquet de cigarettes moldues que possédait l’ancien Serdaigle. Lui fit signe de la rejoindre à sa table, après tout il n’était pas nécessaire d’exposer leur conversation à tout les clients du pub. Sans compter qu’il était particulièrement disgracieux de parler assez fort pour que tout le monde profite de vos dires. L’éducation, toujours.

    En apprenant la maladie de la belle-mère de Kirkby, Morgane afficha la moue ennuyée de circonstance. L’éducation vous dis-je. Et hocha la tête, il semblait normal qu’une fille retourne vers sa mère malade, non ? En réalité pas spécialement, sauf quand celle-ci à quelques réelles notions de soins.

    La jeune femme ne releva pas la réflexion de son « collègue ». Il n’avait pas à justifier sa présence ici, ni le voile qui faisait briller ses yeux. Elle n’était ni sa femme, ni sa mère. Un sourire en coin lui échappa tout de même : Si elle était toujours Mme Peterson, elle n’aurait rien à faire ici. Du moins il serait immoral de la voir seule dehors. Hm ? Évidemment il n’était pas beaucoup plus morale de voir une jeune veuve dans un pub, mais que voulez-vous ? Chacun noie sa peine comme il peut et tout le monde sait que la jeune femme la noie dans el travail. Cette fois elle aura voulut sortir s’aéré un peu.
    James ne tarda d’ailleurs pas à lui faire remarquer sa récente absence sociale. Elle prit le temps de boire une longue gorgée d’Irish cofee et sourit –comme toujours- avant de répondre le plus tranquillement du monde.


    « Oh je vais très bien. Merci. »

    Un mangemort qui s’inquiétait de la charge de travail qu’elle avait ? Allez Morgane retient ce ricanement au bord de tes lèvres et répond gentiment :

    « En effet, j’ai récemment, eu à m’occuper de quelques cas difficiles. »

    Et elle fut aimable. Réellement le choixpeau ne s’était pas trompé sur sa répartition. Détachée et clinique comme une bonne Serdaigle.
    Inutile de préciser que Morgane n’était pas dupe, elle servait le même homme que James. Elle avait reçut les mêmes ordres, connaissait la nature des débordements qui avaient lieu fréquemment. Car débordements il y avait, autant qu’il y avait de mangemorts réellement dévoués à leur cause.

    Le patron vint, lui-même, servir James. Il est bon d’observer comme chacun repère vite son intérêt. James était un des plus jeunes directeurs adjoint que le ministère ait connut. Qu’il honore un pub de sa présence devait être très bon signe pour le dirigeant de l’établissement. Il pouvait donc bien se déplacer en personne.

    Morgane répondit au toast de James avec autant d’entrain que celui-ci. Si ses « collègues » avaient compris sa réticence à être « sur le terrain » il n’était pas question de laisser deviner ses idées. L’avantage de l’Irish cofee c’est le café justement, la jeune femme ne serait pas couchée de si tôt. C’était très bien, si elle devait passer la soirée à discuter avec James il faudrait qu’elle surveille ses paroles et pour ça elle avait besoin d’être parfaitement éveillée.
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    James Kirkby
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Dim 12 Avr - 19:57

    Obéissant à l'invitation discrète de la jeune femme, James prit verre et bouteille et alla s'asseoir à sa table. Inutile de hausser la voix, entre gens du monde, pour bavarder dans un bar... D'autant que ce type d'établissement ne correspondait pas vraiment au standing des deux jeunes sorciers qui, habituellement, se rencontraient dans des lieux nettement plus feutrés... James réfléchit quelques instants en se servant un verre, et en conclut que leur dernière rencontre remontait au mois d'août, pour le mariage de l'héritier Ashby, une grande famille apparentée à tout le monde magique ou presque. Tout ce qui comptait dans la bonne société magique britannique avait été invité à la cérémonie, les Fowl comme les Kirkby, pour une fête très bon chic bon genre entre gens du même monde... Ils avaient dû échanger quelques mots à cette occasion, guère plus, comme on le fait lors de ce genre de raout, pour commenter le temps ou la beauté de la mariée.

    Comme pour prouver qu'elle appartenait bien à ce monde fermé et un peu désuet, la jeune guérisseuse afficha une moue de bon aloi en entendant que la mère de Judith était malade. James était prêt à parier qu'elle ne la connaissait guère, mais cette compassion un peu outrée faisait partie des choses qui se faisaient, des comportements attendus, et ni Morgane, ni James ne se seraient permis de manquer aux convenances. Le jeune homme s'abstint de donner des précisions qu'on ne lui demandait pas, et, éteignant sa cigarette, porta à nouveau son verre à ses lèvres.

    Le docteur Fowl affirmait qu'elle ne manquit pas de travail à l'hôpital magique, et James réprima un sourire ; oui, il était au courant, tant pour avoir agi lui-même que pour avoir donné des ordres dont la conséquence avait dû être une surcharge de travail pour les guérisseurs. Cela faisait partie de son travail et de sa mission de Mangemort, il n'en reniait rien et ne regrettait absolument rien. C'était ainsi qu'il faisait carrière, ainsi qu'il avait racheté quelques erreurs de parcours, et tant que son Maître lui ordonnerait de continuer, il le ferait sans états d'âme. Il éprouvait une réelle fierté à appartenir au Lord, et sa sujétion lui semblait la plus noble des conditions ; il avait d'ailleurs voué son fils, dès sa naissance, au grand Mage noir, et il s'employait à faire naître chez l'enfant une profonde admiration pour Lord Voldemort.

    Le docteur Fowl éprouvait-elle les mêmes sentiments ? Était-il possible d'être un Mangemort sincère tout en faisant oeuvre humanitaire, en soignant son prochain avec- d'après la rumeur- un dévouement à toute épreuve ? James en doutait, mais ses doutes à lui n'avaient aucune place ici ; si Lord Voldemort acceptait les services de la jeune femme et l'admettait au nombre de Ses serviteurs, Il avait forcément de bonnes raisons pour le faire et James n'était rien pour contester Ses décisions.

    Parfaitement détendu dans ce cadre familier, en compagnie d'une jeune femme de son milieu et- autant qu'il le sût- partageant son allégeance, James se laissa aller contre le dossier de sa chaise, et alluma une autre cigarette. Il n'avait pas fumé de la soirée, et le manque de tabac se faisait sentir ; il avait besoin de refaire le plein de produits chimiques, de saturer ses poumons, jusqu'à en avoir des picotements dans la gorge... De même qu'il avait besoin de refaire le plein d'alcool pour donner toute la mesure de sa cruauté avec l'insolent qui avait osé prononcer le nom du Lord.

    Derrière James, la cheminée chauffait doucement, et le jeune homme, sans y penser, commença à déboutonner son blouson, dévoilant une petite partie de sa chemise tachée de sang. Très vite lorsqu'il s'en rendit compte, il reboutonna le blouson, préférant encore avoir chaud, mais son interlocutrice avait probablement remarqué quelque chose...
    Sans se démonter, James arrangea son col et reprit, d'un ton badin :


    -Oui, j'ai entendu dire que l'hôpital Sainte-Mangouste ne manquait pas de travail ces derniers temps... et j'ai également entendu dire que vous faisiez partie des guérisseurs les plus dévoués de cet établissement... Vous devez donc consacrer le plus clair de votre temps à vos patients. La Médicomagie exige un véritable don de soi, c'est vraiment un travail exigeant....

    Bon, quand on a assassiné son mari (c'était du moins la rumeur), on a bien le temps de s'occuper des malades. James, lui, avait une famille bien vivante, et il n'avait pas assez de bienveillance pour soigner tous ceux qui se présentaient. Les soins, ça se méritait, par une allégeance correcte en premier lieu.
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Jeu 16 Avr - 21:24

    Comment un homme tel que James avait-il put finir ainsi ? Endoctrinement ? Faisait-il subir le même sort à son jeune fils ? Morgane s’inquiétât immédiatement pour son neveu. Sous la table sa main gauche étouffa l’étoffe de sa robe. Lucas, le beau, l’adorable Lucas ne devait pas finir comme l’employé du ministère en face d’elle. Pourtant si Morgane n’est pas franchement dévoué à sa cause, les autres Fowl arborent fièrement leurs marques. Edward avait certainement déjà décidé de l’avenir de son fils. Comment faire entendre raison à un homme tel que lui ? Les hommes ambitieux voient souvent dans leurs héritiers un moyen d’asseoir leur victoire.
    James était comme ça. Ça se savait, on l’entendait. Quel crédit pouvait-on accordé aux rumeurs qui salissaient leurs société dorée ? Ne disait-on pas qu’elle était une meurtrière. Elle desserra l’étreinte de sa main sur sa cuisse et sirota son café en regardant James.

    Morgane savait qu’ils avaient été dans la même maison, ils n’avaient jamais échangé plus que nécessaire. Elle n’arrivait pourtant pas à se souvenir qu’il ait manifesté la moindre attirance pour le Lord. Etait-il discret à l’époque ? Morgane fixa sa tasse un instant, il n’est pas poli de détailler son interlocuteur trop longtemps. Aucun des deux sorciers n’allait faire preuve d’impolitesse.
    La médicomage avala une longue gorgé de café et reposa sa tasse vide devant elle. Dégagea ses pensées d’un geste dans ses cheveux. Doucement elle se détendait, après tout pourquoi ne pas profiter d’une soirée ? Même avec un mangemort dévoué cette soirée pouvait être très agréable. C’était possible s’ils dépassaient les sujets bidon et creux qui animaient inévitablement leurs conversations. Les gens du monde sont donc tellement imbus d’eux même qu’ils ne savent qu’étaler leurs banalités sans profondeur ? Morgane ayant une haute estime d’elle-même, si on exclu son aversion pour son statut de tueuse légalisée. Hm pardon, son statut de mangemort. Morgane ayant donc une haute estime d’elle-même on peut se demander si elle est capable d’autre chose que de maintenir une parfaite couverture de parfaite héritière. Sérieusement. Ils étaient intelligents, prometteurs, riches, purs. Ils devaient être capable de dépasser tout ça une fois hors réception !

    Et ils allaient le faire, d’ailleurs chaleur aidant chacun d’eux se détendait à vue d’œil. Tant et si bien que Kirkby déboutonna légèrement son vêtement, dévoilant sa chemise tachée de sang. Morgane déglutit. Passa une main dans ses cheveux pour se détendre. Se détendre. Merde, cour répit, voilà qu’elle s’était à nouveau tendue comme la corde d’un arc. Elle ôta les épingles qui retenaient ses cheveux lourds. Ici la possible chute de ses cheveux ne provoquait sûrement aucune infection et son chignon cesserait de l’agacer. Elle adressa un sourire trop poli à son compagnon. Pourquoi n’avait-il pas nettoyé sa chemise d’un sort ? Ne me dites pas qu’on enseigne ces sorts qu’aux femmes ?! Le changement d’attitude de la médicomage alerta certainement le sorcier. A moins que ce ne fût un reflex ? Bref. Il reboutonna son blouson.
    La capacité de la jeune veuve à faire l’autruche est relativement impressionnante. Hm, carrément impressionnante en fait, elle retrouva contenance à l’instant où le sang fut dissimilé.

    James reprit la discussion, l’air de rien, en l’orientant sur la profession de Morgane. La jeune femme balaya les remarques de son interlocuteur d’un regard. Il cherchait quoi ? Méfiante, elle l’était et elle ne voyait pas dans ces faux compliments un réel intérêt pour son métier. James se renseignait ou était-il simplement curieux ? Détaillant son visage elle s’arrêta sur ces pupilles voilées. Vrai, il était saoul.


    « Tu sais James. » Morgane sourit. « On va se tutoyer c’est tellement moins froid et il n’y à personne à impressionner ici. Donc, tu sais combien les gens parlent. Les rumeurs courent dans tout les sens et pour n’importe quoi. »
    Un sourire entendu apparu sur son visage. Elle était entrain de lui faire comprendre qu’elle connaissait ses doutes, si doute il y avait et qu’ils étaient infondés. Les rumeurs sont toujours connue par les concernée. On disait, à tord ou à raison, que Morgane était l’assassin de son mari. Elle seule connaît la vérité. Elle l’annonçait à son interlocuteur.

    La jeune femme se pencha légèrement par-dessus la table après avoir fait signe au serveur de lui servir un autre Irish cofee.

    « On pourrait croire que tes activités ce soir ne sont pas très claires, qui sait que Judith est au chevet de sa mère ? Que fait tu en compagnie d’une autre femme. Vraiment « on » pourrait dire n’importe quoi. »

    Morgane se reposa contre le dossier de la banquette et rit doucement. Sa remarque n’était pas menaçante, claire, pas menaçante.

    « Mais, oui, j’aime mon travail. Comme toi. Le plus jeune assistant de directeur départemental. »
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Dim 19 Avr - 20:49

    Lorsqu'il ouvrit son blouson, une odeur de sang monta brièvement aux narines de James, sans provoquer de réaction particulière chez lui, ni dégoût, ni plaisir. Pourquoi n'avait-il pas nettoyé sa chemise ? Parce qu'il n'en avait pas envie, peut-être, ou, plus certainement, pour se présenter déjà sanglant devant l'imbécile qui avait osé briser le Tabou. Car la visite était programmée, même si pour l'heure, le jeune Mangemort semblait se reposer ; d'ici l'aube, le type devrait répondre de son audace, et la simple vue des vêtements de son visiteur le renseignerait sur le genre de traitement qui l'attendait.

    Sans se démonter, James prit une longue gorgée de whisky, qu'il prit le temps de laisser chauffer quelques instants dans sa bouche avant de l'avaler. Face à lui, Morgane s'était raidie, mais il fit mine de ne pas le remarquer. Après tout, il était censé être saoul, et en avait toutes les apparences- mais une longue fréquentation de l'alcool lui permettait de conserver une certaine lucidité, même lorsque son regard était torve. Il avait bien perçu le malaise de la jeune femme, de même qu'il comprit que la conversation ne se déroulait pas selon ses voeux. Les remarques courtoises de James sur son métier semblèrent l'impatienter, alors que le jeune homme ne cherchait qu'à se renseigner ; il éprouvait une certaine fascination pour les gens capables de dévouer leur vie à des tâches aussi improbables que soigner leur prochain, et il se contentait de le dire...

    La réponse de la jeune femme lui permit de comprendre ce qui n'allait pas. La formulation, le « j'ai entendu dire » qui rappelait trop de mauvais souvenirs à la guérisseuse. Elle se lança d'ailleurs, à mi-voix, dans un discours à peine voilé, dont les premiers mots tirèrent un soupir à James. Se tutoyer. Évidemment, on jouait la carte de la pseudo-camaraderie, on se tutoyait, et tout s'arrangeait. Mais le brun n'entendait pas laisser ainsi Morgane dicter les termes de l'entretien. Qu'elle tutoie donc à sa guise, lui ne renoncerait pas à son vouvoiement ; il était de ces gens pour qui le tu n'est pas naturel, et il n'allait pas se contraindre.

    La jeune veuve lança quelques piques, que James accueillit d'un sourire dédaigneux ; des activités pas claires, une infidélité conjugale... c'étaient donc les seules rumeurs qui pouvaient courir à son sujet ? Il s'en souciait peu, tant que rien de plus destructeur n'existait- une mise en cause de son dévouement au Lord, par exemple.

    Le Mangemort but une nouvelle gorgée d'alcool et, très affable, adressa un sourire à son interlocutrice avant de lui répondre nonchalamment :


    -Vous savez, Morgane, qu'à vous voir ainsi sur la défensive on pourrait croire que vous n'avez pas la conscience tranquille. Je ne disais rien qui dût vous offenser... Mais puisque vous semblez vouloir parler des rumeurs, je vous répondrai simplement que je ne m'inquiète guère de celles que vous évoquez. Le Ministre connaît mon dévouement, et ma femme sait à quoi s'en tenir avec moi. Je n'ai rien à me reprocher, je ne crains donc aucun ragot.

    Pas sûr que Morgane puisse en dire autant... Vu sa façon d'attaquer pour mieux se défendre, il était légitime d'en douter. Sa réaction n'était-elle pas excessive ? James eut un sourire en repensant aux paroles de la jeune femme ; « que fais-tu en compagnie d'une autre femme ? ».... Rien, précisément, parce qu'elle était une femme. Je les préfère avec un peu plus de poils au menton, eut envie de répondre le jeune homme, qui se retint de justesse. Lord Voldemort réprouvait l'homosexualité, James avait donc tout intérêt à ne pas se vanter de ses tendances, s'il ne pouvait les vaincre.

    Très calme, un peu anesthésié par l'alcool, le Langue-de-Plomb observait Morgane, le sourire aux lèvres. Non, elle avait beau être une jolie femme, il ne se voyait pas tromper Judith avec elle. Le serveur blond récemment engagé, par contre... Le Mangemort laissa errer son regard sur le garçon lorsqu'il vint servir Morgane, puis regagna le comptoir de sa démarche souple.
    La guérisseuse, cependant, finissait par répondre, après moult détours, à ce que James avait dit. Elle mentionna le poste occupé par le jeune homme, qui lui valait certaines inimitiés, et le brun eut un sourire modeste pour répondre :


    -Effectivement... Nous travaillons dans des domaines bien différents, mais nous avons au moins en commun d'aimer notre travail... autant notre profession que notre engagement au service d'une cause....

    Pour lui, en tout cas, c'était certain ; pour la jeune veuve, c'était moins évident, mais on était là pour parler, n'est-ce pas ?
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Sam 23 Mai - 23:11

    Rien de très classe dans l'attitude de Morgane. Elle en prit conscience suite aux paroles de James. Une différence fondamentale entre eux deux consistait dans leurs éducations respectives. Chez les Fowl la moindre petite rumeur sur votre compte était à exterminer. La perfection suscite des envieux, les laisser vous jalouser sans jamais qu'ils puissent porter le premier coup. Le premier coup c'est la rumeur. Les rumeurs peuvent détruire une réputation, même pour la personne la plus intègre qui soit. Nul doute que Deneb, son jeune ex-beau frère, se faisait un plaisir de colporter la rumeur de l'assassinat de son frère. Sérieusement ce n'est pas salissant ça comme ragot ?
    Oui Morgane craignait les commérages au moins autant que la réalité.
    « Le ministère connait mon dévouement»
    Les inquiétudes de Kirkby se situaient bien au delà des rumeurs. Pour lui le Lord était tout, son idéologie la voie à suivre et s'il avait des comptes à rendre c'était auprès de son maître. Il entendait vraisemblablement par «le ministère», le Lord.
    La médicomage hocha la tête et se reprit, du ton doux et posé qui lui était plus habituel.


    « Je suis désolée, en effet, je me suis emportée.» Elle feignit un instant l'hésitation avant de reprendre plus vraie que nature. « Ce qu'on dit de moi m'affecte seulement plus qu'on ne l'imagine.»

    Pudique, juste le nécessaire, elle balaya le sujet d'un geste vague de la main. James pouvait bien douter de la bonne foi de sa collègue, il n'empêche qu'elle savait jouer son rôle et ainsi bousculer les choses en sa faveur. Le mangemort préférerait sûrement oublier ces mots plutôt que de chercher la vérité. Il n'y avait aucun intérêt. Ils s'étaient rencontré par hasard et n'avaient aucuns liens. Le défunt mari de Morgane n'avait eu que des relations professionnelles avec James, collègues sans plus. Non, ils auraient put devenir concurrents à un même post, ils auraient put si Ambroise n'était pas mort. Et, de vous à moi, la course aurait été rude, mais James aurait probablement acquis la place qu'il possède à l'heure qu'il est.

    La discussion s'engagea sur un terrain plus neutre que la jeune femme accueillit avec soulagement. Sa première intention ce soir avait été de se détendre. Pour le moment c'était plutôt un échec, sa nervosité et sa méfiance systématique en présence d'un mangemort ne lui facilitait pas les choses. Par habitude la mangemorte enroula une mèche de cheveux autour de son index et commença à la faire rouler entre ses doigts.
    Une expression calme, mais pleine de curiosité, détendit ses traits. James Kirkby était langue de plomb n'est-ce pas? Comment une langue de plomb parlait-elle de son travail? En parlerait-il seulement?


    « J'imagine que si je te demande de me décrire ton travail tu va évincer la question ?» Elle esquissa un sourire. «A moins que tu passe tes journée à ensorceler les notes pour qu'elles volent, mais... J'en doutes.»

    Patiente elle regardait la cuiller ensorcelée, par ses soins, tourner dans son café. Elle ne tenait pas bien l'alcool. Inutile de se rendre ridicule, surtout si on crain les rumeurs comme une Fowl. Il faut aussi savoir qu'on les colporte dans son milieu. Pour rester au dessus des autres il faut savoir assurer sa position, les rumeurs qui détruisent vos réputations naissent souvent plus près de vous qu'on ne peut le croire. Parfois par maladresse, en voulant étouffer une erreur on lui donne de l'ampleur.
    Ceci est un jeu d'habilité et d'observation, que dire à qui? A qui faire confiance? La perfection s'entretiens et si certaines rumeurs vous détruisent d'autres vous rendent encore plus enviable. Ce n'est qu'une question d'habilité.


    [ Je suis vraiment désolée du retard. Pour ma défence j'ai été débordée récemment u_u]
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Mar 9 Juin - 19:22

    D'un signe de tête, depuis le comptoir, le patron s'enquit de l'opinion de James sur son whisky. Le jeune homme faisait partie des clients les plus choyés du pub, en sa qualité d'assistant au directeur d'un département ministériel ; c'est pourquoi l'homme, sans oser s'immiscer dans la conversation, tenait à s'assurer que le breuvage était du goût de son client. James hocha la tête pour indiquer que le whisky était excellent ; nerveux, mais plein de saveurs, il attaquait le palais et vous laissait un bon bouquet en bouche... le genre d'alcool avec lequel on peut prendre une belle cuite sans s'en rendre compte.

    Le signe adressé au patron n'avait pas distrait James de son interlocutrice. Il l'observait intensément, cherchant à deviner ce qui se cachait derrière ce visage doux et triste. Car il savait que la jeune femme ne laissait pas paraître toutes ses impressions, comme lui-même du reste ; dans leur milieu, on apprenait dès le plus jeune âge à offrir un visage lisse, indéchiffrable, et leur engagement dans les Mangemorts avait renforcé cette tendance. James avait toujours entendu dire qu'il était très inconvenant de se laisser aller à dévoiler ses sentiments à tout venant, et, à force d'application, la froideur avait fini par devenir une habitude chez lui. Il présentait généralement un visage avenant, mais d'où il prenait soin de chasser ce qui pouvait trahir son ressenti intérieur...

    Et Morgane faisait sans doute de même. À quoi pensait-elle, à cet instant précis ? À son défunt mari dont on disait parfois qu'elle l'avait tué ? À la discussion qu'elle avait avec un collègue pas forcément sympathique ? À la mort de Louis XVI ? James regrettait parfois de ne pas être légilimens, mais ses progrès en occlumancie avaient été assez laborieux pour le dissuader de passer la vitesse supérieure.

    La jeune femme abandonna le terrain épineux qu'ils avaient emprunté, au grand soulagement de James : parler de sa femme n'était pas vraiment son sujet favori, surtout lorsque la personne d'en face sous-entendait quelque infidélité... Certes, elle aurait pu mieux choisir le sujet ; chacun savait que les Langues-de-Plomb étaient réticents à parler de leur travail, et James ne faisait pas exception. Il se versa un nouveau whisky, et, levant le verre en un toast silencieux, répondit :


    -Éviter la question ? Non, je ne compte pas éviter la question, je n'ai aucune raison de le faire... Je risque cependant d'avoir du mal à répondre, dans la mesure où mon travail est assez varié...

    Il avala une gorgée d'alcool pour se donner le temps de réfléchir, pour en dire le moins possible, avant de poursuivre d'une voix lente :

    -En tant qu'adjoint au directeur, je dois être un peu partout. Organiser l'agenda du directeur, le représenter lorsqu'il le souhaite, coordonner le travail des employés du Département... Un travail de bureau, tout simplement... Mais je pense que je ne vous apprends rien... Ambroise, paix à son âme, travaillait lui aussi au Département des Mystères, si je ne me trompe ?

    Non, il ne se trompait pas. Les deux hommes avaient un moment travaillé ensemble, et leurs rapports avaient été teintés d'une féroce rivalité. La mort avait opportunément ôté Peterson du chemin de Kirkby, et le jeune homme s'étonna un instant que personne ne l'ait interrogé au sujet de ce meurtre. Il servait si bien ses intérêts qu'on aurait bien pu le croire coupable...
    Le visage toujours aussi lisse, James adressa un signe de tête solennel à la jeune veuve ; on ne parlait pas à une femme de son mari défunt sans montrer quelque peine pour sa disparition, même lorsque le trépas avait le mérite de faciliter une carrière.




    [HJ : désolé, c'pas terrible... j'ai eu du mal... Je me rattraperai la prochaine fois]
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Jeu 2 Juil - 17:02

    Et la cuillère tournait inlassablement dans le café de Morgane. Les ondulations douces sur la surface brune, délicates, accompagnées des effluves de whisky chaud absorbaient la jeune femme. Progressivement elle se détendait, sans perdre son expression aimable et polie. L’endroit, chaleureux et calme, aidait à la détente de Morgane. L’alcool n’y était certainement pas étranger. Aussi Morgane se demandait comment Kirkby tenait encore debout. A l’évidence il avait déjà consommé plus que de raison avant d’arriver ici, ça ne l’empêchait pas de déguster un verre de whisky sous l’œil attentif du barman. On ne devait pas décevoir l’adjoint au ministère des langues de plombs. James rassura le gérant d’un signe de tête neutre bien qu’un peu sec.

    Observer les relations qu’entretenaient les gens les uns avec les autres était quelque chose de très enrichissant, d’amusant même. Morgane ne s’était pas adonnée à ce petit jeu depuis un moment et redécouvrait avec plaisir ces instants.
    James contrairement à ce qu’elle avait estimé se plia bien vite à sa requête. Amusant. Etonnant plutôt. Elle l’écouta donc avec attention. Cherchant à déceler quelque chose, une vraie information. Oui parce qu’il répondait, mais à la manière des langues de plombs. Il n’éludait pas il ennuyait, c’était presque pire. Morgane sourit. Un travail de bureau tout simplement. Evidemment, quoi d’autre ?

    « En effet, mais il parlait peu de ses activités. »

    Répondit-elle simplement après avoir, d’un geste, accepté celui de son interlocuteur. Toutes ces simagrées l’épuisaient. Evidemment si elle avait été veuve et réellement endeuillée elle aurait probablement apprécié ces marques de respect. Pour l’heure tout ça lui paraissait bien hypocrite.
    Son défunt mari s’était retiré au moment propice de la route de Kirkby. Pardon, on l’avait retiré de sa route. Et si les rumeurs de son assassina entachaient la jeune femme c’était pour la simple et bonne raison que du temps de son mariage, aussi bref fut-il, Morgane n’eut que le rôle d’accessoire. Un accessoire de ceux qui vous font briller certes, mais elle n’était qu’une pierre de plus à l’édifice de son mari. Lorsqu’on savait l’ambition des Fowl on s’étonnait de la passivité de cette femme à l’avenir aussi prometteur que celui de son époux. Alors inévitablement… Morgane était pourtant une excellente actrice et c’est pourquoi les rumeurs ne sont que rumeurs et que Morgane n’a jamais été réellement inquiétée par la justice.
    L’ignorance feinte de James l’amusa donc un instant, un instant seulement.

    Cette conversation la confortait dans ses opinions et Morgane mit fin au sortilège qui agissait sur sa cuillère. L’objet retomba contre le bord de la tasse dans un bruit fin et sec. Les mangemorts étaient creux lorsqu’on dépassait l’idéologie qui les unissaient. Bien, avouons-le Morgane, peut-être inconsciemment, ne facilitait pas les choses.
    La jeune femme but une longue gorgée de son café et ne tarda pas à sentir ses joue s’embrasser légèrement. Les premiers signes de l’ivresse non ? Désastreux les effets de l’alcool sur elle, cette tasse serait donc la dernière bien qu’elle apprécie particulièrement ce mélange. Il n’était pas question de perdre sa lucidité face à quelqu’un comme James. Hors de question. Et c’était quelque chose de bien clair, plus que ça, c’était quelque chose de primordial.
    Oui primordial, parce qu’avec tout son mépris pour ses semblables, toutes ses grandes idées, Morgane était d’abord une lâche qui avait choisit la facilité et s’était pliée aux exigences familiales.

    « Tu m’en apprend donc plus que tu ne l’imagine. »
    Un sourire. Elle ne lâcherait pas son tutoiement, après tout ils étaient identique. Non, James était encore plus psychorigide que Morgane. Hm, c’était l’impression qu’il lui faisait. Nuance. Heureusement pour elle, chacune de ses pensées restaient sagement cloitrée dans son esprit. Son esprit protégé et entrainé aux intrusions. L’Occulmencie est bien utile croyez-moi.
    Aimable et intéressée, voilà l’image qu’elle renvoyait à l’instant. Détendue et pourtant toujours correcte. Le parfait petit soldat…


    [encore un retard je suis désolée j'espère que ça ira ]
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Dim 5 Juil - 23:50

    Qui avait dit que James fournirait une réponse détaillée, intéressante, circonstanciée ? Parler pour ne rien dire était son métier, en tant que Langue-de-Plomb d'abord, et en tant qu'adjoint au directeur de son département ensuite. S'il avait gravi aussi vite les échelons, c'était, bien sûr, grâce à sa fidélité sans borne pour le Seigneur des Ténèbres, mais aussi parce qu'il maîtrisait parfaitement les codes de comportement de son milieu social et professionnel... Garder un visage avenant, sourire, parler d'une voix posée, pour, finalement, ne rien dire... tout un art, particulièrement précieux lorsqu'on avait comme lui l'ambtion de devenir directeur de département.... Avec le temps, ce langage policé et politiquement correct était devenu une habitude, et rares étaient ceux qui y échappaient. Le Ministre seul, en y réfléchissant bien, car Lui mentir était pour James l'abomination ultime, le commencement de la trahison... Face au Lord, le jeune adjoint aurait instantanément perdu son beau bagout de politicien, c'était certain, mais les rencontres avec le redoutable Mage noir étaient, fort heureusement, rarissimes ; en général, c'était le directeur du département qui avait l'honneur d'être reçu par le patron, et qui répercutait Ses ordres ou Ses commentaires. Lord Voldemort engueulait le directeur, le directeur engueulait James, James engueulait les chefs de service, les chefs de service engueulaient les simples employés, et tout allait pour le mieux. Pour les compliments, la chaîne était moins exactement suivié- mais c'était tellement rare... Lord Voldemort ne convoquait pas Ses serviteurs pour les complimenter, ça se saurait. Bref ; les petits employés ne voyaient la couleur que des engueulades, jamais des compliments ou des récompenses. Lorsqu'un sac d'or arrivait au département, il finissait généralement partagé entre le directeur et son adjoint- d'ailleurs, le partager entre tout le personnel du département n'aurait permis à chacun de ne récupérer qu'une somme infime. En échange, le directeur et son adjoint distribuaient aux employés de menus avantages, positions favorisées, jours de congés, et s'assuraient ainsi de leur fidélité.

    Pouvait-on décemment raconter toute cette cuisine interne à une jeune femme non initiée aux pratiques politiques, qui risquait de n'y voir que calculs d'épiciers ?... Son époux n'avait pas jugé bon de l'informer de la réalité de son travail- lui-même avait été un fin magouilleur, pour autant que James le sache- et il avait eu raison. Ce genre de pratiques ne devait pas être connu du public. L'essentiel pour le public était que le Ministère fasse son travail, et c'était le cas. Que tout fonctionne par népotisme et favoritisme n'était pas important, du moment que cela fonctionnait...

    Un petit sourire aux lèvres, James avala d'un trait la fin de son verre de whisky, observant du coin de l'oeil son interlocutrice. Elle avait répondu d'un petit signe lorsqu'il avait respectueusement mentionné son défunt mari, et il se demanda, encore une fois, si elle l'avait tué. Elle semblait posée et pacifique, mais cela ne signifiait en aucun cas qu'elle était incapable de tuer... James brûlait de mettre le sujet sur le tapis, mais il n'avait pas encore assez bu pour oublier à ce point les convenances, et il se contenta de répondre doucement :


    -Vous m'en voyez ravi... mais je ne suis pas certain que mon travail soit bien passionnant pour une personne extérieure au Ministère. Tenez, je parie que votre quotidien à Sainte-Mangouste est bien plus palpitant que le mien. Plus mouvementé, en tout cas... Je me suis laissé dire que les patients ne manquaient pas, et que certains arrivaient avec de vilaines blessures...

    Certains hommes de main à la solde du Ministère avaient en effet reçu l'ordre de ne pas tuer, mais de mutiler et de blesser atrocement les opposants ; de sorte que certains arrivaient à Sainte-Mangouste en présentant des brûlures au fer rouge sur le foie, ou des tendons à l'air libre... La presse ne parlait pas de ces « incidents », mais James était assez bien placé pour en avoir connaissance ; les rapports des hommes de main contenaient des détails atroces, et parfois des photographies, sans compter la condamnation du blessé généralement accusé de rébellion et d'outrage. Un système parfait ; l'opposant qui se laissait prendre était rudement châtié, puis, sous l'accusation de violences envers des membres du Ministère, expédié à Azkaban où le désespoir les faisait réfléchir, le baiser du Détraqueur se chargeant de finir les plus coriaces. Certains, de leur prison, adressaient des lettres de supplication au Ministre, implorant Son pardon, reconnaissant leurs torts... On les laissait parfois sortir, en les plaçant sous surveillance, pour prouver que le Ministre était loin de la brute sanguinaire qu'on décrivait parfois, et les plus réussis clamaient partout les louanges de Lord Voldemort.
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Mer 29 Juil - 13:51

    Morgane ne feignit même pas l’étonnement lorsque James mentionna les nouveaux cas auxquels l’hôpital devait faire face. Si ce genre de fait n’était pas ébruité, beaucoup de ses « pairs » était mieux informé que le peuple sorcier. Évidemment. Nombre d’entre eux étaient à l’origine de ces cas si préoccupants. Ils étaient également la raison pour laquelle Morgane était médicomage spécialisée dans les blessures magiques.
    La chemise tachée de sang, dissimulée sous le manteau de James reprit place dans l’esprit de la jeune femme. Qu’il devait avoir chaud sous ce vêtement. Un vague sourire apparut sur le visage de Morgane, une bien piètre compensation certes. Évidemment il connaissait l’existence des mutilés, il participait aux carnages. Triste réalité, triste lâcheté dont la sorcière faisait preuve chaque jour. La cuillère suffoquait à présent dans l’étreinte de ces doigts fins, Morgane gardait pourtant un visage impassible.


    « Mouvementé c’est indéniable. Comme je l’ai déjà dit, je ne manque pas de travail. »

    Elle appuya ses propos d’un geste vers les dossiers qu’elle comptait compléter une fois chez elle. Une seconde elle se demanda si elle n’avait pas mieux à faire que de parler dans le vide avec cet homme visiblement aussi enclin qu’elle à dire la vérité. Bien sûr que si, elle avait bien mieux à faire. Elle avait pourtant eu besoin, pour on ne sait quelle raison, de s’échapper un peu de ses obligations. Ce travail elle l’avait choisit pour racheter au mieux la marque qui défigurait l’intérieur de son bras. Epuisée, elle avait eu besoin de fuir une seconde la réalité, voilà que la personne avec qui elle échangeait lui renvoyait cette réalité. Un cercle vicieux ? Une voie à suivre ? Il est impressionnant de voir comment une vie peu devenir compliqué lorsqu’on balance entre ses propres convictions et celles avec lesquelles on compose depuis de longues années.
    Par réflexe, la jeune femme se mit à jouer avec son alliance, faisant rouler l’anneau autour de son index à l’aide de son pouce. Le tic de bien de personnes mariées.


    « Certains de nos patients arrivent en effet avec d’inquiétantes blessures, mais… » Elle rit doucement, une seconde. «… ça n’a rien d’une nouveauté. Ste mangouste est un hôpital, pas une infirmerie. »


    Le ton de Morgane était parfaitement respectueux et son sourire apparemment des plus francs. Réellement, vous imaginez cette femme délicate entrain d’arracher le cœur d’un homme ? Évidemment, non. C’est d’ailleurs pour ça qu’elle n’est pas envoyée sur le front, appréciée pour ses talents de médicomage elle est une mangemorte des plus utiles. Voilà le problème, la réalité, ce que Kirkby ne peut comprendre. On peut être mangemort et médicomage, la nuance concernant Morgane, le hic, c’est sa dévotion. Son entêtement à sauver ses patients, les soigner mieux qu’elle ne soignerait un de ses pairs. Oui, la nuance est là, infime et bien gardée.

    Morgane reposa devant elle la tasse vide, jouant toujours avec la cuillère elle se demandait si son interlocuteur en avait finit de ses massacres pour la soirée où s’il était simplement venu se détendre. Apprécier son geste et retourner au « travail ». Travail qu’il effectuait avec beaucoup d’application, elle en était sûre.
    Etait-il de ceux qui mutilaient au point de faire mentir les victimes ? Comment pouvait-on clamer la bonté d’un homme qui vous à fait massacrer ? Facile. Pas peur. C’est bien d’ailleurs la raison pour laquelle Morgane porte elle aussi la marque des serviteurs du Lord. Combien étaient dans son cas ? A s’incliner pour mieux fuir ? Combien détestait chaque jour où leur bras se mettait à chauffer doucement pour devenir brûlure insoutenable ? Exprimant l’appelle ou la colère du Lord ? Combien dans ses serviteurs ou la simple population vivait dans la crainte de cet homme, si on pouvait encore le considérer comme tel évidemment.
    Le regard que Morgane posa sur James à cet instant était intense et brûlant de questions, contrastant clairement avec la neutralité de son expression. La situation deviendrait bientôt ingérable si elle n’était plus capable de gérer ses doutes.
    Un sourire balayait ce regard trop franc, regard qu’elle dirigea une seconde vers les fenêtres embuées, la chaleur de l’intérieur contre la température de la nuit.
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   Sam 8 Aoû - 23:11

    La compagnie de Morgane Fowl avait quelque chose qui déplaisait à James, sans qu'il puisse dire exactement de quoi il s'agissait. Était-ce cette espèce de désapprobation silencieuse, qui parvenait à percer sous un discours lisse ? Était-ce cette attitude distante, en dépit du tutoiement, qui donnait le sentiment que les deux jeunes gens n'appartenaient pas au même monde ? Ils portaient la même Marque, servaient le même Maître, et pourtant James retirait une impression mitigée de cette conversation ; Morgane ne semblait pas pleinement soumise au Lord, et elle avait l'air de faire des efforts pour donner l'image d'une Mangemort parfaitement irréprochable. Silencieux, James essaya, quelques instants durant, de déterminer ce qui le mettait mal à l'aise chez cette jeune femme ; peut-être l'idée qu'il se faisait de son métier, indissociable, selon lui, d'une philanthropie peu compatible avec l'état de Mangemort...

    Peut-être également était-ce la comparaison entre elle et lui qui le dérangeait ; lui était un véritable fanatique, totalement convaincu du bien-fondé de la Cause, prêt à tout pour assurer le triomphe de son Maître, y compris à subir lui-même les pires sévices : il avait eu le malheur de mécontenter le Seigneur des Ténèbres – rarement, grâce au Ciel – et gardait un souvenir cuisant du châtiment alors reçu ; mais, en fervent serviteur, il avait non seulement accepté la punition, mais avait jugé que son Maître avait eu raison de la lui infliger... La foi était chez lui poussée à l'extrême, et il sentait confusément que la jeune Fowl ne partageait pas ce fanatisme. Parvenu à cette conclusion, il se désintéressa du problème ; nombreux étaient ses collègues tièdes, Mangemorts uniquement pas intérêt – mais ces gens-là étaient catalogués comme tels, et s'ils faisaient parfois d'honorables carrières, ils ne pouvaient prétendre s'élever bien haut. Toujours aussi bon juge en matière d'hommes, le Seigneur des Ténèbres distinguait les plus fidèles et les plus convaincus de Ses pions, et les plaçait aux postes les plus importants ; James savait qu'il devait sa carrière à sa ferveur, et chaque promotion avait renforcé son adoration pour le Lord. Morgane n'était probablement pas de ceux-là ; elle menait une petite carrière de peu d'envergure, et à la différence du jeune Kirkby, elle ne semblait pas avoir une ambition dévorante. Ce genre de Mangemorts n'attirait guère la sympathie du directeur-adjoint du département des Mystères ; ce n'était pas avec des tièdes qu'on assoirait la toute-puissance du Seigneur des Ténèbres, et c'est sans doute ce qui rendait la compagnie de Morgane assez peu agréable. Il convenait toutefois de rester courtois, et James répondit tranquillement :


    -Bien entendu. L'hôpital Sainte-Mangouste est toujours en première ligne... Rude métier que celui des guérisseurs. Vous devez voir de bien tristes choses...

    Ce n'était pas une question, mais plus une constatation ; James n'avait besoin d'aucune confirmation, il savait de source sûre quelles étaient les blessures que pouvaient voir les médicomages de Sainte-Mangouste... Un sourire passa sur ses lèvres, brièvement, tandis qu'il reprenait :

    -Vous avez besoin de courage pour exercer un tel travail... Il ne doit pas être évident de soigner tous ces... gens...

    Son mépris pour les victimes avait filtré dans sa façon de prononcer ces derniers mots, mais il n'en avait cure ; son regard venait de se poser sur le cadran de sa montre, et il avait décidé qu'il était temps de reprendre le travail. Désignant les dossiers, il poursuivit :

    -Je vais d'ailleurs vous laisser poursuivre ce travail... Mes occupations m'appellent. J'ai été ravi de cette rencontre, Morgane, conclut-il en se levant de sa chaise. Je vous souhaite une bonne nuit.

    Il inclina légèrement la tête en direction de la jeune femme, puis quitta la table. Une brève halte au comptoir pour régler sa consommation et celle de la jeune femme, et le directeur-adjoint du département des Mystères retrouva l'air frais de la rue. Soupirant d'aise, il déboutonna son blouson – il avait eu si chaud dans ce bar – et transplana, en direction d'un futur patient pour l'hôpital Sainte-Mangouste.
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    MessageSujet: Re: Soirée et Irish Cofee. [PV James K]   

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    Soirée et Irish Cofee. [PV James K]
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