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     Desinformations [Dietrich]

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    Cennyd McAyr
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    MessageSujet: Desinformations [Dietrich]   Jeu 9 Avr - 21:56

    Depuis la montée au pouvoir de celui que ses serviteurs nommaient le Seigneur des Ténèbres avec une révérence et une crainte appuyée, force était d’admettre que la vie était bien plus agréable pour les vrais sorciers d’Angleterre. Les moldus étaient retournés à leur vie misérable sans plus polluer l’air des sorciers par leur présence et leurs pensées toxiques, les inférieurs avaient à présent l’attitude soumise et obéissante qu’on attendait d’eux, et lui, car il avait évidement une place importante dans cette société ou le mérite était reconnu (presque) à sa vraie valeur, recevait à présent les marques de respect qu’il était en droit d’attendre de par sa naissance et sa supériorité naturelle.

    L’héritier présomptif (et présomptueux) des maisons Stark et McAyr laissa donc échapper un sourire satisfait à peine caché par l’air moqueur qui lui servait de masque habituel. Il jouait distraitement avec sa baguette, marchant droit devant lui sans se préoccuper des impurs qui s’écartaient devant lui. Sa robe d’un beau vert profond et sa cape rouge le désignaient naturellement comme un sang pur (riche idée d’avoir ainsi créé un code de couleur pour aider ceux qui n’avaient pas l’intelligence de repérer l’élégance et la supériorité des vrais nobles.) et si aucune marque disgracieuse n’ornait son avant bras gauche, il se savait aussi craint que n’importe quel chien du Ministre de la Magie. A cela près qu’il faisait faire son travail par les autres, ceux qui n’avaient vraiment que ça à faire, comme Wagner par exemple. L’ancien Serdaigle n’était bon qu’à ça de toute façon. Et encore, à condition de lui donner des ordres extrêmement précis. Sinon il risquait d’être capable de tout louper, l’imbécile.

    Un éclair d’acier dans ses yeux gris, comme une éclaircie au pays de la brume éternelle. Et le masque retrouva son opacité. Pourquoi il pensait encore à son ennemi d’enfance hein ? Probablement parce que les deux autres étaient morts. Il avait réussi à se débarrasser de Majie durant la guerre (en faisant porter le chapeau à un autre Gryffondor de ses ennemis) et l’Oncle était mort en héros tout ça, il ne restait donc que le nul pour lui troubler sa sérénité. Et encore, juste parce que il lui faisait l’honneur de le laisser gâcher quelques secondes. En vrai ce n’était rien, un simple moucheron qu’il n’allait pas tarder à écrabouiller. Nouveau sourire. Et pour cela il avait une idée.

    Il s’arrêta. Devant lui, la Manche. Le Pier était à portée de vue, cicatrisant de ses couleurs criardes l’uniformité grise de l’océan et du ciel. Et à sa droite, un petit café, inconnu de la plupart des sorciers et donc la bieraubeurre était particulièrement bonne. La meilleure du sud de l’Angleterre, pour autant que les Anglais sachent boire.

    C’était ici que Ced allait mettre son plan à exécution. Un plan machiavélique et – le pensait-il, absolument sans failles. Il avait contacté ce journaliste allemand. Celui dont on disait qu’il voulait interviewer le Lord en personne (la bonne blague) en lui faisant entendre qu’il avait des informations pour lui et le courage de les lui transmettre. Seulement Londres, c’était trop dangereux pour ça. Il lui avait donc donné rendez-vous à Brighton, qui n’était pas très éloignée et, par chance, pas encore complètement prise d’assaut par les touristes. Il était probable que l’inconnu avait fait des recherches sur lui, enfin s’il connaissait un tant soit peu son boulot mais Cennyd savait que son dossier était impeccable. Noble, de sang pur, casier judiciaire aussi vierge que la jeune fille qu’il avait dépucelé toute à l’heure, ancien auror mais ayant démissionné avant que le job ne devienne totalement obsolète. Bref, un cas rare de type dont on ne savait pas vraiment quoi penser et qui avait des contacts un peu partout.

    Le cas rare, conscient de son don pour brouiller les pistes et n’ayant absolument rien à craindre de personne, s’assit à la terrasse, commanda la spécialité de la maison et allongea ses jambes, mattant sans vergogne la population féminine qui défilait sur la jetée. L’allemand pouvait prendre son temps, il n’était absolument pas pressé. D’ailleurs il lui dirait, tiens, que son journal aurait mieux fait d’envoyer une femme à la pêche aux informations. Cela n’aurait rien changé mais il aurait pu en faire son jouet d’une heure ou deux. La vie est trop courte pour en bouder les plaisirs.

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    Dietrich von Wyssenbach
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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Mar 14 Avr - 21:42

    Pour un début avril, il faisait relativement chaud au Royaume-Uni, et pour une fois, la pluie n'était pas de la partie. Au contraire, la météo s'avérait généreuse, et quelques nuages seulement troublaient l'astre solaire, qui, du haut de son trône, inondait de rayons la nature, encore en plein éveil. Presque invisible parce-que désillusionné, fendant l'air frais des plus hautes strates de l'atmosphère respirable, enveloppé d'une épaisse cape de magicien, Dietrich von Wyssenbach, harnaché sur un balais Nimbus haut de gamme, s'amusait à défier les lois de la pesanteur... Lui et son bolide fendaient les cieux, à toute allure, avec pour seul objectif Brighton. Brighton et Cennyd McAyr, ce drôle de contact vaguement vaniteux, qui lui promettait déjà monts et merveilles en matière d'informations sur le Lord.

    Dietrich avait essayé de lui faire comprendre que cela ne l'intéressait pas, qu'il ne désirait qu'un bref entretien avec le Ministre, et que toute alternative lui paraitrait vide de sens... L'Allemand n'avait pas pour ambition d'étaler des ragots sur le Lord dans la presse Européenne. Cela eut été dangereux et dépourvu du moindre intérêt. Une sottise en somme. Non, lui voulait véritablement enquêté sur le Seigneur des Ténèbres, ses plans, révéler à l'Allemagne et au monde les plus intimes ambitions du Serpent, et surtout, lui trouver des faiblesses, le mettre mal à l'aise, le faire ne serait-ce qu'un instant, vaciller. Vaste programme, pour l'heure dépourvu de chance d'aboutir. Dietrich n'était pas idiot au point de ne s'en rendre compte. D'ailleurs, sa lettre d'il y a quelques jours était passée largement inaperçue, et les presses francophones et germanophones du Vieux-Continent n'avaient semble-t-il pas eu le courage de publier sa dépêche, à moins qu'elle ne fut interceptée avant d'atteindre les offices de rédaction. Toujours est-il que cela avait quelque chose de très dérangeant, tout en n'augurant rien de bon.

    Le journaliste avait eu raison de prendre quelques précautions, et d'éviter par tout les moyens les centres urbains. Des Mangemorts pourraient bien finir par lui tomber dessus, un jour, s'il multipliait les provocations. D'ailleurs, il était étonnant que rien de tel ne se soit produit jusqu'alors.

    S'il fallait incontestablement se prémunir des Mangemorts, qui ne tarderaient pas à devenir ses ennemis affichés, il était encore plus primordial de faire face avec tact aux ennemis cachés . L'un d'eux pouvait très bien revêtir le masque un peu trop pur de Mr. Cennyd McAyr. De tout façon, ce rendez-vous, il avait finit par l'accepté pour des raisons sans doute assez éloigné de celle que son interlocuteur devait avoir en tête.

    Le balais volant braqua subitemment, entammant une plongée vertigineuse vers la mer. Le Pier pointait déjà à l'horizon. D'ici quelques minutes, il y serait. Resterait à planquer le balais, et rejoindre l'informateur.



    ***


    La silhouette plutôt blême du journaliste fit son apparition dans le café où s'étaient donné rendez-vous les deux hommes. Le regard vif, les sens en alerte, l'aristocrate ne tarda pas à localiser celui dont-il était sûr qu'il était McAyr. Sans autre forme de procès, le sorcier se dirigea vers sa table, et pris place en face de cet homme, que le comportemment laisser présager arrogant.

    - McAyr?...

    Un léger sourir vint agayer les traits d'ordinaire plutôt froids de l'Allemand. Il avait trouvé son homme. Ne restait plus qu'à l'écouter, évaluer son propos, et tirer de ce drôle d'inconnu le peu qu'il était venu chercher.
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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Sam 25 Avr - 21:28

    Deux yeux couleur d’acier détaillaient les courbes légères d’une femme dont la robe laissait deviner une nature passionnée, voire passionnante. Ils examinaient le galbe parfait des jambes soigneusement mise en valeur dans des bas couleur chair, la courbe d’une hanche à peine voilée par un tissu bleu foncé. La taille fine de la jeune femme se révélait grâce à une fine ceinture de satin et sa poitrine, parfaitement ronde, accompagnait chaque pas flâneur de la belle. La vie, en ce moment même, était aussi douce et sucrée qu’un Honnapple (nouveau produit du célèbre Confisier, à base de pomme pétillante et de miel). Mais il fallait toujours qu’ils en arrivent à l’amertume du grain de café caché au centre même du bonbon.

    En ce jour, le grain de café se présentait sous la forme d’un homme, jeune, dont les traits fins et la tenue impeccable suggéraient l’aristocrate tandis que les couleurs sombres de sa robe impliquaient soit une ignorance totale des nouvelles loi, soient une impureté qui jurait avec l’élégance et la réputation du nouvel arrivant. Bref, bien que Dietrich ait été attendu avec une certaine impatience, son arrivée le dérangea plus qu’autre chose. C’est pourquoi il ne replia pas les jambes pas plus qu’il ne se redressa pour faire honneur à son invité. Il se contenta de le regarder un moment avant de sourire.


    « Cela dépend de qui le demande je suppose. Herr Von Wyssenbach je présume ? »

    Son accent allemand n’était pas des moins british mais montrait quand même quelques connaissances de la langue, au moins assez rudimentaire pour prononcer le nom compliqué sans buter dessus ou faire de fautes flagrante. Le « Herr » avait été prononcé avec l’intonation qui suggérait un égal, bien que Ced se sente indubitablement supérieur à cette marionnette germanique. Un fin sourire décora le visage du garçon tandis que le silence prenait place entre eux. Pour dissimuler un peu l’amusement qui perçait derrière son masque, l’ancien Serpentard prit une longue gorgée de sa boisson, omettant bien sur de proposer un verre au journaliste.

    « Vous venez pour la première fois dans le Sussex ? »

    Il ne fallait pas compter sur lui pour commencer la discussion. Dietrich venait en demandeur, du moins à ses yeux, il allait le laisser s’exposer en lançant lui-même le sujet. En attendant, tout homme du monde savait discuter de choses futiles et en tirer des conclusions et Ced’ avait toujours été très bon pour lancer des banalités avec le sérieux le plus imperturbable.

    « Vous devriez prendre le temps de visiter un peu, c’est particulièrement beau en cette saison. Ce serait dommage de venir en Angleterre et de rater ça. »

    Mourir aurait été plus à sa place mais l’intention y était. Une nouvelle fois, un sourire moqueur se dessina sur le visage du jeune adulte tandis qu’il prenait une gorgée de son délicieux breuvage. Une autre femme passa devant la mer, moins belle que la précédente mais un bon six déjà sur l’échelle personnelle du Serpentard. On disait souvent que le beau sexe était la principale faiblesse du jeune noble. Rumeur qu’il aimait alimenter lui-même. Tant qu’on le croyait aussi stupide, ses propres faiblesses étaient en sécurité.

    Deux yeux couleur d’acier détaillaient le vêtement sombre d’un allemand assit en face de lui, cherchant dans son regard la confirmation de ce qu’il commençait déjà à entrevoir. Un entretien plein de promesses.

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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Lun 27 Avr - 23:12

    Avant de s'assoir, il avait pris le temps de défaire la broche qui liait les deux pans de sa cape... D'un geste élégant, le garçon s'était débarrassé du vêtement, prenant soin de le disposer proprement sur la chaise qui lui servirait tout au long du bref entretien qu'il s'apprêtait à mener.

    Les yeux rivés sur son informateur, l'étranger ne s'offusqua guère des manières peu enclines de son interlocuteur, qui, les pieds sur la table, la mine fière, ne semblait faire aucun cas de son rang à lui, l'aristocrate venu d'Allemagne.

    Face à McAyr siégeait désormais un adulte, jeune et vif, habillé avec grande classe, et en bien des manières à la façon des moldus.

    A peine Cennyd avait-il ouvert la bouche que l'Allemand s'empressa d'ajouter, espiègle:


    - Ma parole Sir, vous supposez et présumez beaucoup, pour un informateur...

    La pique, délibérément impertinente, induit un changement de comportement chez l'autre sorcier, qui s'empressa de formuler des sujets d'une banalité sans commune mesure avec ce que Dietrich avait déjà pu entendre jusque là. Faisant mine de n'y rien voir, Dietrich passa sur ces questions on ne peut plus plates avec autant de brièveté. Sans sa première injonctive, l'Allemand aurait ainsi pu passer pour un simple d'esprit.

    Maintenant les présentations faites, ils allaient éventuellement entrer dans le vif du sujet. Eventuellement...


    - Dites-moi si je me trompe, Sir, mais il fût un temps où l'aristocratie britannique avait encore un certain honneur, ainsi que des manières. Le protocole n'est certes plus appliqué chez la plupart depuis que l'actuel Ministre est au pouvoir, mais je pensais que quelques familles au moins auraient su entretenir ce qui a longtemps fait leur prestige. Je suis déçu.

    Ce discours, venant de lui, n'avait rien d'étonnant. Il était un homme droit et rigide, souvent froid, distant, et dans tout les cas très moralisateur. Il n'appréciait nullement qu'on négligeât son rang. La famille Von Wyssenbach, bien que presque éteinte en ces années troublées, conservait, elle, une part de sa grandeur passée.

    - Venons-en peut-être à ce qui nous préoccupe... Et dans l'ordre, abordons mes préoccupations, les vôtres, et enfin, celles que nous avons peut-être en commun.

    Tout en s'exprimant, Dietrich arborait un feint sourire. Il aimait être celui qui menait la discussion, celui qui posait les questions et parfois même, exigeait les réponses. Ce rôle là, il était fait pour lui. Que cela plaise à l'ancien Serpentard, ou non!

    - Ainsi donc, ma première préoccupation va-t-elle à la confidentialité de cet échange. Par les temps qui courent, je serais idiot de m'afficher trop longtemps, en Angleterre, dans un lieu fréquenté par un trop grand nombre de magiciens. Voulez-vous m'accompagner dehors?


    Cette question n'en était pas une. En même temps qu'il l'avait formulée, le journaliste avait discrètement sorti une baguette magique de son costume, s'appliquant à la mettre en contact avec les semelles impeccables des chaussures de son homologue aristocrate, qui avaient le malheur de reposer, encore à ce moment-ci, sur la table qui séparait les deux sorciers... L'extrémité du morceau de bois tapotait parfois le soulier, libérant au passage quelques étincelles couleur argent. Pour l'instant, l'attention des occupants n'était pas encore braqué sur les deux hommes.

    - Debout, Sir... Nous allons nous promené!


    De sa main gauche, Dietrich s'empara de sa cape, qu'il refixa magiquement d'un coup de baguette. Ils n'auraient pas la chance de partager un verre de Whisky. Pas maintenant. Pas ici. Le temps radieux de ce mois d'avril était plus qu'une invitation à aller prendre l'air et se dégourdir les jambes...
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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Jeu 7 Mai - 17:26

    S’il supposait et présumait beaucoup pour un informateur, c’était d’abord qu’il n’en était pas un, et ensuite qu’il était prudent, ce qu’un bon politicien aurait du relever. Mais surtout, et bien qu’il fasse son possible pour ne pas le montrer, la petite pique de l’Allemand l’avait beaucoup amusée. Il était trop sur de lui pour se laisser avoir par de tels enfantillages et il le montra bien en abordant le sujet le plus banal possible. L’important était de savoir qui était l’étrange bestiole étrangère, voir si on pouvait s’en servir et surtout s’il était bon à ce genre de jeu. Ses réponses, brèves et banales sur le Sussex montraient en tout cas que sans se hausser jusqu’à son niveau à lui (inatteignable de toute façon, même le plus lointain sauvage savait qu’il était le meilleur), Von machin n’était pas mauvais du tout quand il s’agissait de mondanités. Par contre ses transitions laissaient à désirer mais bon, on ne pouvait pas être bon partout (ou presque).

    « L’aristocratie britannique, Herr Von Wyssenbach, n’a perdu ni de ses manières, ni de son honneur. Peu importe la politique en place, elle est, elle restera et n’a rien à prouver à personne. De plus, elle n’a pas sa place ici puisque nous traitons d’affaires bassement politique, chose que l’aristocratie britannique laisse habituellement à de moins chanceux qu’elle. »

    Des gens comme vous en quelque sorte sous entendait par là le jeune irlandais qui s’amusait de plus en plus de la pseudo-déception du journaliste. Il n’avait pas pu s’attendre à un entretient officiel avec tout le décorum, pas plus qu’il ne pouvait penser qu’on allait lui faire l’honneur de l’aider juste pour le plaisir d’aider quelqu’un. Il devait déjà se sentir assez soulagé que l’on vienne à son aide, et honoré que ce soit un membre de ladite aristocratie justement qui mettait son prestige de côté pour lui. Mais il ne doutait pas qu’au fond, l’Allemand savait tout ça et n’essayait que de tester sa patience. Et ça il pouvait toujours y aller, il n’aurait jamais de lui autre chose qu’un sourire moqueur. Il apprenait déjà beaucoup de choses sur son interlocuteur et il avait le sentiment que cela n’allait pas s’arrêter. Il se contenta donc de hausser un sourcil et d’attendre qu’il en arrive (enfin) au vif du sujet. Il était parfaitement d’accord pour laisser l’inconnu diriger l’entretient. Les questions en apprennent souvent plus que les réponses même et il se savait assez intelligent pour éviter les pièges.

    « Si cela vous rassure, mais si vous tenez vraiment à la confidentialité, je vous suggère fortement de ne plus vous faire appeler par votre nom, on ne sait jamais quand les oreilles traînent. »

    Disait celui qui c’était bien amusé à le répéter juste pour voir si le hors la loi allait sourciller. Cennyd paya donc sa boisson, se leva avec une grâce toute féline et savamment étudiée, vérifia que sa robe tombait bien (ce qu’elle faisait toujours) et suivit le sombre jeune homme sur le bord de mer. Il nota tout de même que son « jouet » du moment était assez nerveux pour tenter de le menacer avant de le convaincre. Il savait donc parfaitement dans quelle merde il était et avait besoin de lui. Ce qui lui donnait un avantage supplémentaire. Franchement, plus qu’un ou deux échanges et il serait totalement à sa merci. C’était presque aussi jouissif que de sentir une femme rendre les armes. Presque. Parce que l’Allemand était laid et ne l’attirait pas du tout.

    Haussant les épaules, il fixa sa cape sur ses épaules, sa baguette toujours rangée dans son étui, montrant bien à quel point il n’était pas impressionné par l’étranger. Il avait été auror, le combat était comme une seconde nature chez lui et il fallait avouer que Cennyd n’avait jamais crains qu’une seule personne laquelle était morte depuis plusieurs années déjà.


    « Donc vous avez fait tout ce chemin juste pour m’imposer une ballade ? »

    L’odeur de l’iode se mêlait à celle des fis hand chips des environs, créant une atmosphère particulièrement british et quelques gouttes montant des embruns rafraîchissaient l’air chaud du sud de la péninsule.

    « Ou peut-être craignez vous d’aborder le sujet qui vous tient à cœur ? »

    Il mit les mains dans ses poches, son regard d’acier fixé droit devant lui. Son assurance naturelle transparaissait évidement dans sa démarche souple mais décidée. Il marchait avec le rythme précis de ceux qui savent marcher de longues heures sans se fatigue, sans même regarder si l’autre suivait.

    « Je vous écoute. »

    Peut-être un rien d’impatience dans ces derniers mots mais qui sait. Peut-être l’impatience était ce qu’il voulait qu’on repère. Même Cennyd ne pouvait pas toujours dire ce qu’il avait derrière la tête, et c’était comme ça que cela fonctionnait le mieux.

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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Dim 10 Mai - 15:17

    A chaque fois que Cennyd McAyr ouvrait la bouche, c'était pour lui une occasion de se montrer incisif et dédaigneux, deux adjectifs qui se voulaient très appropriés dans le but de qualifier l'attitude de l'aristocrate irlandais. Manifestement, c'était un jeune homme prétentieux, sûr de lui, et, d'une certaine façon, assez semblable à l'Allemand, bien que ce dernier se savait plus menu dans ses penchants pour l'auto-adulation. Bien vite las du petit jeu de l'autre, Dietrich se mit à prôner l'indifférence, ce qui induisit que la plupart des énoncés de l'informateur se soldèrent par les haussements de sourcils perplexes du journaliste d'investigations. Il n'avait rien à ajouter à ces quelques frasques et provocations.

    Bientôt, les deux hommes se trouvèrent à arpenter le bord de mer, l'Irlandais marchant avec vélocité, à quelques mètres de son interlocuteur. Le Herr observait le Sir, et plus il le détaillait, plus il avait l'impression de s'être finalement fait piégé en acceptant son rendez-vous. McAyr ne semblait pas pressé de parler, de dévoiler ses secrets, les infos qu'il détenait, à supposer qu'il en détenait vraiment, puisqu'en fin de compte, rien pour l'heure ne laissait présager le fait qu'il eut en sa possession la moindre bribe d'information susceptible de le satisfaire.



    « Donc vous avez fait tout ce chemin juste pour m’imposer une ballade ? »

    ...

    « Ou peut-être craignez vous d’aborder le sujet qui vous tient à cœur ? »

    ...

    « Je vous écoute. »


    Il y eut un bref silence, avant que Dietrich ne tranche, avec autorité.

    - Et vous avez raison Sir. Ecoutez-moi...

    Les deux nobles avancèrent encore de quelques mètres, ce qui permit à Dietrich de rattraper son retard sur l'autre. Il était quasiment à sa hauteur lorsqu'il s'engagea plus avant dans son discours.

    - Au vu de nos échanges, je doute à présent sérieusement de la pertinence de notre dialogue, mais peu importe. Maintenant que je suis venu jusqu'ici, il va falloir que je vous pose les deux questions qui m'ont poussé à faire le voyage jusqu'à Brighton.

    Que savez-vous des intentions les moins connues du Lord britannique?

    ... Et dans un second temps...

    Etes vous en mesure de contribuer d'une quelconque manière à mon retour en Allemagne, que je souhaiterais aussi discret que possible?

    Puisqu'il est désormais évident que ma lettre ouverte au ministre britannique n'a pas eu l'effet escompté, il s'avère nécessaire de m'en remettre à quelques précautions. Néanmoins, de là à systématiquement dissimuler mon identité, comme vous le suggériez tout à l'heure, il y a un gouffre que je ne franchirai pas. Les lettres de noblesse de mon nom me servent plus qu'elles ne me déservent, et pour l'heure, nul besoin de les dissimuler à toutes et tous. Seul le gouvernement britannique m'a l'air dangereux, puisqu'il est vraisemblablement devenu le nids de la totalité des voyous et des barbares que compte le Royaume Uni et qui sont assez idiots pour suivre celui-dont-on-ne-prononce-pas-le-nom.


    Tout au long de leurs échanges, le Herr n'avait pas daigné rengainer sa baguette magique, et ce, bien que le prénommé Cennyd n'ait manifesté aucune intention franchement hostile. Von Wyssenbach, une fois de plus, avait été le premier à dévoiler une partie de ses plans et de son être. Cette démarche pouvait s'avérer dangereuse, et surtout, l'autre ne lui inspirait pas confiance. Les informations qu'ils détenaient ne venaient pas, ce qui laissait manifestement présagé d'une volonté autre que celle d'instruire l'enquêteur qu'il était. D'un geste vif, l'Allemand plaqua sa main gauche sur l'épaule de Cennyd, le freinant dans sa démarche. Avançant son bras droit, il caressa de l'extrémité de sa baguette magique le tissu impeccable de la robe qui recouvrait le dos de Cennyd McAyr. D'un ton enjoué, il précisa...

    - Maintenant, vous pouvez répondre Sir... Mais de grâce évitez tout anicroche, car contrairement à ce que vous présumiez jusqu'à il y a peu, vous n'êtes pas vraiment en position de force. Après avoir eu l'obligeance de me délivrer les réponses aux deux questions que j'ai déjà formulées, vous voudrez bien encore satisfaire cette autre interrogation: pourquoi m'avoir suggéré votre aide désintéressée dans ma quête d'informations? Hein? Parlez-donc.

    Dietrich se tenait prêt à formuler un sort en une fraction de seconde si l'autre s'entêtait à vouloir faire autre chose que calmement aborder les trois sujets qu'il avait introduit sous forme de questionnement.
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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Mar 2 Juin - 22:03

    C’est qu’il s’énervait vite l’étranger. En l’entendant réagir avec autant de sècheresse, l’ancien Serpentard se félicita d’avoir continué ses piques malgré le silence qu’on lui opposait. Un ennemi en colère faisait plus de bêtise que s’il avait gardé son sang froid. Il se découvrait plus, pensait moins, agissait mal. Et ça c’était tout bénef pour lui. Evidemment, il ignorait que ce genre de technique était très utilisé par son Oncle sans quoi il l’aurait totalement bannie de son arsenal mais les deux hommes ne s’étaient jamais croisés et s’ils se ressemblaient c’était par hasard.

    Avec un sourire moqueur, il laissa donc l’allemand dévoiler tous ses espoirs dans un discours qui ne manquait (il fallait bien l’avouer) ni de panache, ni de logique mais qui reposait sur une hypothèse bien trop bancale. Tous les dingues n’étaient pas au ministère. Le Seigneur des Ténèbres était bien trop intelligent pour mettre tous ses œufs dans le même panier.

    Cennyd ne répondit pas tout de suite, laissant un bref silence s’installer entre eux. Il ralentit élégamment lorsque l’autre voulu l’arrêter d’une main sur l’épaule et c’est à peine si son sourire ne s’agrandit pas quand il sentit la baguette contre ses reins. Il comptait vraiment essayer de lui faire peur avec ses menaces idiotes ?


    « Pour commencer je vous conseille fortement de ranger votre instrument. Vous n’êtes pas en position de me faire le moindre mal. Aux membres du Ministère a vos trousses vous ne voudriez surtout pas rajouter leurs ennemis et les quelques neutres du milieu. Sans parler de la vendetta que cela risquerait de déclancher. Les Irlandais prennent la vengeance très au sérieux. »

    Cennyd libéra son épaule d’un geste ferme mais sans violence et reprit sa marche, plus lentement, montrant bien par là qu’il n’était aucunement effrayé par la menace et réfléchit à ses réponses. Il n’était plus temps de jouer à l’imbécile. L’autre voulait des résultats.

    « Posez vos questions et je vous dirais ce que je sais. Si je le sais. Je ne suis pas dans la confidence du Lord Noir, juste de quelques uns de ses serviteurs les plus fidèles. Et là encore le Ministre est peu bavard concernant ses plans. Je peux vous offrir plus que quiconque. Pas la lune. »

    Il laissa passer un silence le temps que ses informations entrent bien dans la tête du sang pur (il avait parlé doucement au cas où il aurait du mal à comprendre son anglais déformé d’accent Irlando-écossais – ou du mal à comprendre tout court parce qu’il n’avait pas l’air très fute fute) puis reprit.

    « Pour le départ d’Angleterre, oui, c’est possible. En France ou en Allemagne au choix. En passant par l’Islande mais je suppose que vous n’êtes pas à une escale près ? Cela dit, je n’en vois pas l’intérêt. Vous pensez franchement qu’il vous suffit de passer une frontière pour être en sécurité ?»

    Bon peut-être. Il y avait sûrement quelques uns de ses ex-futurs collègues qui avaient réussi à se cacher loin de l’Ile mais c’était probablement parce qu’on ne les cherchait pas sérieusement. L’Allemand, lui, il avait choqué son contact. C’était probablement très sérieux.

    « A mon avis, vous feriez mieux de recourir à la diplomatie – vous savez, la méthode qui consiste à ne pas menacer votre unique allié – pour laisser tomber les charges qui sont contre vous. Je connais des pseudo-mangemorts qui pourraient vous magouiller ça. Maintenant si vous préférez la fuite, c’est à vous de voir. »

    Si on avait pu lire à cet instant dans l’esprit de Cennyd (ce qui était peu aisé et fortement déconseillé), on y aurait vu le visage caricaturé de Prosper Wagner. Le pion. L’idiot du ministère qui souillait son sang a travailler (quelle horreur) et à ramper devant le Ministre. Un vrai sang pur comme lui ne s’agenouillait devant personne. Mais la mère de Wagner avait du fôlatrer avec un Troll des Cavernes. Ce qui expliquerait la nullité de l’ancien Serdaigle.

    « Enfin, ce que je retire à vous aider, cela me regarde. Je ne le fais pas par bonté d’âme et de cœur car quand bien même cela aurait été le cas, votre comportement aurait éteint toute velléité de pitié d’une personnalité plus charitable que la mienne. En vous aidant j’avance certains de mes pions dans l’échiquier politique. Vous n’avez rien à savoir d’autre. »

    La politique, c’était comme les échecs mais en mieux. Parce que l’on pouvait vraiment sauver ou ruiner des vies. Que les morts n’étaient pas virtuelles, pas plus que les victoires. Cennyd, contrairement à ce qu’il laissait entendre, n’était pas un grand joueur dans l’arène de la réalité. Il se contentait de se laisser vivre, ni partisan ni opposant au régime, n’entrant sur le plateau que de temps à autre, comme là, pour s’amuser et se distraire. Dietrich était moche, il était presque aussi bête que Wagner, il n’avait ni humour ni conversation mais si l’entretien se poursuivait sur cette lancée, le résultat serait probablement amusant à voir.

    « Vous cherchez à connaître les intention du Lord à votre sujet je suppose ? »

    Il n’en savait rien. Mais il était confiant, il saurait inventer quelque chose de plausible, il lui suffisait de réfléchir comme Lui. Pas difficile pour lui. Après tout, n’était-il pas LE McAyr ?

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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Dim 9 Aoû - 20:38

    Pour une raison qui échappait encore au Herr allemand, Cennyd McAyr ne semblait pas autrement inquiété par ses provocations, dont la sincérité ne devait cependant pas être remise en cause. S'il n'obtenait pas ce qu'il voulait, et vite, Dietrich prendrait les devant, par la force si nécessaire. Son temps était précieux, ses ennemis déterminés, et ses alliés impatients de le voir opérer son retour.

    Tout sourire, le sorcier nota un changement de ton dans les répliques de l'autre. Quelques informations intéressantes allaient peut-être tomber, à supposer que l'informateur en détenait vraiment, ce dont Dietrich n'était guère plus sur depuis quelques minutes déjà. Au moins l'irlandais prétendait-il pouvoir éventuellement lui aménager une sortie vers sa patrie. C'était déjà mieux que rien.


    - A vrai dire Cennyd, il m'importe peu de savoir ce que le Lord me réserve suite à ma petite provocation épistolaire. Je le devine déjà, mais ça, c'est mon affaire... Je pense être en mesure de prendre les précautions qui s'imposent. Non..., pour être franc Lord, ce que je veux savoir, ce qui m'interpelle au plus haut point, ce sont les projets du Lord noir vis-à-vis de l'étranger, vis-à-vis de la grande Allemagne. Notre pays a connu des heures sombres, et pour rien au monde il ne faudrait qu'une telle ignominie ne se reproduise. Dites-moi donc ce que vous savez des relations officieuses entre Berlin et Londres...

    Ensuite, je devrai hélas prendre congé de vous, et m'en remettre au peu de confiance que je vous accorde pour rallier mon pays. Car c'est bien la fuite que je choisis, plutôt que la diplomatie. Il y a un temps pour la paix, et un temps pour la guerre, vous ne pensez pas?


    Cette conclusion se voulait un brin menaçante, puisqu'elle s'appliquait aussi à cet entretien. Les choses n'avaient que trop durer, et Dietrich maudissait le fait de gaspiller de la sorte son précieux temps. De plus, l'embarras le gagnait lorsque l'autre irlandais lui laissait entendre que par ses actions, il contribuait sous un certain rapport à concrétiser les plans de l'aristocrate anglo-saxon. Des plans qui pour l'heure lui échappaient complètement, il fallait bien l'admettre. Mais lui n'était pas venu pour révéler au grand jour les intentions d'un petit seigneur irlandais.

    Les deux hommes déambulaient toujours, côte à côte cette fois, et l'air frais de la mer, transporté par de vives bourrasques, venait battre les vêtements des deux magiciens. Au loin, quelques oiseaux tournoyaient en criant. Bientôt viendrait l'heure de prendre congé de l'informateur.
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    MessageSujet: Re: Desinformations [Dietrich]   Mer 30 Sep - 21:51

    Pour être franc, ce qu’il était rarement, Cennyd se fichait complètement des intentions du Lord Sombre concernant la « grande Allemagne ». Il pouvait décider de la peindre en vert que cela ne lui ferait pas hausser un sourcil. Et d’ailleurs, il y avait neuf chances sur dix pour que le Seigneur des Ténèbres n’ait aucun plan concernant son voisin. Après tout, la France était plus proche, les Etats-Unis parlaient anglais, les pays nordiques semblaient plus riches et plus enclins à accepter ses idées. Grindewald, à la rigueur, pouvait intéresser mais son pays de naissance restait la Suisse. Bref, l’Allemagne n’avait absolument aucun intérêt, ni pour lui, ni pour le Royaume Unis.

    Et puis il n’était pas dans les intimes du Lord, il l’avait bien dit pourtant. Si tant est que celui-ci parle de ses plans de conquête du monde à des proches. Peu probable finalement. Il réfléchit une seconde sur le mensonge à donner. Devait-il être crédible ou lui donner ce qu’il semblait vouloir ? Etre honnête était hors de question, ce n’était pas drôle. Déjà qu’il se mettait en danger pour lui et qu’il ne voulait même pas l’écouter, il ne fallait pas pousser non plus.


    « S’il en a, ce ne sera pas pour tout de suite. La remise à niveau du Royaume Uni a à peine commencée et IL n’est pas assez idiot pour passer d’une tâche à l’autre sans avoir terminé. Il s’agit d’une personnalité assez stricte et c’est tout de même une notion de base. Tant que l’Ordre du Phénix ne sera pas réellement mort, votre pays ne cour pas beaucoup de risques. Après, il est visible qu’il s’y intéresse mais au même niveau que la France aussi c’est difficile à dire. Vous pensez bien qu’il ne confie pas ses plans de conquête. Même à ses proches. Il n’est pas aussi fou et idiot que vous semblez le croire. »

    Il sourit et s’arrêta, laissant son regard d’acier tomber sur l’étranger, son éternel sourire moqueur toujours vissé sur le visage malgré la froideur de ses yeux.

    « Vous m’insultez, vous me menacez et vous daignez accepter mon aide ? Monseigneur est trop bon, dois-je passer le balai après votre passage afin que l’ombre des autres ne souillent pas votre merveilleuse présence ? »

    Non mais il se prenait pour qui ? Comme si son aide lui était acquise. Comme s’il n’avait que ça à faire de ses journées, trop reconnaissant d’avoir une miette d’attention pour se formaliser. Si l’autre ne lui était pas utile… Mince, il était un McAyr ! Pas de la sous-merde de sang mêlé à peine électorale.

    « Je vous aiderais, j’ai donné ma parole mais vous vous oubliez trop souvent. Je ne suis pas votre esclave, je me mets en danger pour vous. Et pas seulement moi mais ma famille aussi. Alors peu m’importe que vous ne m’appréciiez pas, la moindre des politesses serait d’exprimer un minimum de respect. »

    Il haussa les épaules, toujours aussi peu impressionné par l’arme de son…on ne pouvait pas dire allié mais presque, et sortit sa baguette.

    « Envoyez moi un hibou quand vous vous serez revenu à de plus aimable dispositions. »

    Il haussa finalement les épaules, vaguement agacé d’avoir été poussé à parler (presque) à cœur ouvert, vérifia une dernière fois sa tenue et transplana, indifférent à la présence des moldus. S’il fallait s’occuper de la vermine en plus, l’Angleterre était vraiment tombée bien bas. Même pour un pays peuplé de britanniques.

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