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     Soirée ordinaire [Totalement libre]

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    Elvire Preston
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    MessageSujet: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Sam 7 Mar - 23:01

    Étendue sur le canapé les jambes remontées contre le dossier et les cheveux enroulés dans une épaisse serviette vert anis, ma serviette, d'ailleurs, Katja me regardait sans ciller, un air neutre fiché sur son beau visage. Elvire posa son verre de vin sur la table du salon, sans un bruit, et se tourna vers elle, forçant ses lèvres à s'étirer en un sourire posé

    - Tu sais, par rapport à ce que je t'ai dit cette nuit...

    - Oui ?


    Elvire hésita, sentant son amie inquiète. La nuit avait été rude, pour toutes les deux, et elle savait bien que ses derniers mots avaient affolé la jeune femme.


    - Je suis désolée, soupira-t-elle. Je ne partirai pas. Excuse-moi de t'avoir dit ça.

    Elle sourit, simplement, sentant Katja se détendre peu à peu.

    - Pas grave, la rassura celle-là. Je sais bien que t'as la trouille, tu sais...

    Elvire avala une gorgée de vin de travers, surprise, et toussa, les yeux grands écarquillés, sans pouvoir s'empêcher de rire. Ça n'avait rien de drôle, en réalité. Oui, elle était terrorisée. Qui ne le serait pas ? Son frère allait quand même revenir ! Et s'il... s'il venait lui prendre Gabrielle ? Il ne lui avait rien dit de tel, mais elle connaissait ses parents, elle connaissait Jazz. Il ne ferait rien pour leur déplaire. Il l'avait même laissée, elle. Et les deux vieux Preston étaient bien capable de vouloir récupérer leur petite fille, après tout, pour lui fournir une éducation convenable, pour l'envoyer à l'école de Salem, pour la séparer de sa mère. Peut être qu'ils connaissaient quelqu'un à Berlin. Peut être qu'on leur avait dit que la petite n'avait pas encore exprimé la moindre capacité magique, et qu'ils voulait la lui enlever pour en faire une vraie sorcière, comme ils avaient l'habitude de vouloir faire avec les cracmols. Peut être qu'ils considéraient que c'était elle, sa mère, qui bridait par sa proximité la magie de Gabrielle.

    Elle lança un regard accusateur à Katja avant de se reprendre. Non, Katja ne l'aurait jamais vendue. Aux dernières nouvelles, elle l'aimait. Elle aimait Gaby aussi. Et puis elle ne connaissait pas un mot d'anglais ! Non, même si elle en avait eu l'occasion de toutes façons, la jeune femme ne l'aurait jamais trahie. Elle n'était pas comme ça. Ça n'était pas vraiment le moment de devenir paranoïaque, de s'éloigner de sa seule alliée. Vraiment pas. L'alliée en question tira longuement sur sa cigarette et recracha la fumée en tentant de faire des cercles, louchant sur la fumée qui ne voulait pas lui obéir.


    - Pas à l'intérieur ! C'est mauvais pour Gabrielle, tu le sais.

    - La fenêtre est ouverte. Tu vas à la Rose Rent, ce soir ?

    - Oui. Je suis désolée, mais j'ai besoin de bouger... un peu.


    Elle esquissa un sourire navré et s'étira, un peu lasse. Katja ne lui répondit pas. Elle n'aimait pas franchement ce genre de sortie. Elle n'aimait pas ce « besoin de bouger ». Principalement parce qu'elle savait que c'était un mensonge. Elvire n'avait pas juste besoin de s'aérer, elle avait besoin d'un homme. Elle allait sortir, aller boire à la Rose Rent, ce bar qu'elle aimait tant, et patienter jusqu'à ce qu'un homme l'approche. Ou bien, si elle se lassait trop vite, elle partirait simplement en chasse, abordant un homme un peu au hasard. Elle coucherait avec lui, puis elle reviendrait. Elle irait embrasser une Gabrielle encore endormie, prendrait un copieux petit déjeuner et une douche brulante. Finalement, elle partirait travailler comme si rien ne s'était passé, accompagnant Gabrielle à l'école en bas de la rue, si elle avait le temps. Sinon, elle laisserait à Katja le soin de s'occuper de sa fille, de son trésor.

    C'était toujours la même chose.

    Elvire haussa les épaules, comme pour répondre aux pensées de son amie, et récupéra le ruban rouge qui trainait sur la table, pour attacher ses cheveux sombres. Elle embrassa Katja, puis appela Gabrielle, qui lui sauta au cou, toujours radieuse.


    - Tu t'en vas ?

    Sa mère hocha la tête, et la petite sourit.


    - Tire la langue.

    Sa mère s'exécuta en souriant, présentant une des billes de son piercing à sa fille, qui sourit. Elle trouvait ça joli, cette petite bille, qui semblait reposer simplement sur la langue de sa mère. Elle la coinça finalement entre son pouce et son index, comme elle le faisait parfois. Une façon de tenir sa mère en laisse, en quelque sorte.


    - Tu reviendra ?


    Elvire hocha la tête, de nouveau.

    - Alors c'est bon.

    Elle libéra sa mère, et embrassa sa joue, avant de rejoindre Katja qui éteignit aussitôt sa cigarette. De son appartement, il lui fallait une demi heure à pied pour rejoindre la Rose Rent. Le temps était plutôt agréable, et observer la ville ne lui ferait pas de mal. MP3 dans la poche, puisqu'elle appréciait la technologie moldue, la jeune femme s'avança d'un pas vif, la musique résonnant dans son crâne. C'était fort, et la morsure du vent était vive. C'était agréable, au fond. Finalement, le bar lui apparut, grossissant sans cesse au fur et à mesure qu'elle s'en rapprochait. Quelqu'un en sortit alors qu'elle arrivait, et une bouffée de chaleur se faufila par la porte grande ouverte, repoussant la fraîcheur un peu plus loin, enveloppant la jeune femme d'une de ces moiteurs particulières à l'affrontement de deux températures éloignées. Elle s'immobilisa un instant, et l'homme qui lui tenait la porte grogna

    - Alors, vous entrez ?

    Elle répondit d'un simple sourire et fit un pas pour qu'il puisse refermer la porte derrière elle. Elle observa la pièce, les clients, un à un, puis s'avança vers le bar, ôtant un de ses écouteurs, prête à commander.
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    Uffie A. Cartel
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Dim 8 Mar - 18:05

    [ HJ : Si ça te convient pas, faut cliquer sur "MP" et me le dire, et je disparait dans le vent (mais j'suis vachement vexé aussi du coup).]

    C'était un jour de boulot ordinaire, avec de l'alcool et des gens réunis dans la même pièce. C'était toujours fascinant de voir des gens se bourrer la gueule au quotidien, ou alors essayer d'assurer une vie sexuelle satisfaisante en draguant. Uffie ne critiquait pas, il faisait pareil dans d'autres bars, il constatait juste, et c'était marrant. Accessoirement il travaillait, mais ça, il ne fallait pas le dire trop fort. Et oui, il fallait bien payer le loyer, et les tatouages qui fleurissaient sur sa peau. Il tenait toujours à se payer ses ailes dans le dos, et il fallait encore économiser un peu pour ça... Que ferait il ensuite ? Peut être quelque chose sur le tibia, là où il restait de la place en tout cas. Le bras gauche c'était mort, tout couvert, et ses hanches aussi. Généralement, les filles l'appréciait ce tatouage là, ou pas en fait, ça dépendait de la fille. C'était le genre de tatouage qu'on ne voit pas avec les vêtements, trop bas pour dépasser du pantalon. Chacun ses passions, certains c'était le jardinage, Uffie c'était les modifications corporelles.
    Quand même, le bar n'était pas bourré à craquer ce jour là, y avait il un match de Quidditch ce soir ? Ou peut être était ce la St Valentin ou un truc dans ce goût là, mais ça aurait étonné Uffie, aucune nana ne lui avait cassé les burnes. Le jeune homme n'était vraiment pas romantique, et comme beaucoup de mec il pensait avec ses couilles. Et avec une envie de chaleur humaine, un peu. Très adolescent comme logique, mais la mode n'était pas à la maturité. Selon lui, le monde se divisait entre les fan de cul et les puceaux prudes, les gens arrivant à avoir une vie relationnelle normale étant vraiment rares.

    - J'vous sert ?

    Ah, une bière, un mec un peu éméché avait décidé de calmer le jeu avec de la bière visiblement. Pas une bonne technique, peut être pire que de commander une limonade ou un truc comme ça. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il est très facile de se bourrer à la bière, et toute boisson sucrée augmentait les effets de l'alcool. Ce type allait vomir d'ici une heure ou deux. Uffie sourit.
    Il était étonnement calme ce soir là, contrairement à d'habitude, car il était allé chez un médecin moldu qui lui avait prescrit des pilules contre ses crises d'angoisse inexplicables. Il n'en avait pas informé son employeur. Il ne l'avait dit à personne, et ça lui facilitait drôlement la vie. Le monde lui apparaissait comme flou et inconstant, il était légèrement détaché de la situation et ça lui convenait parfaitement. Même quand un mec franchement bourré avait essayé de le draguer, il avait gardé son calme et réussit à régir comme il fallait. Il était cool.
    Une jeune femme rentra dans le bar, une jeune femme seule, mais Uffie n'y accorda aucune importance dans la mesure ou d'une il était un peu lent à la détente et de deux, sur son lieu de travail il pensait avec son cerveau et pas avec sa bite. Elle était pourtant pas mal cette jeune fille, mais là la seule question essentielle était : Qu'est ce qu'elle boit ?

    - Bonjour, vous prenez ?

    Ben oui, elle avait l'air d'attendre là que la pluie tombe, il fallait demander au client ce qu'il voulait, le pousser à la consommation. Histoire de gagner des sous tout ça.
    Uffie posa ses coudes sur le comptoir, montrant ostensiblement le tatouage de son bras (un T-shirt blanc cache mal une fresque pareille). Il avait furieusement envie d'une cigarette.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Dim 15 Mar - 0:58

    [C'est court et très moyen a mon gout, donc si ça va pas, dis moi, j'le reprendrai]

    - Bonjour, vous prenez ?

    De l'autre côté du bar, le jeune homme lui lança un regard inquisiteur, qui la fit sourire. Rien de lourd, comme ce type, deux sièges plus loin, qui la déshabillait du regard sans discrétion aucune, ses lèvres humides de bière s'étirant en une vague grimace semblant représenter un sourire. Encore du chemin à faire, celui-là. Non, le garçon semblait juste intéressé par sa commande, purement et simplement, sans arrière pensée, sans se demander si elle allait suffisamment boire pour qu'il puisse la mettre dans son lit. Probablement un des rares hommes de la pièce à ne pas imaginer une nuit torride avec une femme quelconque, cible de longue date ou paumée ramassée sur les trottoirs de la capitale. Elle le regarda s'accouder au bar, amusée sans raison particulière, et son regard se posa instinctivement sur son bras tatoué, appréciant les traits qui couraient sur sa peau. Rien à voir avec le bête petit dessin qu'avait voulu lui faire tatouer Katja, vraiment. Faisant glisser machinalement la bille de son piercing sur ses lèvres, sans vraiment y penser, elle releva es yeux vers lui.

    - Un whisky. Le meilleur possible. Un Macallan, si vous avez.


    Nouveau sourire. La musique du mp3 se mêlait à celle du bar, un morceau des Beatles, si elle ne se trompait pas. À côté d'un Debussy dont les notes s'égrenaient vivement, c'était assez étrange, mais pas désagréable. Elle tira le tabouret le plus proche vers elle et s'y assit, ôtant son manteau. Il faisait chaud, un peu trop même, par rapport au froid qui régnait à l'extérieur. Mais la jeune femme ne pouvait pas demander à ce qu'on laisse la porte ouverte alors que tout le monde devait profiter pleinement de cette étouffante chaleur humaine. Le bar n'était pourtant pas plein à craquer, probablement pas un des meilleurs soirs de la Rose Rent, mais par bonheur, les hommes ne manquaient pas, laissant présager une longue nuit qui lui ferait momentanément oublier Jazz. Elle frissonna en pensant à son frère. Le connaissant, il ne mettrait jamais les pieds dans ce genre d'endroit. Non, Jazz était bien trop classe pour ça. Un fils de bonne famille ne traînait pas dans les bars, même un comme celui-ci. C'était une bonne chose. Elle aurait au moins un endroit à elle, où elle ne risquerait pas de tomber sur lui. Parce qu'une chose était sûre, elle pourrait bien s'éreinter pour l'éviter, il la retrouverait forcément.

    Elle soupira et reporta son attention sur son voisin qui, la bière toujours entre les mains, ne la quittait pas des yeux. Un type banal, pas des plus laids, mais pas le genre d'homme avec qui elle aimait passer la nuit. Elle était même prête à parier qu'il avait de drôles de déviances, comme ce type, une fois, qui lui avait demandé si elle aimait les chiens. Drôle d'idée. Depuis, elle prêtait un peu plus d'intérêt au choix de ses partenaires, bannissant d'office les types bien trop saoûls pour la satisfaire et ceux comme lui, qui ne la lâchait pas de son regard indécent. Il lui adressa un clin d'œil entendu et Elvire esquissa un sourire moqueur. Pitoyable. Il leva son verre vers elle, invitation à le rejoindre, et la jeune femme leva les yeux au ciel, avant de reporter son attention sur le serveur

    - Il est là depuis combien de temps celui-là ?

    Elle désigna le type du menton, en un geste un peu méprisant, puis ajouta

    - William est trop aimable avec ce genre de types.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Lun 16 Mar - 9:21

    [HJ : Allez, Boney M dès le matin. Ras-ras-rasputin. \o\ \o/ /o/ ]

    Uffie sourit. C'est ça qui est bien avec le Valium, c'est que quoi qu'on dise, t'es content.

    - Evidemment, le bar est tenu par un écossais, y a forcément du Sky.

    La jeune femme enleva sa veste, lâchant une bouffé de parfum féminin. Bien sûr, Uffie y fut totalement insensible et n'en eu rien à foutre. Par son voisin de comptoir visiblement, puisque ses narines se dilatèrent. Fou comme regarder un numéro de drague à distance était drôle, tout ces petits détails qu'on notait. Le rougissement au cou, les doigts posés sur la nuque, ce genre de choses, quoique la jeune femme ne semblait pas être lancée là dedans. Pas encore du moins.
    D'une main, il attrapa une bouteille de ce qu'elle avait commandé – il n'avait jamais goûté cette marque là, en fait il n'aimait pas le Whisky, ça faisait un peu trop alcool à papa, avec le cigare et le peignoir rouge devant un feu de cheminée – et la servit. Une bonne chose de faite. Coup d'oeil vers le type qui mattait la pauvre femme avec classe et discrétion – genre j'm'interroge sur la taille de soutif' que tu porte bébé.

    - Oh, j'sais pas, un moment. L'est tout le temps là t'façon.

    Le mec eu l'air de se vexer des remarques échangées, parce qu'il baissa les yeux en regardant fixement sa bière de mauvaise qualité. C'est pas ce soir que tu trempera ta touillette mec, le jour où la drague hyper lourde attirera autre chose que des thons en manque n'est pas arrivé. Uffie sourit encore, lui il emballait les filles avec plus de classe quand même, sauf quand il avait trop bu, mais si la nana était dans le même état, ça ne posait pas de problème, ce qui permettait de se tripoter tranquillement sur une banquette avec des verres vides devant soi, et de finir la soirée à venir devant la porte d'entrée de son appart' sans avoir trop compris l'affaire (ou la malédiction du « excuse moi c'est parti trop vite »). Franchement, vive l'alcool comme lien social, on avait pas encore fait mieux.

    - Vous connaissez Mr Stark ? Enfin bon, savez, les piliers de comptoir, il en faut, ça dépense un max de thunes en picole.

    La radio passait « Help », des Beatles, par forcément le meilleur choix pour des gens qui picolent en déprimant, mais bon. Bourré, on comprend vachement moins l'anglais, donc ça va. Uffie n'était pas saoul (boire et prendre des anti-depresseur en même temps, c'était pas forcément une idée lumineuse), mais pas déprimé non plus. Donc la musique, tout comme les nichons de la nana, il n'en avait strictement rien à carrer. Par contre, il avait toujours autant envie d'une cigarette, même si c'était pas vraiment le moment de fumer. Oh, que les lois anti-tabac aillent se faire mettre, il alluma une Chesterfield. Il payerait une amende plus tard.

    - Z'en voulez une ?

    Ca non plus, c'était pas de la drague, c'était l'effet naturel que produisait une nana mignonne sur un garçon hétérosexuel normalement constitué.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Mer 25 Mar - 21:00

    [HJ : La version de Turisas est mieux pour Rasputin]

    - Evidemment, le bar est tenu par un écossais, y a forcément du Sky.

    Moui, vu sous cet angle, ça paraissait évident. Mais combien de bars avait elle écumé depuis qu'elle était à Berlin, sans trouver la moindre goutte de bon whisky ? Parce que de l'alcool à brûler, ils en avaient tous, mais il était difficile de trouver la perle rare, même les écossais semblaient vouloir berner les allemands en les privant de leurs meilleurs breuvages. Bref, mieux valait demander. Elle regarda l'alcool emplir son verre avec un intérêt non dissimulé, dégustant déjà les effluves qui s'en échappaient, et s'amusa à tourner le verre froid entre ses doigts. C'était un jeu plus qu'autre chose, tout ce cinéma. Elle avait beau aimer les bons alcools, les plus chers, elle n'avait rien d'une connaisseuse qui vous donne la provenance et l'âge d'un whisky rien qu'en y jetant un coup d'œil. Bien sûr, elle savait différencier un Macallan d'un simple Sir Edwards ou d'un Knockando, elle aimait savoir pourquoi elle dépensait son argent. Mais tout ce rituel d'observation et de dégustation tenait plus de l'habitude qu'autre chose. Elle avait appris à profiter des bonnes choses, et cette image de fille à papa, avec son alcool de riche l'amusait beaucoup. Mais en simple sorcière qu'elle était depuis son arrivée à Berlin, Macallan ou pas, elle n'avait aucun problème pour vider son verre d'un trait et le reposer en un claquement sec sur le bar. Terriblement classe, d'après elle.

    La remarque désintéressée du garçon fit sourire Elvire, et elle ne manqua pas de remarquer la gêne apparente de l'objet de leur discussion, sans vraiment se sentir coupable. Quand tu tends une perche, ne t'étonne pas de te la reprendre en pleine poire. Le bonhomme avala une lampée de sa bière et entreprit de les ignorer du mieux qu'il pouvait, leur lançant quelques regards furtifs lorsqu'il espérait ne pas être vu. Intéressant comme les gens saouls pensent toujours être discrets quand c'est tout le contraire. Comme ces gros chiens qui se collent la truffe sous un meuble et se croient invisibles. Le type crispa ses doigts rougeauds sur le verre et Elvire s'en désintéressa totalement, sans cesser de jouer avec son propre verre.


    - Vous connaissez Mr Stark ? Enfin bon, savez, les piliers de comptoir, il en faut, ça dépense un max de thunes en picole.


    Nouveau sourire. Elle se souvint des quelques temps passés en temps que serveuse dans le minable petit bar moldu qui l'avait accueillie à son arrivée à Berlin. Là-bas, la clientèle était exclusivement constituée de ces gens-là, de ces types pas très clairs, accoudés au comptoir de l'ouverture à la fermeture, qui vous tripotent sans gêne alors que votre grossesse crève les yeux. Ils ne représentaient pas les meilleurs pourboires, mais le salaire le plus sûr, et elle avait simplement dû se contenter de cracher dans leur bière en toute discrétion, ne pouvant se permettre de es faire fuir. Haussement d'épaules. Même si la Rose Rent avait généralement une clientèle de choix, Cadfael ne semblait pas du genre à coller ses clients dehors, pas même les types comme l'Autre. Ce qui nous ramenait à la question du serveur (ou comment faire le lien avec un truc déjà passé de façon pas discrète du tout).

    - Qui ne le connais pas ici ? Depuis mon installation à Berlin et la découverte de la Rose Rent, j'y passe la plupart de mes soirées, donc j'ai eu l'occasion de discuter avec lui.

    Elvire réprima un rire. Avec les heures passées à boire ici, parfois bien plus que de raison, on pouvait aussi être tenté de la classer dans la catégorie des piliers de bars, de ceux que l'on ramasse difficilement à la fermeture du bar, avachis sur le comptoir. Bon, ça ne lui était arrivé que deux ou trois fois, mais les gens jugent facilement sur un ou deux incidents.

    - Il a très bon goût concernant les hommes, d'ailleurs.

    Elle esquissa une moue amusée, parfaitement consciente que ce qu'elle venait de dire ne devait que rajouter de l'eau au moulin des rumeurs concernant la soi-disant homosexualité du propriétaire du bar de l'Alexanderplatz. Enfin, les rumeurs, ça va, ça vient, et ça change sans arrêt. Cadfael ne semblait pas prêter trop d'attention à ce genre de on-dit non plus, et s'il ne confirmait rien, il ne démentait pas non plus. Aussi loin que la jeune femme s'en souvienne, d'ailleurs, elle ne l'avait jamais vu draguer qui que ce soit, homme ou femme. Soit il était totalement asexué, soit il n'aimait simplement pas faire étalage de sa vie privée au travail, ce qui était tout aussi plausible. En tous cas, il fallait bien donner aux clients dépressifs une raison de jaser. Et en bon propriétaire attentionné, il leur donnait lui-même l'objet des rumeurs (quel homme ce Cad').

    Le garçon alluma une cigarette, sous le regard curieux et toujours aussi gonflant de l'Autre, qui, comble de la nullité, n'avait toujours pas fini sa bière bon marché. Petit joueur, vraiment. Mis à part le goût exécrable, ce genre de truc ça se buvait comme du petit lait. Pourtant, le mec était toujours assit sur son tabouret, sa tête dodelinant assez étrangement sur ses larges épaules. Elle avait beau ne pas savoir ce qu'il avait bu avant, elle commençait à penser qu'il avait dû y aller de bon cœur. Mais l'homme n'était pas si passionnant que ça, ce qui fait avancer mon rp, c'est l'histoire de la clope. Le garçon, donc, bravant l'interdiction de fumer dans les lieux publics, sembla céder à une envie de longue date et tira une longue bouffée salvatrice avant de proposer à sa cliente de l'aider à enfumer le bar. Le regard d'Elvire se posa instinctivement sur le paquet. Des Chesterfield. Elle était plus habituée aux Lucky que fumait Katja, mais pourquoi pas. Faisons fi des interdictions et sanctions diverses apportées par ce genre d'infractions et profitons de l'absence de la petite pour se ruiner la santé. Car fumer nuit gravement à votre santé et à celle de son entourage. Mais s'enfiler un bon whisky après une belle bouteille de Bourgogne n'est pas terrible non plus, à ce qu'il parait, alors bon. Un peu plus, un peu moins, quitte à mourir un jour, autant vivre heureux.


    - Pourquoi pas.

    Enième sourire. Pas vraiment le type de sourire de ces blondasses allumeuses qui vous décochent un sourire colgate dans le but de vous coller dans leur lit, quoique le serveur aurait dit oui, elle n'aurait pas été contre. Mais il ne semblait pas être particulièrement intéressé, alors il s'agissait de lui faire comprendre que la place était libre sans pour autant paraître trop insistante. Elle finit son verre et le repoussa vers le serveur, invitation à le remplir de nouveau, en échange de la cigarette offerte. Instant fatidique dont l'Autre profita pour tenter une avancée. Descente, ou plutôt chute du tabouret qui supportait son poids de poivrot, et ses jambes lourdes parvinrent à le guider jusqu'à sa proie, à savoir Elvire. Posant un coude sur le bar, tant pour se maintenir debout que pour exclure le serveur de leur conversation.


    [HJ : bon compte cette fois ><]
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    Uffie A. Cartel
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Sam 28 Mar - 21:58

    Monsieur Stark était homosexuel ? Alors oui, si tu te pose la question, ça mettait bien du grain à moudre au moulin d'Uffie. Aaaah ça expliquait des choses, ou plutôt ça n'expliquait rien, puisqu'il ne s'intéressait pas tellement à la vie sexuelle de son patron (les patrons, c'est comme les prof, ça baise pas). Mais bon, maintenant, c'était foutu, torché, fini, Uffie partait du principe que son patron était pédé - tant pis pour lui - que ça soit vrai ou pas. Bon, monsieur Stark aimait se faire visiter la boîte à Suchard, tant mieux pour lui hein (oui, il avait une vision hétérosexuelle basique de l'homosexualité, mais vraiment ras les pâquerettes), ça empêcherait pas Uffie de dormir.
    Il se fit donc aimablement taxer une cigarette, avec son consentement et même peut être avec plaisir. Dans la foulée, il reprit son verre (qu'elle avait vidé avec classe et virilité, mais Uffie s'impressionnait de peu) pour le remplir, et l'alcoolique d'à coté en profita pour passer à l'offensive. En effet, le mâle viril et protecteur du coin (... Oui oui, je parle d'Uffie) s'était brièvement retourné pour prendre une bouteille de Macallan, avec en tête le sourire de la nana (il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu...).
    Nous étions de toute évidence devant une tentative de drague... A chier, puisque l'homme sous le prétexte extrêmement crédible de prendre un sous-verre à l'autre bout du comptoir, tendit son bras devant la cliente et effleura sa joue à l'allée, et ses seins au retour. Ah quelle classe, quelle subtilité, quelle... Non, y a même pas de mots. Uffie chopa le retour de la main baladeuse de l'œil, et se dit en son for intérieur que tripoter les filles quand elles en ont pas envie, et avec aussi peu de discrétion, c'était mal. Il se devait d'intervenir en tant que mâle viril et protecteur. Surtout que le type, s'était collé la hanche à la pauvre femme qui n'avait rien demandé à personne (enfin pas à haute voix) et avait raté accidentellement pas exprès sa prise mortelle sur le sous-verre (par contre les nichons pas de problèmes, ça ils étaient bien chopés).

    - Et vos mains, elles seraient pas tellement mieux dans vos poches ?

    Il lui tendit le sous-verre avec un sourire (il pouvait pas le baffer et lui donner des coups de pompes en le traitant de sac à merde, c'était un client) et lui indiqua sa place, plus loin. Bon, en voilà hein qui le lendemain se sentirait con, mais grâce en soit rendu à celui qui les mérite, il ne moufta pas en jouant de la mauvaise foi et retourna bouder devant sa bière même pas bonne (une bière française, à tous les coups).
    Et là, Uffie eu une révélation, une de celle qui n'arrive qu'une fois dans la vie, et qui transforme tout, laissant soit un champ dévasté, soit une belle prairie pleine de bonheur derrière elle.
    La cliente était carrément baisable.
    Il aura fallu de nombreux sourires, un air particulièrement désœuvré et pas mal de petits événements inattendu, mais enfin, la lumière se fit dans le mâle cerveau d'Uffie. Great. Bien sûr, en gentleman (ou disons mec qui espérait conserver ses chances, oui c'est pas pour ménager la petite dame, et intéressé, vous leurrez pas mesdemoiselles) il ne lui dit pas « hey coquine tu veux un coup d'pine ? », mais ne fit rien, mais alors strictement rien, vous pouvez chercher vous trouverez pas. Il était en pleine réflexion intra-cerveau : Comment coucher avec la cible ? Il baissa la tête - le coup des mèches tombant sur le front et les yeux marchait du feu de dieu en général, même en tant que mec on devait se fier à sa plastique – pour se pencher afin de prendre un verre pour lui même, et se fit une embuscade (le coktail, pas le piège chelou). Oui, il avait envie de boire avec sa cigarette, et mit cinq euros le coût du verre dans la caisse pour auto-payer sa consommation, le petit coté honnête sans doute. Il sourit à la jeune femme dont il ignorait le nom.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Sam 2 Mai - 17:58

    Le type s'était donc pointé, et Elvire n'avait pas bougé. Pas de recul précipité, pas d'expression outrée digne d'une pucelle effarouchée, l'américaine n'avait pas cillé, se contentant de songer que l'homme n'était déjà pas attirant de loin, mais que la proximité n'arrangeait pas les choses. Plus que laid, il dégageait, en plus d'une odeur d'alcool et de sueur mélangée, un sentiment de bêtise pure et simple. Heureux les simples d'esprit, car le Royaume des Cieux leur appartient, comme on dit. Le type, que nous nommerons T pour éviter de trop se répéter, lui décocha donc un sourire pas vraiment avantageux que lui rendit Elvire, avec tout de même un poil de réserve. Elle aurait pu aussi le pousser, nul doute qu'elle pouvait venir à bout d'une masse aussi imbibée, mais il se serait retrouvé par terre, les quatre fers en l'air, et elle se serait probablement retrouvée dans le box des accusés e moins de deux, sous prétexte d'avoir agressé un pauvre bonhomme pas au mieux de sa forme. Après tout, ça n'était pas sa faute s'il s'était saoulé et s'il était trop con et trop moche pour pouvoir draguer convenablement. Elle se contenta donc de rester immobile et de retenir sa respiration lorsque l'homme se pencha, caressant sa joue au passage d'une main moite et grossière. L'image d'une limace sur son visage lui effleura l'esprit et elle l'écarta rapidement lorsque, se redressant, T s'intéressa à sa poitrine. Ben tiens, sers toi mon ami, je ne dirai rien !

    Visiblement, l'énergumène n'en avait jamais connu d'autre, et il se colla un peu plus à elle. La plupart des femmes auraient bougé, là encore. Elles se seraient récriées, l'auraient giflé. Et elles auraient eu bien raison, d'ailleurs. Est-ce que la jeune femme allait tâter voir ce qu'il avait entre les jambes, hein ? Non. De toute façon elle ne voulait pas savoir. Elle se contenta de se raidir une seconde, tentant d'empêcher l'extrémité incandescente de se coller avec amour sur la grosse main du bonhomme. Une petite brûlure, ça vous calmait un homme illico. Sauf avec ce type qui en avait redemandé, une fois, mais certaines personnes ont des mœurs étranges. Les dents serrées, elle attendit simplement que le moment passe, ce qui ne tarda pas. L'homme semblait vouloir prendre ses aises quand, merveille des merveilles, la voix du serveur le fit sursauter.


    - Et vos mains, elles seraient pas tellement mieux dans vos poches ?


    L'autre retira sa main instantanément. Le jeune homme lui tendit un sous-verre puisque c'était visiblement le prétexte de son expédition, et le poivrot, avec la moue boudeuse d'un gosse de cinq ans tordant son visage rouge, retourna s'asseoir, sans plus insister. Vérifiant instinctivement que sa poitrine n'avait pas bougé, que tout était toujours bien là où il fallait et que le bonhomme n'avait rien embarqué, la jeune femme sourit de nouveau.

    - Merci.

    Elle reprit son verre, contemplant un instant le liquide ambré avant d'en avaler quelques longues gorgées, comme d'autres boiraient du lait, et observa le serveur se servir un cocktail, parce qu'une clope seule, c'est bien moins agréable. Il sourit et Elvire abandonna toute idée de chasse à l'homme pour la soirée à venir. S'il souriait, c'était qu'il commençait peut être à s'intéresser à elle, et alors elle n'aurait pas besoin d'attendre des heures qu'un client l'approche pour lui offrir un verre. Si le serveur voulait bien la mettre dans son lit, ça lui éviterait bien des complications. L'américaine tira doucement sur sa clope et réfléchit un instant à la meilleur façon de s'y prendre. Finalement elle opta pour la simplicité, quelque chose de clair et direct.


    - Vous finissez à quelle heure ce soir ?


    Si avec ça il ne comprenait pas où elle voulait en venir, c'est qu'il était totalement abruti, ou asexué. S'il s'effrayait de sa franchise, elle trouverait toujours un autre homme prêt à partager son lit.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Dim 10 Mai - 21:04

    Uffie avait remarqué un truc chez les nanas : Elles s'arrangeaient avec leurs conscience en matière de sexe. C'est ainsi qu'elles ne lisaient pas de porno, mais des livres érotico-sentimentaux. Elles ne se masturbaient pas, elles découvraient leurs corps, elles n'allaient pas en boîte pour tirer, mais pour s'amuser entre copines, elles ne baisaient pas, elles faisaient l'amour. C'est pour ça qu'Uffie fut légèrement déstabilisé quand la jeune femme lui demanda à quelle heure il finissait. C'était direct, simple, et sans ambiguïté. Il se demanda si ça ne cachait pas un truc, la première théorie qui lui vint en tête fut que la jeune femme était transexuelle.... Et alors ? Avec la magie, le changement était total, c'était donc une femme, pas un mec avec un vagin. Donc on s'en fout.

    - Attendez, je vais me renseigner.

    Uffie s'éloigna du comptoir pour aller voir sa collègue, lui montra (discrètement, il était pas si con non plus) la femme du pouce et lui fit des grands yeux plein d'eaux. Allez s'teu plaît tu peux pas finir le service ? S'teu plaîîîît ! La blonde accepta, et Uffie, au comble de la griserie du bonheur, retourna vers la brune. Bon bien sûr il ne sauta pas en l'air, il ne se mit pas à pleurer d'émotion et garda un air détaché. Il en fallait un peu plus qu'une promesse de partie de ça-va-ça-vient pour lui faire mouiller son pantalon, c'est pas à vingt sept ans bien sonné qu'on allait l'avoir comme ça. Mais quand même, il était content, et pour une obscure raison, l'inversion des rôles lui plaisait. C'est pas lui qui avait à baratiner, c'était l'inverse et c'était limite flippant, déstabilisant, mais tout à fait nouveau. Et très flatteur aussi, mais Uffie avait l'habitude de se considérer comme quelqu'un de potable physiquement.
    Il tira sur sa cigarette, et bu une gorgée de son très viril coktail.

    - J'ai fini... Maintenant.

    Uffie escalada le comptoir, passa de l'autre coté, fini son coktail et écrasa sa clope. Ouais, dans le fond, cette jeune femme là était comme les autres jeunes femmes, elle mêlait sexe et sentiment de façon regrettable, mais là ou la nana de base allait mettre ses plus beaux atours pour se faire visiter le cornet, celle là allait plutôt au sexe comme à une bataille féroce, pleine de haine et tout ça, et Uffie savait que dès le lendemain, il allait se faire jarter sans ménagement avec un grand rire diabolique en arrière fond. Ah ah ah sale connard de mâle tout ça. Mais lui il n'en avait rien à foutre, des filles il en avait vu en dix ans de vie sexuelle, c'est juste qu'il n'aimait pas laisser l'impression d'avoir perdu.
    Uffie n'avait pas une très bonne impression de la féminité en général.
    Il gratta rapidement le tatouage de son bras droit en regardant le pauvre pilier de comptoir qui les regardait avec un air de chier battu. Hey non, c'est pas ce soir que tu te fais rempoter le bambou mon gars, du moins pas gratos. Le jeune homme se sentit d'un coup très heureux d'être d'une jeune, de deux hétérosexuel et de trois pas trop mal foutu, il pouvait faire plein de jaloux le temps que ça durerai... Hey oui, vingt sept ans, c'est plus si jeune que ça, et d'ici trois ans, il n'aurait qu'à se suicider en avalant les produits sous l'évier. Adulte, ça sonnait mal à l'oreille comme mot, et puis ça passait trop vite le temps, il n'y avait pas si longtemps, il gravait son prénom dans une table en bois.
    Il fit signe à la jeune femme en pointant l'entrée de la Rose Rent, et une fois dehors, alluma une cigarette. Il fumait beaucoup, et il prenait beaucoup de cachet aussi. Il vérifia qu'il en avait dans la poche arrière de son jean en passant, un drame est si vite arrivé. Enfin il allait pas aux Caraïbes non plus, il allait... Où allait il d'ailleurs tiens ?

    - On va où ?

    Pas à Disneyland, évidemment.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Dim 24 Mai - 21:55

    Se renseigner, hein ? Bon, il n'avait pas dit non, ne l'avait pas non plus regardé avec les yeux d'un poisson rouge tout juste sorti de son bocal, c'était plutôt bon signe. Si les renseignements étaient bons, alors elle n'aurait pas à commander un troisième verre en espérant qu'un type quelconque veuille bien s'occuper d'elle pour la nuit. Et se sentir comme de la marchandise en solde, ça ne lui plaisait pas vraiment. Elle adressa un sourire joyeux au pilier de comptoir qui continuait de siroter sa bière, plutôt fière d'elle, vida son verre et ferma les yeux un instant, tentant d'occulter la brûlure de l'alcool qui se déversait dans sa gorge? C'était bon, assez utile pour impressionner la galerie en se la jouant warrior-qui-descend-son-verre-et-qu'a-même-pas-peur-d'abord, mais ça piquait un peu. Elle soupira, éclaircit un peu ses pensées que l'alcool embrumait doucement et observa le jeune homme qui revenait, un peu trop calme à son goût pour quelqu'un qui vient de se trouver une compagne pour les quelques heures qui allaient suivre.

    Mais maintenant, que le type soit blasé ou non, c'était une bonne réponse. Pas à jouer les groupies jusqu'à la fermeture de la Rose, pas non plus à enchaîner les whiskys les uns après les autres pour se passer le temps au point d'en oublier la soirée qui suivrait. Oui, maintenant, c'était parfait, et la jeune femme sourit. Ça n'avait probablement jamais été aussi simple, même avec les tordus. Et elle peinait à croire que ce serveur puisse être un fou furieux. Monsieur Stark ne travaillait pas avec ce genre de personnes, c'était une certitude. Elvire écrasa la cigarette méthodiquement, ramenant la cendre en un seul petit amoncellement de particules grisâtres. Un truc bien féminin ça, ordonner les cendres de la clope qu'on éteint, perdre son temps avec de telles futilités, même alors que la soirée promet d'être plutôt agréable. Avec un peu de chance, il ne prendrait pas mal son départ le lendemain matin, suffisamment tôt pour être rentrée et propre pour le réveil de Gabrielle.

    Le contraste être la chaleur presque lourde du bar et l'air frais des rues aida Elvire à se ressaisir juste à temps pour bien saisir la question du serveur. Où ? Elle n'y avait pas pensé. D'ordinaire, les hommes décidaient d'eux même, sans vraiment prendre la peine de lui demander son avis. Ils l'emmenaient dans un hôtel quelconque, chez eux, le plus souvent, et cela allait très bien. Elle ne demandait de toute façon pas un palace, juste un endroit banal avec un lit, pour plus de confort. Et encore, c'était en option. Après la lettre de son frangin, elle ne pouvait pas vraiment se permettre de jouer les gamines capricieuses qui tenaient à leur petit confort. Elle voulait juste se changer les idées, loin de Katja, de Jazz, de Gabrielle. La première réponse fusa donc d'elle-même.

    - Pas chez moi.

    Bon, ça, c'était dit? Qu'il le prenne comme il veule, qu'il pense même qu'elle avait honte de ramener un type comme lui chez elle, s'il voulait, tant qu'il ne mettait pas un pied dans l'appartement où dormait Gabrielle et qu'il ne se tirait pas, vexé par ses exigences, elle s'en moquait bien. Elle lui prit sa clope, ne se sentant jamais vraiment concernée par les soucis de propriété dès lors qu'elle projetait de coucher avec un homme et tira longuement dessus.

    - Je sais pas vraiment, chez toi, dans un hôtel, je ne me suis pas posée la question. Improvise.

    Elle n'allait pas non plus lui faire un dessin, toutes ces choses n'étaient que secondaires. Pour beaucoup, là, elle n'était pas une fille. On aurait peut être même pu la comparer à un mâle en rut. Et alors ? Tant que le résultat était là, le chemin emprunté pour y accéder importait peu. Elle l'embrassa, le plaquant contre le mur, oubliant un peu la douceur et la timidité feinte que l'on attendait souvent d'une fille dans ce genre de situation, pas vraiment plus entreprenante que ça non plus et sourit.


    - Je ne t'ai pas demandé ton nom.

    Non, elle ne faisait pas du tout les choses à l'envers. Ou presque pas. Mais là encore, l'ordre ne comptait pas vraiment. Au bout du compte, elle se réveillerait dans son lit, en sachant son nom. C'était déjà ça.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Mar 26 Mai - 15:06

    Pas chez elle ? Pas de problème. En fait, Uffie était dans un tel état que presque rien n'avait d'importance. Certes, ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça avec une inconnue, mais d'habitude c'était une femme qui fréquentait les mêmes cercles que lui, une amie d'une amie à un ami en quelque sorte. Il ne lui traversa même pas l'esprit que cette femme puisse être louche, le monde lui apparaissant comme un endroit merveilleux avec plein de petites fleurs partout, le tout avec un filtre flou devant les yeux.

    - Chez moi, c'est pas très loin.

    En effet, ce n'était pas très loin, puisque tout les matin Uffie se payait le luxe de venir à pied à son travail.
    La nana le plaqua contre le mur pour l'embrasser, et il pu sentir à l'occasion – rapidement – que oui, c'était bien une fille. Sa tête cogna légèrement contre le mur, mais il n'en avait strictement rien à foutre, s'occupant plutôt d'embrasser correctement. Ses mains virent se poser sur son dos pour remonter lentement sur ses omoplates. Le jeune homme était gentil, et mettre ses mains sur les fesses cinq minutes après la rencontre le dérangeait obscurément. Le baiser cessa – mais il en avant encore l'impression en bouche – et elle lui demanda son nom.

    - Uffie, et toi ?

    Il aimait tellement être plaqué sur un mur qu'il se remit à l'embrasser, l'inversion des rôles lui plaisait de plus en plus. Cette nana ne devait pas aimer être dirigée, il avait dû lui arriver des crasses se dit Uffie en son fort intérieur, il se laissa donc faire et ne prit pas d'initiative malheureuse. Il avait connu d'autres nanas comme ça, mais généralement elles étaient plus craintive, se mettait à pleurer à la fin, ou voir pire au milieu. Une vague d'angoisse le traversa à l'idée que cette nana puisse en faire de même, mais tout soupçon de réflexion construite qui aurait pu germer dans son cerveau fut annihilé par le mélange alcool et médicament qui se produisait dans son corps. La magie de la chimie.
    Uffie ramena la jeune femme vers chez lui, mais bizarrement il allait vachement plus lentement que quand il était tout seul. Les hormones les ralentissaient beaucoup. Il eu d'ailleurs beaucoup de mal à mettre sa clé dans sa serrure à cause de ça, puis finalement il ouvrit la porte d'un coup de coude.

    - Désolé c'est le bordel.

    Et pas qu'un peu. C'était pas tellement qu'il y avait des fringues sales, mais c'était les objets qui trainaient par terre, les paquets de clopes vides, les pilules d'anti-dépresseurs écrasés qui trainaient par terre. Il y avait aussi un paquet de croquettes à moitié vide et une écuelle pour chien qui était étalé dans le couloir d'entrée. Au bout il y avait la cuisine dont la porte était fermé et la première porte -ouverte - à droite était la chambre. Le papier peint n'était pas de toute première fraicheur, et il y avait même une trace de main avec du sang dessus. On sentait le mec qui n'en avait rien à foutre.
    Pour en revenir à l'attirail du parfait maître canin, Uffie n'avait en fait pas de chien, c'était juste pour faire croire à ses voisins moldus que le lycaon qu'il était parfois lui appartenait. Et puis il adorait manger des croquettes Royal canin.

    - Tu veux un verre ou... ?

    Il s'aperçut une fois qu'il avait posé sa question qu'elle était vraiment conne. C'était visiblement que cette nana ne voulait pas tailler une bavette.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Ven 19 Juin - 2:17

    Oh, joie ! Le type n'habitait pas très loin. Ce qui signifiait qu'Elvire n'aurait pas à se lever aux aurores pour traverser la ville avant que Gabrielle se réveille. Ce qui signifiait aussi qu'elle n'aurait pas à attendre avant qu'ils se retrouvent dans l'intimité d'une chambre. Et l'alcool la rendant assez... affectueuse, c'était une bonne chose. Pas que s'aventurer dans une quelconque ruelle avec le jeune homme l'aurait vraiment dérangée, mais c'était assez peu confortable, et l'Américaine avait envie de quelque chose d'un peu plus agréable que le contact de la pierre dans son dos. Maintenant que la question du lieu était réglée, on pouvait passer aux choses sérieuses et coller le garçon contre le mur, en prenant soin de ne pas éteindre la clope contre la brique. Dommage et un peu stupide. Quand on fumait, on le faisait bien, et on savait tenir un clope convenablement.

    Les mains du jeune homme se posèrent dans son dos et, contre toute attente, ne filèrent pas vers les poches de son jean. Gentleman. Amusant. Dans un contexte normal, ce genre de détail était souvent des plus appréciés, mais là, alors que la jeune femme avait clairement l'intention de coucher avec lui, ce genre d'attention était plutôt surprenante et out aussi appréciable. Il allait la mettre dans son lit, il le savait, mais il ne la prenait pas pour autant pour une poupée gonflable. Uffie – puisque c'était ainsi qu'il disait s'appeler – était un bon choix. Perdre sa nuit alors qu'elle avait cet homme là en face d'elle aurait été idiot.


    - Elvire.

    C'était bref, peut être même un peu trop, mais elle n'avait pas envie de se perdre en grandes phrases alors qu'il y avait mieux à faire. Profiter d'Uffie qui l'embrassait, par exemple. De toute façon, il ne lui avait pas demandé son CV, juste un nom à mettre sur son visage, un truc quelconque pour éviter les « Machine » ou « Inconnue n°X ». Histoire de faire moins désordre, quoi. Ses doigts remontèrent machinalement le long de son bras, trop distraitement pour suivre les traits de son tatouage et elle finit par cesser un moment de l'embrasser, le laissant quitter le mur pour la conduire chez lui, bien trop lentement à son goût. Elle le voulait, et lui n'était pas assez impatient a son goût.

    Enfin pas impatient... L'arrivée chez lui fit douter la jeune femme. Résultat de l'alcool ou de toute autre substance quelconque qu'il aurait ingéré plus tôt, Uffie semblait se débattre avec sa porte qu'il ouvrit finalement avec toute la douceur qu'elle méritait, arrachant un rire à sa compagne. Rire qui s'éteignit bien vite. Le bordel. Il y a deux sorte de « désolé c'est le bordel ». Celui que l'on dit quand tout est bien rangé ou quand on est maniaque, pour que les gens se disent que vous êtes vraiment quelqu'un d'ordonné, puis celui que l'on avance lorsqu'en effet, c'est le bordel. Troisième catégorie, le bordel d'Uffie. Une explosion atomique dans une décharge publique. Gosh. Pour quelqu'un comme Elvire, habituée à ce que les choses soient exactement à la place qui leur est réservée, c'était un peu beaucoup. Tellement beaucoup que la jeune femme fut incapable de prononcer le moindre mot jusqu'à ce qu'il lui propose un verre.


    - Non merci je... tu vis là ?


    Elvire inspira. Ne pas ranger, ne pas ranger. Quand vous comptez avoir des rapports sexuels avec un homme, ne tentez pas de mettre un peu d'ordre dans leur appartement. Vraiment, c'est déplacé. Mais quand même, laisser ça comme ça... Elle haussa les épaules et poussa du pied la gamelle qui trainait, redressant distraitement les poches de croquettes. Non, elle ne pouvait pas laisser ça comme ça. Qu'elle ait envie de lui ou non, c'était impossible. Il la collerait dehors, mais il serait surement moins effrayé que si elle se levait en pleine nuit pour faire un peu de rangement. Elle l'embrassa donc rapidement. Ramassant quelques paquets de clopes vides, elle se tourna vers lui.

    - Tu aurais un sac poubelle ?
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Mar 23 Juin - 1:16

    « Tu vis là », la question qui tue, parce qu'en l'occurrence, oui ! Comme si c'était pas habitable... Bon OK c'était un peu le bordel, Uffie avait des crises de « je fous tout par terre parce que le monde c'est nul » et il rangeait pas après, surtout quand il avait pas de mains. Ouais, les lycaons ça a pas de mains, étonnant hein ? Ouais je sais, avec moi on en apprend tous les jours sur la vie et tout, et du coup tu dormiras moins con ce soir et tu seras tout content de m'avoir lu. Merci je sais.
    Bref, Uffie s'est senti très très gêné d'un coup, du style à rentrer sous terre parce qu'il avait peur que la nana décide soudain de se casser parce que faire l'amour avec lui, ça sentait un peu le sapin tout ça. Mais elle l'a pas fait, en fait elle a eu un blanc devant le bordel et elle a demandé un... Sac poubelle... Là du coup Uffie s'est senti encore plus con, et si il avait pas été à moitié bourré défoncé, il aurait perdu tous ses moyens. Il se serait peut être même transformé en lycaon pour fuir sous le lit et pigner de honte, quelque chose comme ça. C'est vrai que c'est stressant le sexe, surtout quand on a été traumatisé là dessus ou alors qu'on est sur le point de passer à coté à cause d'un détail technique (Uffie cumulait les deux, pas de pot). Il dit donc, avec son plus bel air surpris :

    - Bah euh.. 'suis désolé euh... Ui. Zen ai.

    En plus y a pas deux secondes il se faisait peloter son corps d'athlète, alors c'était un chaud froid qui bizarrement était très... Excitant... Il se sentait tout chose tiens du coup (manière soft de dire qu'il bandait comme un âne en période de monte). Et un peu frustré et tout cassé dans son élan aussi, mais il alla tout de même chercher un sac poubelle dans le placard sous son évier dans son coin cuisine/salon (petit appartement). Il voulait pas contrarier la fille, puis il était un peu confus en ce moment, jamais dans son état naturel, il était moins débile habituellement. Là il avait envie d'être un canidé, seul l'envie de niquer et la peur d'avoir l'air con le retenait.

    - On va pas nettoyer tout mon appart', ça va prendre des heures...

    Ouais, mais ce que femme veut, dieu le veut, donc Uffie se mit docilement à mettre les croquettes qui étaient par terre dans le sac, puis il jeta distraitement un tas de trucs à la poubelle. Mais sa chambre était bien propre, les draps étaient même pas défait, limite ils étaient... Poussiéreux. Par contre le panier du « chien » lui avait l'air d'être fréquenté... Vous en tirez les conclusion que vous voulez hein, moi j'dis rien j'en pense rien.
    Le jeune homme tira Elvire par le bras, pour l'attirer vers la chambre, parce qu'elle était propre et tout ça(la chambre, pas Elvire). Il espérait qu'elle ne le prenne pas pour un fou qui vivait dans sa merde, et puis c'était pas si sale que ça chez lui. C'était juste un peu le bordel, juste un peu.
    Il attira son visage vers le sien, et l'embrassa sans dire un mot, parce que merde à la fin du rangement, ça lui cassait les couilles (mais il le disait pas). Et de même, pour être sûr qu'elle le lâche pas pour aller faire du rangement, il passa un de ses bras autour de son dos, et de plus, pour être sûr qu'elle se casse pas du tout du tout et qu'elle en ait plus envie du tout, il l'attira doucement vers le lit, parce que les palots ça va bien cinq minutes mais euh... Enfin vous connaissez sans doute les mécanismes du désir, même si quand on décrit celui d'un mec, bah ça fait con et pervers, alors que c'est somme toute normal d'avoir envie, surtout quand la nana prends les devants de cette façon. Uffie la balança alors sur le lit (et lui même en même temps, enfin un saut groupé quoi), et...
    Et je suis nul pour ce genre de scène.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Dim 28 Juin - 17:13

    Uffie lui tendit un sac poubelle et Elvire hésita un instant, un peu gênée quand même de s'imposer comme ça chez un type qui, ne nous voilons pas la face, l'avait tout de même amené là pour la culbuter, pour parler crument. Alors d'un coup, elle n'était plus bien sûre que ranger soit réellement une bonne idée. Le but n'était pas non plus de mettre le serveur mal à l'aise, et vu ses balbutiements, il ne savait plus trop où se mettre.

    L'Américaine chercha donc un endroit où poser son sac et les quelques déchets qu'elle avait en main, histoire de se concentrer sur l'objectif de la soirée : coucher. Seulement il n'y en avait pas. Tout n'était qu'amoncellement d'objets en tout genre, et la jeune femme ne tint pas trente secondes, écartant toute culpabilité et reprenant son rangement comme investie d'une mission sainte. Il fallait nettoyer, faire de la place. Ne serait-ce qu'un peu, juste pour voir le sol.


    - On va pas nettoyer tout mon appart', ça va prendre des heures...

    Elvire haussa les épaules. Non, pas tout. Une bonne partie, juste. Genre euh... Oui, bon, tout ce serait bien quand même. Et d'ailleurs, Uffie ne semblait pas si convaincu que ça par ses propres mots, puis qu'il se mit à ranger à son tour, coopératif. Elle l'oublia donc, se concentrant sur sa tâche avec un soupir de lassitude. Bon, ranger, c'était nul. Ce qu'il fallait, c'était ne rien déranger, ou ranger au fur et à mesure. Une notion que le jeune homme ne semblait pas connaître. Alors elle continuait, remplissant peu à peu son sac, jusqu'à ce que la main d'Uffie sur son bras ne vienne l'interrompre.

    Il l'embrassa, la dirigeant silencieusement vers un lit qui n'avait rien à voir avec le reste de l'appartement, l'enlaça et lui coupa toute retraite. Il l'allongea sur le lit, sans la lâcher, et Elvire en oublia le rangement, le ménage et toutes ces conneries. Qu'est ce que ça pouvait bien faire le désordre, une fois la lumière éteinte, hein ?


    Certaines femmes, se réveillant nue au milieu de la nuit, seule dans un lit qui n'était pas leur, se sentiraient mal à l'aise. Ça n'était pas le cas d'Elvire. On aurait pu croire que c'était une question d'habitude, qu'elle avait appris les mécanismes humains – et particulièrement masculins – avec les années passées dans leurs lits. Mais non. Elle avait toujours été comme ça. Elle obtenait ce qu'elle voulait, et le reste importait peu, à vrai dire. Si au réveil, l'homme était toujours là, tant mieux. S'il s'était évanoui dans la nature, ça n'était pas plus gênant. On évitait les discussions stériles et les explications veines, et tout ce qui faisait des lendemains quelque chose d'assez pénible. Oui, elle comprenait très bien que sa conquête avait du travail. D'ailleurs, elle-même n'avait pas que ça à faire. Oui, elle voulait bien lui donner son numéro. De toute façon l'homme, quel qu'il soit, ne la rappellerait pas. Elle ne risquait donc pas grand chose. Et oui, finalement c'était une bonne nuit. Pourquoi les hommes avaient-ils toujours besoin de s'entendre vanter leurs mérites, hein ? Bref.

    Quand elle se réveilla, en plein milieu de la nuit, seule dans le lit d'Uffie, elle ne s'en formalisa pas. Quoi qu'il ait eu envie de faire à cinq heures du matin, cela ne l'intéressait pas outre mesure. Et puis, une fois un peu mieux éveillée, elle réalisa qu'elle n'était pas tout à fait seule, puisqu'une bestiole dormait à ses côtés, à la place où s'était trouvé Uffie lorsqu'elle s'était endormie. Souriante elle caressa doucement le flanc de l'animal.


    « Bonjour toi. Je t'ai pas vu hier soir, tu étais où ? »

    Oui, parce que bon, elle aurait pu s'étonner de voir cet animal là, dans son lit. Mais avec les croquettes qui trainaient un peu partout, elle s'était un peu doutée qu'un animal vivait dans le coin.

    « Viens par là un peu. »

    D'une main, elle attira le canidé vers elle, se roulant en boule contre son amant sous forme animale et se rendormit.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Jeu 2 Juil - 2:02

    Uffie était allongé sur le dos, nu, en plein silence. Quelques fois, les filles avaient des manies bizarres, comme parler après le sexe ou avoir besoin de câlin. C'était somme toute compréhensible, mais lui même n'avait pas ce genre de besoin. Lui, il voulait être tranquille. Déjà d'une parce qu'il était fatigué, de deux parce qu'il n'était pas très bavard comme mec. Et puis commenter l'acte, c'était du dernier ringard quand même. Si ça avait été bien, ça se voyait, pas besoin d'essayer de se rassurer là dessus.
    L'homme (qui n'était plus si jeune, arrêtez avec vos paraphrases bateau merde) avait pour l'heure envie de pisser, la dalle, et était fatigué. Dans cet ordre. Il se tourna donc vers Elvire pour voir ce qu'il en était et elle dormait déjà. Voilà une fille simple, elle se prend pas la tête, elle pionce, et c'est tant mieux. Uffie pu donc se lever et aller pisser sans la moindre gêne ni sans avoir la moindre explication à donner. Il trottina donc joyeusement jusqu'à son bac à litière - Uffie était un lycaon bien élevé capable de chier dans la sciure, toute fois, il avait planqué l'objet pour pas que ça fasse trop glauque – afin d'y poser une pêche et alla à sa gamelle croquer un morceau à grands bruits (les croquettes, c'est dur à mâcher).Suite à quoi il reprit forme humaine sur le lit avec un naturel un peu déplacé vu la circonstance. Avoir besoin de se transformer pour vaquer à des occupations normales, c'était un peu malsain. D'ailleurs bien qu'il fut fatigué, le sommeil se refusait à lui. Il était là, allongé sur le dos, et il ne savait pas quoi faire. Il avait obligeamment laissé toute sa couverture à la femme et se retrouvait emmêlé avec des concepts étranges comme la pudeur et la normalité. Non, il n'allait pas céder à sa forme canine pour dormir, merde, la nana allait flipper sinon. C'était pas normal, il se sentait changer et en avait conscience, il faisait des choses dégoûtantes là. Stop.
    Quatre heure huit du matin.
    Il posa sa truffe humide sur les draps, soupira, et s'endormit.

    A un moment, le canidé entendit une voix féminine lui parler, lui poser une question à laquelle il n'était pas en mesure de répondre et lui tira sur les poils pour qu'il vienne. Il rampa docilement vers Elvire, et elle le prit dans ses bras sans autre forme de procès. Alors ça, c'était pas prévu. Comment il reprenait forme humaine maintenant qu'il était entravé dans l'espace par des bras féminins ? Le lycaon ne se tortura néanmoins pas de question et se rendormit facilement. Ses pattes bougèrent tandis qu'il rêvait et il poussa de petits pignements. Mais ça, personne ne le vit.

    Le lycaon se réveilla le premier, et regarda Elvire d'un œil inquiet en attendant qu'elle en fasse de même. Il gesticula et poussa pour se dégager de ses bras et roula sur son autre flanc à grands coups de pattes afin d'être dos à elle.. Voilà, il avait la place de se transformer maintenant. Ce qu'il fit... Sous les yeux médusés de la fille. Évidemment, il l'avait réveillé. Pas de surprise, il réfléchirait avant de faire le con, la prochaine fois. Oui voilà, utiliser son cerveau. Magique hein ? Enfin si elle allait au Rose Rent et qu'elle connaissait monsieur Stark, c'est qu'elle était sorcière.

    - D... Désolé, je préfère dormir comme ça... Petite pause, son excuse ne lui paraissait pas satisfaisante. Il réfléchissait. Comment ne pas lui faire peur ? Comment expliquer qu'on se déguise en chien chez soi sans aucune raison valable ? C'est plus... Calme. On réfléchit moins... J'mets des croquettes chez moi pour pas que mes voisins se posent de questions.

    Uffie se mit sur le dos, toujours hors des couvertures, et attrapa une cigarette dans sur paquet sur sa table de chevet pour joyeusement fumer la première de la journée, celle qui fait trop de bien dans ta tête.

    - T'en veux une ?

    Certes, au vu de son empressement à faire la chose, Uffie avait conscience qu'elle ne resterait pas (il allait pas lui courir après, c'était pas trop son genre non plus), mais ça veut pas dire qu'il devait être malpoli et la virer sans ménagement.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Dim 2 Aoû - 21:04

    La chaleur du lycaon contre elle était plutôt agréable, et son agitation rêveuse ne suffisait pas à tirer Elvire de son sommeil. Des animaux, elle en avait connu d’autres, et dormi avec la plupart d’entre eux, chats ou chiens. Habituée à être incapable de les repousser sur les couvertures, aux pied du lit, elle était habituée à leur sommeil rarement calme, et ce n’est que quand Uffie voulut vraiment se libérer, s’extirpant des bras d’une Elvire pas très coopérative pour lui tourner le dos qu’elle se réveilla. Et encore, pas si bien que ça. Les yeux papillonnants, elle fixa la bestiole d’un air pas franchement ravi et grommela

    « Hey tu vas où comme ça ? »

    Mais la réponse de l’animal fut la seule à laquelle elle ne s’attendait pas. Elle ne s’était pas demandé où était passé Uffie, ne s’était pas étonnée de voir dans son lit un animal sorti de nulle part, mais voire le deuxième laisser place au premier, c’était bizarre. Même quand on connaissait la magie, qu’on avait vu des verres devenir des oiseaux et une baguette créer un feu. Même quand on savait qu’il y avait tout un tas de tordus en ce bas monde. Instinctivement, voir le type avec qui on vient de passer la nuit, en animal, c’est un peu déroutant.


    « Oh. »

    Oui, l’américaine était très réactive, dans son genre. Mais là, elle n’avait rien d’autre à dire. Et elle ne savait même pas ce qui la troublait le plus : que l’homme se transforme en lycaon comme ça ou, l’effet de surprise dissipé, que ça ne la dérange pas plus que ça. Après tout, ça n’était pas comme s’il s’était transformé pendant l’acte… L’idée fit frissonner Elvire et, toujours dos à elle, Uffie s’excusa et s’expliqua, visiblement encore plus mal à l’aise qu’elle.

    « T’es un animagus, donc ? »

    Elle s’efforça de garder une voix égale, comme si la situation était des plus ordinaires, et se redressa un peu, remontant la couverture avec elle, plus machinalement que par pudeur, sans trop savoir comment lui montrer qu’elle s’en fichait un peu, au fond.


    « C’est cool. Dans un sens. »


    Elle fit la moue, devinant finalement ce qui la troublait le plus : elle aurait bien aimé qu’il redevienne lycaon. Elle aurait bien aimé finir sa nuit tranquillement avec l’animal qu’elle avait découvert dans la nuit, même si la pensée que le dit animal était Uffie l’aurait probablement un peu gênée, maintenant. Pour le rassurer autant que pour s’éviter toute culpabilité, elle ajouta


    « Et puis on est des sorciers tous les deux, on sait ce que c’est. C’est juste un peu bizarre quand on ne sait pas. »


    Il s’allongea sur le dos, totalement découvert et elle se débarrassa de la couverture pour lui laisser, se relevant à la recherche de ses fringues. Elle le fixa un moment pendant qu’il allumait sa clope et lui en proposait une et sourit.

    « Non merci, je dois être chez moi avant que ma fille se réveille et… Je suppose que j’ai le temps pour une cigarette. »

    Elle boutonna son jean et s’assit en tailleur sur le lit, accepta la clope et le dévisagea un moment, un peu curieuse maintenant que la donnée « lycaon=Uffie » était assimilée.

    « Je ne pensais pas qu’on pouvait dormir transformé. Ya pas un temps limite, quelque chose comme ça ? »

    Elle fronça les sourcils, tirant encore sur la cigarette et lui tendit pour qu’il la tienne le temps de finir de s’habiller.

    « Pourquoi un lycaon ? »

    Nouvelle hésitation, et elle acheva


    « Gabrielle adorerait ça »

    [J'aime pas, donc si ça va pas je refais]
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Jeu 6 Aoû - 19:57

    Là, tout de suite, si on prenait une photo, on verrait deux personnes à poil avec un balai onirique et figuré dans le cul. Le pire c'est que les deux faits n'avait aucun rapport, ni l'un ni l'autre n'ayant de pudeur particulière. La nana déclara que non, elle voulait pas de cigarette, mais que si finalement. Et... Une fille ? Mais elle avait quel âge ?! Oh, peu importe... De toute façon, Uffie ne la rencontrerai jamais de sa vie. Dommage ? Ben non, Uffie n'est pas un mâle dominant, qu'est ce qu'il en a à foutre des enfants ? Uffie il aime qu'on le gratouille derrière les oreilles, la vision d'un lapin vivant le rend tout foufou et il surkiffe bien la pâté Cesar (là, avec le petit chien blanc sur la boîte). Ah merde, je parle pas du bon là, désolé j'me suis gourré, pardon. Enfin vous comprendrez que c'est facile de confondre, vu que l'un tend à ressembler à l'autre.

    - Je ne pensais pas qu’on pouvait dormir transformé. Y a pas un temps limite, quelque chose comme ça ?

    Pan dans ta gueule, mange ça du con. Bon, au moins, elle s'était pas mise à hurler d'horreur à la vision d'un chien qui se transforme en homme. Mais là elle tapait là où ça faisait mal. Uffie prit une expression perdue, la bouche légèrement entre ouverte. On venait de mettre un gros doigt sale sur quelque chose qu'il sentait confusément, mais qu'il ne savait absolument pas exprimer, même mentalement. Il répondit donc sans réfléchir :

    - Ben euh... j'sais pas.

    Pourquoi un lycaon ? Ben v'là autre chose. Ben il savait pas non plus. Ben ça s'était trouvé comme ça, c'tout. Oui, un animal africain alors qu'il avait vu l'Afrique uniquement à la télé, c'était bizarre, mais évident en même temps. Il ne s'était même pas posé la question. Un lycaon ? Bon ben ouais, un lycaon, ouais, c'était ça, voilà parfait. Il percevait même pas ça comme le fruit du hasard mais comme quelque chose de parfaitement convenu. Juste qu'il savait pas avant d'apprendre à être animagus, mais dans le fond ça avait toujours été comme ça. Un lycaon, oui, parfaitement.

    - J'sais pas comment ça marche le choix de l'animal, mais c'était... Comme ça.

    Gabrielle ? Sa fille, sans doute. Pfiouuuu, c'est fou ce que ça parlait là d'un coup, il avait du mal. Merde, pour un coup juste comme ça, ça en faisait du bla bla. Et si on avait jamais fait meilleur humain pour courser le lapin et faire des crises d'angoisse, pour avoir une conversation Uffie c'était pas un crack. En fait, pour faire simple, on va dire qu'il est franchement con.
    Bref.
    Uffie fit quelque chose qu'il n'avait pas l'habitude de faire : Ecouter ce qui se passait dans sa tête. Savourons donc cet instant si rare. Il dirigea son regard vers le haut, comme si ça allait l'aider à réfléchir de faire mine de matter son cerveau. Bon, cette histoire d'animagus... Faire le point... On peut décemment pas se contenter d'un « bin j'sais pas » quand il s'agit de soi. A son souvenir, il n'y avait pas de règle écrite quant à la durée de la transformation, mais dormir sous forme animale était pas chaudement recommandée, à son souvenir.

    - Bin pour la limite, si y en a une, je l'ai dépassée... 'fin j'crois.... Elle a quel âge ta fille ?

    Ouais c'est vrai quoi, c'est quoi cette histoire de gamine ? Ça se fait trousser sur une commode, une mère ? Ça baise déjà ? Ça a une vie sexuelle ? Ça a un sexe ? Ben de toute évidence... Si Uffie était un connard, il aurait pu avoir des penser comme « oh là là la valeur de la famille tombe en totale désuétude ! », mais malheureusement ce n'était pas un connard, on passera donc à coté de ces brillantes tranches de réflexions.
    Puis bon, il était un peu coupable aussi.
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    MessageSujet: Re: Soirée ordinaire [Totalement libre]   Mar 6 Oct - 18:54

    Visiblement, Uffie ne s'était pas attendu à ce qu'elle prenne bien cette histoire d'animagus, et encore moins à ce qu'elle s'y intéresse, plus curieuse qu'en rogne. Et pourtant, l'idée de trouver un chien dans son lit ne la perturbait pas outre mesure. Après tout, ce que le serveur faisait de son temps libre, c'était son affaire, à part pour lui servir son whisky ou pour chasser les gros lourds qui la draguaient, elle n'avait pas particulièrement l'intention d'entretenir une relation poussée avec lui. Il était gentil, il lui avait fait passer une bonne nuit, mais voilà, ses problèmes personnels, elle n'en avait rien à cirer. Sincèrement. Elle s'en souciait autant qu'il s'intéressait à sa fille, ce qui n'était pas beaucoup. Il fallait juste faire la part des choses. Il y avait l'humain, et il y avait le lycaon. Celui qui vous traînait dans son lit et celui dont la fourrure vous réchauffait. Si on faisait l'amalgame, les choses devenaient trop compliquées et elle finissait le nez dans la fourrure d'Uffie. C'était pas top.

    Son t shirt et son pull enfilés, elle récupéra la clope et sourit aux réponses de l'homme. J'sais pas, c'est comme ça, j'en sais rien... Dans le genre loquace, elle avait connu mieux. Bon, même la veille, il ne s'était pas montré des plus bavards, mais ses explications étaient des plus vagues, donnant la nette impression qu'il subissait sa condition plus qu'autre chose, ôtant à l'américaine toute idée de réplique. S'il n'avait rien à lui dire, pas d'explication ou d'information pour la sortir du brouillard qui enveloppait ce don, elle ne se voyait pas insister, et il lui semblait que lui raconter qu'elle avait goûté des croquettes pour chien, enfant, ne serait pas du meilleur goût. Le sexe était toujours compliqué dès qu'il finissait. C'était lassant. Les doigts crispés sur le filtre de la cigarette, elle aspira autant de fumée que possible, histoire de passer le temps pendant qu'il trouvait quoi dire. Gabrielle.

    Moui, ça n'était pas un trop mauvais sujet, même pour quelqu'un qui n'aimait pas particulièrement parler de ses proches pour ne pas leur attirer d'ennuis. Il y avait suffisamment à dire sur l'enfant pour rester dans le domaine des banalités. Les promenades, l'école, les goûts prononcés pour la peinture et le piercing de maman et ses jolies phrases qui faisaient rire, quand elle parlait des amants de sa mère. Les intéressés ne s'en amusaient pas vraiment en fait... Bref, sur Gabrielle, elle pouvait parler, essayer d'avoir l'air moins froide et pressée de retrouver son appartement, de s'éloigner du serveur. Peu importait le fait qu'il lui avait demandé son âge et pas un compte rendu complet sur les dernières années de sa vie.

    « Six ans, c'est elle qui m'a fait venir ici... »

    Un vague sourire souligna l'idée qu'elle venait d'avoir et elle reprit

    « Pour fuir son père. »


    Elle haussa les épaules, tira encore sur sa cigarette et sourit plus doucement, l'air faussement las

    « Enfin j'ai pas vraiment eu le choix, le père et mon frère, et mes parents l'ont préféré, alors ado avec un bébé sur les bras, c'est pas toujours facile tu comprends ? »

    C'était idiot. Mais au moins, il allait oublier sa gêne, ne plus penser à cet état de lycaon. S'il se trouvait étrange, il allait la trouver anormale, voire carrément dégueulasse. L'américaine hésita. Dire que le frère n'est pas biologique ou non ? Rassurer ou ne pas rassurer ? Ses interrogations s'interrompirent sur la négative. Qu'est ce qu'elle s'en moquait qu'il la prenne pour une timbrée malsaine ! Au pire il allait la fixer un moment, dégoûté, comme beaucoup d'autres a qui elle avait dit ça. Le meilleur tue-l'amour qu'elle avait jamais connu. Sinon, il s'intéresserait, et elle pourrait peut être continuer à fréquenter la Rose Rent sans être regardée de travers. Une moue tordit ses lèvres alors que l'idée lui traversa l'esprit. Elle ne voulait pas perdre le bar.
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